Une balade hivernale au Château de Chamarande (du vert à 35 kilomètres de Paris !)

 

Hello mes petits chevaliers !

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais on imagine toujours l’Ile de France comme ce vaste truc autour de Paris. Un truc sans AUCUN intérêt la plupart du temps. Reconnaissons-le : on a plus de chance dans une vie d’entendre nos chers amis Parisiens nous demander de venir les voir intra-muros que l’inverse. Je ne compte plus le nombre de trajets en RER (puis en voiture) que j’ai fait pour rejoindre les « soirées parisiennes » qu’il ne fallait manquer à aucun prix. Quand à l’inverse je demandais à mes amis de venir me voir en banlieue, ce vaste ensemble juste derrière Paris où, aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avons aussi des restaurants, des cinés et même quelques musées, je me prenais des airs ahuris en retour qui semblaient me crier : « Que nenni mon Seigneur ! ». J’avais beau leur dire que des tas de choses chouettes (dont moi évidemment ;)) se trouvaient à moins de 30 minutes de RER, je ne me prenais qu’un énorme silence assourdissant en retour. Avec le temps, j’ai fini par admettre que oui, Paris est bel et bien le centre de la Terre (pour ne pas dire du Monde) pour une majorité de personnes… Toujours est-il que j’ai la chance de vivre dans cette belle région qu’est l’Ile de France depuis toujours. Et depuis que j’ai mon appartement, l’envie de sillonner ces superbes recoins fait son chemin dans ma tête. Car dieu sait qu’il y a de belles choses dans le quartier et qu’il est grand temps que je me lance à leur découverte ! Chaque mois donc, j’essaierai de visiter un château ou un parc de la région et de vous en parler 🙂 Et pour vous avoir déjà parlé du Château de Brissac, vous savez à quel point j’aime ça…!

 

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Tout a commencé jeudi : j’ai ouvert la fenêtre à mon réveil et un soleil éblouissant m’a accueilli. Le genre de soleil qu’on avait pas vu depuis longtemps dans le coin si vous voyez ce que je veux dire ! J’ai eu immédiatement envie de sortir et de profiter de cette journée off aux faux airs de printemps pour respirer et voir quelque chose de nouveau. Après quelques recherches, j’apprends que la majorité des châteaux de la région est malheureusement fermée jusqu’à la reprise de la saison à la mi-mars 2015 (logique me direz-vous, mais la bonne nouvelle c’est que nous n’avons plus longtemps à attendre !). Le seul à être ouvert été comme hiver est le domaine départemental de Chamarande. Une chance, ça n’est pas loin de chez moi et pourtant, je n’y ai jamais mis un orteil. L’occasion inespérée de réparer cette infamie sans nom !

 

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Arrivée à Chamarande après une demi heure de route, je dois bien admettre qu’il y a une petite chose que je n’avais pas prévu : que le soleil se fasse la malle en cours de route. Il fait froid, froid, froid. Mais bon, ce n’est pas ce ciel tristounet qui va nous arrêter quand même ?! Moi qui suis passionnée par le patrimoine, je dois dire que je suis immédiatement servie. L’entrée dans le domaine se fait par une immense et superbe grille. Fait suffisamment rare pour être souligné : tout y est gratuit (je sais, moi aussi cela m’a fait un choc). Du parking au parc du château en passant par l’accès aux expositions, vous n’aurez pas à débourser un centime… Par ces temps de crise, il est bon de savoir qu’il reste encore des endroits splendides… et (vraiment) accessibles à tous !

 

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Ensuite, le château saute évidemment tout de suite aux yeux. Créé par l’architecte Nicolas de L’Espine dès 1654 et conçu dans le style Louis XIII, il est passé de mains en mains de riches propriétaires jusqu’à devenir en 1978 la propriété du Conseil Général de l’Essonne. Même s’il n’est pas immense (pas de méprise, Versailles c’est quelques kilomètres plus loin ;)), j’en ferais volontiers ma résidence secondaire pour y organiser quelques garden party !

 

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Prenez le temps de vous poser quelques instants au centre de la cour d’honneur pour observer ce superbe édifice. Un seul détail m’aura chagriné : que les douves ne soient pas remplies ! (oui, bon, j’avoue : les douves sont ce que je préfère dans les châteaux. J’ai beau savoir qu’elles ne peuvent pas être remplies, je ne peux pas m’empêcher d’espérer… Ne cherchez pas, c’est pathologique !).

 

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Je me suis ensuite promenée sans but dans le parc comportant quand même 99 hectares ! Même si en plein hiver ce qui nous fait face fait plutôt office de paysage de désolation, on ne peut s’empêcher de trouver ça splendide.

 

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Au cours de la balade, on tombe nez à nez avec des choses diverses et variées dont certaines sortant carrément de l’ordinaire ! Car au delà de l’écurie et de ses animaux qui raviront les plus jeunes, des sculptures anciennes et des bassins d’eau (malheureusement vides en hiver), vous aurez aussi la chance de croiser des œuvres d’art contemporaines disséminées un peu partout dans le parc.

 

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Le domaine de Chamarande accueille en effet artistes, spectacles vivants, festivals et œuvres originales tout au long de l’année. L’été, des hamacs, des baignoires pour prendre un bain (de soleil !), des barques (permettant de faire un tour sur le Canal des Amoureux) sont mis à disposition des visiteurs.

 

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L‘hiver, les œuvres sont toujours là et n’en interpellent que plus, à l’image de cette « truie-nénuphar » qui m’a laissé plutôt perplexe. Ici, l’art est partout et j’ai trouvé assez exceptionnel qu’il se marie aussi bien à la nature et apparaisse comme par magie au détour des chemins, suscitant surprises et interrogations.

 

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Ce domaine où il fait bon errer (et rêver !) m’a donné une furieuse envie d’y retourner aux beaux jours pour profiter encore plus des berges de la Juine (l’étang qui traverse le domaine) et pourquoi pas y faire un tour de barque (il faut se lancer paraît-il !). Si vous êtes sensibles aux sorties à la fois nature et culturelles, vous devriez trouver votre bonheur au domaine de Chamarande.

 

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Les chemins aux milles surprises de cet immense domaine devraient ravir petits et grands. Si je n’avais pas été aussi frigorifiée, j’y serai volontiers rester plus longtemps (mais un bon chocolat chaud avait pris le contrôle de mon esprit sans que je ne puisse lutter !). Si une escapade hors du temps vous intéresse en attendant le printemps (qui j’espère va vite se magner d’arriver…), ça se passe ici :

 

DOMAINE DEPARTEMENTAL DE CHAMARANDE
38 RUE DU COMMANDANT ARNOUX
91730 CHAMARANDE

A 35 km au sud de Paris
A 5 min de la gare RER C de « Chamarande »

Accès au parc ouvert toute l’année
Accès au château ouvert durant les périodes d’expositions
Toutes les activités sont 100 % gratuites

 

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Trois jours dans la poésie des rues d’Amsterdam ♥

 

Hello mes petits moulins à vent !

 

On a toujours des idées pré-conçues sur les choses dont on ignore tout. Avant d’aller à Amsterdam, j’imaginais que cette ville était incroyablement « peace and love », et pas seulement pour sa légalisation de la fumette et pour ses fameux coffee shop. Quand on évoque les Pays-Bas (et plus particulièrement cette charmante ville qu’est Amsterdam), certains pensent tout de suite « Sex, drug and rock n’roll » (coucou le Quartier Rouge !). Pour ma part, quand je fermais les yeux, je voyais surtout en vrac champs de tulipes colorés et moulins à vent, canaux et péniches bordant la ville, plénitude et sérénité à chaque coin de rue. Si je ne m’étais pas trompée sur le côté très zen de cette superbe ville, j’ignorais encore à quel point elle pouvait aussi être énergique et pleine de vie. Pétillante comme une coupe de champagne ! Je m’y suis rendue pour trois jours totalement hors du temps il y a quelques années déjà et à nouveau, je ne résiste pas à l’envie de partager mes souvenirs et mes photos avec vous. En route ;))

 

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« Amsterdam la belle » est une ville totalement étonnante : chaque quartier possède sa propre identité et clairement, tout le monde trouvera son bonheur dans cette ville au charme fou. Que l’on préfère flâner du côté de ses canaux typiques ou que l’on ait envie de se cultiver un peu en visitant l’un de ses nombreux musées, elle s’adapte avec plaisir à tous ses visiteurs !

 

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Après quelques heures de Thalys, je suis sortie de l’immense et très belle gare centrale d’Amsterdam sans en croire mes yeux : il y a ici quelque chose dans l’air qui vous fait tout de suite sentir que vous n’êtes pas n’importe où. J’avais réservé un charmant hôtel à deux pas du captivant Vondelpark et à proximité d’une station de tram. J’ai très vite abandonnée l’idée de me déplacer à l’aide de ce dernier tant le prix des tickets, s’il n’a pas changé, est exorbitant.

 

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Bien qu’étendue, il est tout à fait possible de visiter Amsterdam à pied (même si clairement, on ne les sent plus du tout à la fin de la journée : aïe !) et c’est ce que je conseille à tout le monde de faire. Il paraît que c’est en se perdant sans carte et sans but qu’on a le plus de chance de vraiment découvrir une ville… ♥ Je me suis donc perdue avec plaisir et abnégation pendant ces trois belles journées.

 

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Lorsque vous n’avez que quelques jours devant vous alors que vous avez à vos pieds une ville aussi riche, il faut nécessairement faire des choix (très) compliqués. Pour ma part, je tenais absolument à visiter le Musée Anne Frank, à faire un tour au Musée Van Gogh, à boire une délicieuse bière dans un café brun, à faire un tour en péniche sur les merveilleux canaux de la ville, à déambuler au cœur du marché aux fleurs… Un programme classique mais qui me faisait d’ors et déjà rêver. Et je n’ai pas été déçue une seule seconde !

 

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Côté musées, difficile de ne pas être servis. Il y en a plus de 50 au cœur de la ville ! Alors quand on est amoureux de la Culture, on ne sait tout simplement plus où donner de la tête. Avant de partir, j’avais lu qu’il fallait impérativement acheter les entrées des musées avant le départ. Pour ma part, je me suis rendue au Musée Anne Frank à l’ouverture et je n’ai eu aucun problème. J’ai pu profiter d’une visite réellement émouvante et chargée d’histoire dans un musée encore très peu fréquenté. Un moment qui restera gravé très longtemps dans ma mémoire et que je ne peux que vous conseiller…

 

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Ensuite, après une longue hésitation entre le musée Van Gogh et le musée Rembrandt, je me suis tout de même décidée pour ce premier. Malgré un peu d’attente, j’ai rapidement pu accéder à la collection très riche de ce musée qui vaut le détour.

 

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Sachez également que tout ce qu’on dit à propos des vélos à Amsterdam est excessivement vrai ! Chaque jour, près de 490 000 personnes enfourchent leurs vélos pour traverser la ville (de la pure folie…). Au début, on s’en amuse : tout bon Amstellodamien qui se respecte circule à deux roues et ce spectacle est vraiment cool à observer (en plus de l’impact super positif sur la planète). Je n’oublierai jamais ce ballet de vélos dans le Vondelpark au petit matin. Mais rapidement (très rapidement en fait), ces vélos déboulant de toute part se révèle légèrement angoissant. Personnellement, même après trois jours, je ne m’étais toujours pas faite au rythme incessant des bicyclettes (et des tramways soit dit en passant !) qui sont en plus prioritaires sur la circulation. N’oubliez pas de bien regarder des deux côtés de la route avant de vous engager, au risque de vous faire renverser en deux temps trois mouvements (ce qui a failli m’arriver plus d’une fois…). Mais c’est aussi un des charmes de la ville évidemment ! ;)).

 

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Aujourd’hui encore, je garde un souvenir très particulier d’Amsterdam et de la magie de cette ville. La promenade en péniche sur les canaux, avec le soleil se reflétant de toute part, restera gravée longtemps dans ma mémoire. C’est une excellente manière de découvrir la ville et ses curiosités : la promenade dévoile une vue sublime sur les maisonnettes de briques rouges au charme fou qui bordent les quais, sur ces péniches aux ponts toujours magnifiquement fleuris, sur une partie des quelques 1200 ponts qui traversent la ville, sur ces petites ruelles où se cachent bien des trésors (salons de thé, friperies, petits restaurants et cafés bruns…).

 

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Je rêve désormais de revoir Amsterdam en automne, de m’asseoir le long de ses célèbres canaux avec un bon livre à la main et une tasse de thé fumante tout en regardant les feuilles des arbres aux couleurs chaudes virevolter de toutes parts… Cette image ressemble beaucoup à mon idée du bonheur et de la paix ces temps-ci ;))

 

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En résumé, si vous souhaitez passer un grand week-end dans une capitale européenne belle, pleine de surprises et en plus à taille humaine, n’hésitez pas. Amsterdam est tout simplement extraordinaire. On ne peut que se sentir bien dans ses petites rues typiques à l’atmosphère envoûtante ! Et puis surtout, il y en a pour tous les goûts : qu’on est simplement envie de flâner tout en s’imprégnant de l’atmosphère onirique de cette ville magique, que l’on souhaite s’enrichir en découvrant l’histoire, l’art et la culture de ce pays ou qu’on veuille profiter de sa tolérance et de sa diversité bien connues qui font aussi sa réputation, tout le monde y trouvera son compte.

 

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J‘ai tout simplement adoré Amsterdam, ville à laquelle je ne trouve que des qualités (à part peut-être ses vélos… ;)). Je vous conseille aussi de la sillonner à la nuit tombée, lorsque les terrasses de cafés se remplissent et que l’atmosphère se fait plus électrique. Après l’ambiance sereine de la journée, c’est un vrai bonheur de découvrir un autre de ses visages, plus pop, plus dynamique et plus fou fou.

 

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Bon séjour !

 

Promenade au Château de Brissac : dans la peau d’une châtelaine le temps d’une journée !

 

Hello mes petits châtelains !

 

Doper aux contes de fées pendant l’enfance, on a beau s’en défendre mais une princesse guerrière sommeille forcément en chacune d’entre nous. Et la vie de château qui va avec fait forcément aussi un peu rêver (OK, peut-être pas 24h/24 mais un week-end de temps en temps on ne dit pas non quand même… ;)). Il y a quelques années de ça, j’ai eu l’occasion de visiter un département devenue depuis un de mes véritables coups de cœur : le Maine et Loire. Je me suis imaginée aisément vivre à Angers ou à Saumur, villes que j’affectionne tout particulièrement (ahhh le Maine et Loire : son vin, ses châteaux… que demandez de plus ?!), mais c’est réellement lors d’une semaine dans la localité de Brissac-Quincé que mon cœur s’est emballé.

 

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Connue pour son merveilleux Château surnommé « le Géant du Val de Loire », j’ai eu la chance à l’époque de pouvoir déambuler durant de nombreuses journées dans les jardins magnifiques, les écuries et même les couloirs de ce château d’exception. Aujourd’hui, je vous emmène en visite guidée avec moi au cœur du domaine de Brissac afin de partager avec vous cette célèbre douceur angevine qui n’est absolument pas une légende urbaine !

 

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Je suis arrivée pour la première fois au Château de Brissac à la tombée de la nuit. Dans l’obscurité, je devinais déjà un spectacle à la beauté époustouflante mais la fatigue l’emportant, je me suis contentée de poser mes affaires dans les dépendances du château et de dîner rapidement avant d’aller me coucher. Le lendemain, j’ai ouvert les volets sur un soleil flamboyant et la vue sur les vignes du domaine me criait de sortir voir ça de mes propres yeux. C’est ce que j’ai fait sans me faire prier ! Dehors, devant le spectacle qui s’offrait à moi, le souffle m’a manqué.

 

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Le Château dans la lumière du matin était absolument merveilleux. Il faut dire que Brissac est loin d’être un château comme les autres : avec ses sept étages (!) et ses 204 pièces (de quoi faire une teuf d’enfer !), il est le plus haut de France. Et il faut bien reconnaître qu’il en impose. Durant mon séjour à ses côtés, j’aurais fait au total plus de 500 photos de cette merveille, sous tous les angles et à toutes les heures de la journée… C’est dire !

 

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Ce qui surprend au premier coup d’oeil, c’est ce parfait mélange de modernité et de « médiéval » qui fait toute l’originalité du château. D’abord château-fort construit au XIe siècle, sa façade de style Louis XIII est entourée par deux tours médiévales qui donnent un énorme cachet à l’ensemble.

 

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Acquis en 1502 par René de Cossé, le premier seigneur de Brissac, le Château est depuis toujours resté dans la famille. Le 13e Duc de Brissac y vit aujourd’hui avec sa famille (si si je vous promets, comme dans Cendrillon ;)) et s’occupe de l’entretien des lieux, possible grâce à ce que rapporte notamment les visites du château.

 

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Les visites encadrées par des guides sont vraiment sympas : on déambule de salles en salles (l’occasion parfaite de se prendre pour une duchesse !), commençant par le Grand Salon où se côtoient tableaux de famille anciens comme récents, enchaînant sur la Salle à manger où le couvert dressé et les bois de cerfs aux murs n’attendent que les convives pour ripailler joyeusement !

 

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On découvre ensuite plusieurs pièces, dont la chambre du Roi Louis XIII venu en visite au château en août 1620, plusieurs galeries mais surtout le théâtre qui est sans aucun doute la pièce qui m’a le plus conquise. Cette salle d’opéra de 200 places a été créée par Jeanne de Say, alors marquise et mélomane convaincue. Et franchement, elle en jette ! C’est décidé, moi aussi je veux mon p’tit théâtre perso dans mon futur appart’. Pour les amateurs de bons vins (comment ça on parle de moi ?!), la visite s’achève sur une dégustation de vins de Loire vendus ensuite dans une charmante petite boutique. Plusieurs années plus tard, je n’ai jamais oublié cette jolie visite et qu’on soit passionné par l’Histoire ou non, impossible de ne pas y trouver son compte.

 

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On peut se demander ce que serait un château sans une bonne petite histoire d’épouvante et celui de Brissac n’échappe pas du tout à la règle ! Les nuits d’orage, on parlerait d’une mystérieuse dame blanche qui apparaîtrait dans certaines pièces de la demeure (bouuuu). Ce charmant fantôme serait en réalité celui de Charlotte de Valois, assassinée par son mari Jacques de Brézé après qu’il l’eut surpris dans les bras d’un écuyer. Comme on ne rigolait pas trop avec ces choses-là à l’époque, il transperça son épouse d’un simple coup d’épée. Rien d’étonnant à ce qu’elle rode toujours dans les parages après une telle fin… ! ;))

 

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Mon endroit préféré restera sans hésitation le sublime parc du domaine où j’ai déambulé des heures entières durant mon séjour en ces lieux. Dire que le domaine est poétique est effrayant de banalité mais en même temps, difficile de trouver mot plus juste ! Impossible de me souvenir sur combien d’hectares s’étend le parc mais il est immense. Plusieurs chemins de promenades sont proposés que j’aurais longuement essayé tour à tour. Chaque allée est rattachée à un nom sublime semblant tout droit sorti d’un roman (la Promenade du Pont Rouge, La Vigne des cinq siècles, le Baiser…).

 

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Magnifiquement fleuri, ombragé d’arbres centenaires et bercé d’étangs et de chemins où serpentent la rivière Aubance, le domaine dans sa totalité est une invitation absolue à la rêverie. Petits bancs disposés ici et là permettent de se reposer et de profiter du calme environnant tout en regardant les chevaux dans les prés.

 

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Plusieurs ponts absolument charmants traversent la propriété tandis qu’un petit poulailler ravira les enfants. Un canal souterrain assez captivant est aussi ouvert à la visite, sans oublier les écuries du château.

 

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Ma balade préférée fut sans conteste celle menant au « Mausolée » et révélant une vue absolument magnifique sur le château. Il s’agit d’un temple néo-classique qui abrite depuis le XIXe siècle les sépultures de la famille et qui semble vraiment surréaliste dans ce décor, à l’orée de la forêt ! Difficile de ne pas être totalement apaisée dans un endroit pareil. Je peux dire sincèrement que je n’ai jamais passé une semaine aussi zen de toute ma vie.

 

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Si vous aimez les beaux jardins, que vous vous êtes toujours demandés à quoi aurait ressembler un bal en bonne compagnie ou une partie de chasse à courre, vous vous sentirez comme un poisson dans l’eau au domaine de Brissac. Pour ma part, j’espère bien y retourner un jour !

 

★ INFOS PRATIQUES ★

Domaine du Château de Brissac
Rue Louis Moron
49320 Brissac-Quincé
(à une quinzaine de kilomètres d’Angers)
Tarif adulte (visite + accès au parc) : 10 euros
Gratuit pour les enfants de moins de 8 ans

 

Profiter de la dolce vita à Castelvetrano – Sicile ❤

 

Hello mes petits pizzaïolo !

 

Toujours au Sud de la Sicile, j’ai suivi mes pérégrinations au cœur de petites villes charmantes et pleine d’histoire. La province de Trapani dans laquelle j’ai passé ses jours merveilleux est vraiment une terre pleine de beauté. Le contraste avec l’est du pays et la richesse de villes telles que Syracuse ou Taormine est bien sûr saisissant. Mais je n’ai pas pu m’empêcher d’aimer cette simplicité désarmante, ce dénuement, cette absence de « m’as-tu vu » et ce naturel qu’on a tendance à laisser bien trop souvent de côté dans notre quotidien. Après avoir admiré les témoignages archéologiques des siècles passés, les champs d’oliviers à perte de vue, les côtes pourvues de longues et belles plages, mon voyage s’est achevé dans la petite ville de Castelvetrano où on retrouve les traditions les plus typiques de la Sicile.

 

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Durant deux jours, je me suis promenée sans carte dans les rues authentiques de la ville. Réputée pour son grand marché, la ville est envahie les jours où ce dernier s’installe dans un de ses quartiers, tout près de la Porte Garibaldi qui marque l’entrée de la ville.

 

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Moi qui espérait avoir les sens en exaltation face à la charcuterie, aux fromages et aux fruits et légumes typiques de la région, j’ai été déçue de constater que le marché était surtout envahi de marchants de vêtements, de sacs et de chaussures faisant la part belle à la contrefaçon, à l’instar du célèbre marché de Vintimille ! Heureusement, quelques commerçants et artisans locaux parviennent à se démarquer parmi les étalages…

 

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Tant pis, je trouverai bien à me ravitailler ailleurs… en dégustant par exemple une belle part de pizza que les Italiens mangent presque exclusivement pâte épaisse, en goûtant le fameux pain noir (« pane nero ») qui fait la réputation de la ville ou encore en buvant un bon verre de Limoncello ;).

 

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La partie de la ville qui m’a le plus émue est sans conteste son centre historique qui m’a rappelé l’Italie que je connais bien : celle qui offre églises, fontaines, bustes et monuments à chaque coin de rues, au hasard des chemins. Celle qui coupe le souffle à qui la contemple. 

 

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A l’origine, Castelvetrano était une fraction de la ville de Selinunte dont je vous ai parlé dans mon dernier article. Il est marrant de constater à quel point elle est aujourd’hui largement plus développée que sa voisine !

 

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Le nom de la ville renvoie à la domination des Romains qui en firent un « castrum veteranorum », c’est à dire une « citadelle des vétérans ». La ville fut construite autour d’un château de fondation arabe qui passa ensuite aux Normands après la conquête de la Sicile par Roger de Hauteville, qui en deviendra Roi. Au XIIIe siècle, le pouvoir passa des Souabes aux Aragonais puis devint le fief de la famille Tavaglia qui participa à l’essor architectural et culturel qu’on lui connaît aujourd’hui.

 

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La ville est organisée autour de deux places principales au sein desquelles se trouvent la majorité des monuments à découvrir : la Place Umberto I et la Place Garibaldi qui est entourée de très jolis édifices tels que la Chiesa Madre à l’imposant portail médiéval et à la jolie rosace (1520) et la Chiesa del Purgatorio, datant du XVIIe siècle et devenu depuis un auditorium. A deux pas de là se trouve le théâtre « Selinus » datant du XIXe siècle et que j’ai trouvé absolument sublime !

 

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Piazza Umberto I, la Fontaine de la Nymphe datant du XVIIe siècle est absolument à voir ainsi que la Tour campanile de l’Église. Les gens se pressent en masse pour observer les détails de cette fontaine « à étage », incroyablement jolie.

 

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Sur la Place Reine Marguerite, l’Église San Dominico fait partie des splendeurs de la ville et est réputée pour être une des plus somptueuses de la Sicile, malgré sa simplicité extérieure. Un peu plus loin dans la ville, on peut aussi admirer l’Église San Giovanni que j’ai trouvé sublime avec son très joli dôme vert.

 

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Ne laissez-pas non plus de côté le quartier de l’hôtel de la ville, un peu plus moderne mais tout aussi charmant que ses voisins avec son monument aux morts et ses places ombragées ! Quelques détails rappellent aussi que la lutte contre la mafia reste aujourd’hui encore un grand combat pour la Sicile…

 

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Si vous êtes fana des visites culturelles, nul doute que cette ville sera faîte pour vous. Sans quoi quel bonheur de flâner sans but, de s’asseoir à une terrasse de café et de se laisser porter par la dolce vita italienne ? Écouter la clameur des conversations qui se mêlent aux carillons des églises, prendre le temps de vivre en dégustant un café ristretto ou un cappuccino, se dire que la vie ne devrait être faite que de moments comme celui-ci…

 

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Après ces dix jours absolument hors du commun au cœur de la Sicile, j’ai quitté ce pays avec regrets, complètement bouleversée, convaincue qu’il me faudrait y revenir le plus vite possible ♥

 

Selinunte… Un village authentique au cœur de la Sicile ♥

Hello mes petits amandiers ! 

Si vous faites une rapide recherche sur Selinunte (ou « Selinonte » en français), vous ne trouverez probablement pas grand chose hormis quelques articles sur son Parc Archéologique. Si vous avez lu mon article précédent sur La Vallée des Temples, vous devez aisément imaginer à quel point je trépignais à l’idée de découvrir ce très grand site archéologique (le plus grand d’Europe tout de même) qui fait la réputation de ce tout petit village de pêcheur de la Province sicilienne de Trapani (aussi appelée « Sicile africaine » en référence aux côtes de la Tunisie qui se trouvent juste en face). Enfer et damnation, le site était malheureusement fermé le jour de mon passage à Selinunte (quand on a pas de bol…) et je ne pouvais bien sûr pas y revenir, emploi du temps de ministre oblige ! Je me suis donc attelée à découvrir cette toute petite ville, ancienne colonie grecque où il ne se passe pas grand chose (euphémisme !) mais qui jouit d’une quiétude exceptionnelle face à la Méditerranée et qui fleure bon l’Italie authentique telle qu’on l’aime…

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Si vous passez un jour par Selinunte, vous serez sûrement étonnés de constater à quel point ses petites rues peuvent être désertes. La sieste restant l’un des grands sports nationaux en Italie (!), ne vous attendez pas à trouver âme qui vivent entre 13 et 17h. Les commerces sont également fermés (sinon c’est pas drôle). Passé l’étonnement premier, quel délice de goûter à la sérénité d’une « ville fantôme » et d’arpenter tranquillement ses rues désertes ! Ce petit village m’a rappelé l’Italie de mon enfance et mes étés dans une localité pas franchement plus grande. Les après-midi s’étiraient longuement : je n’attendais qu’une chose, que les locaux finissent leur foutue sieste pour que l’activité reprenne de plus belle ! Puis, au fur et à mesure des années, j’ai pris goût à cette « tradition ».

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Pendant que tout le monde dormait à l’ombre des volets fermés pour conserver un peu de fraîcheur à l’intérieur des maisons, j’arpentais les rues vides du village. Je me délectais de ce silence incongru. J’en profitais pour lire sur la balançoire de la place du village qui, pour une fois, n’était pas envahie par les enfants ou pour découvrir et explorer les recoins quand lesquels je ne traînais pas d’ordinaire. L’église et le couvent m’impressionnaient particulièrement durant ces longues après-midi où le silence résonnait de toute part. Me promener dans les ruelles étroites de Selinunte, copie conforme de l’Italie de ma jeunesse, a réveillé tous ces souvenirs en une fraction de seconde.

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Je me suis promenée sans but pendant près d’une heure et bien que ce village ne soit pas (vous l’aurez compris !) une étape indispensable pour qui décide de visiter la Sicile (sauf si vous êtes fan des vieilles et belles pierres évidemment), je voulais tout de même partager avec vous quelques photos de ce petit moment de plénitude. Après une petite promenade sur le port puis sur le front de mer sous le soleil, n’oubliez pas le meilleur moment de la journée en Italie : l’aperitivo !

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A Selinunte, vous pourrez sans problème manger une granite rafraîchissante ou un délicieux cannolo mais s’il y a bien une spécialité à ne pas manquer, c’est la glace que les Siciliens mangent dans une brioche (« brioche con gelato »). Et croyez-moi, c’est tout simplement délicieux ! (et pas calorique du tout en plus ;)). Tellement bon que je n’ai pas eu le temps de prendre en photo la mienne (oups, déjà engloutie…). La photo qui suit sera donc empruntée à une blogueuse bien plus consciencieuse que moi ! Un grand merci à Nono du très chouette blog « Le régime selon Nono », plein de recettes alléchantes, pour cette jolie photo.

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SOURCE

Face à la mer à la terrasse d’un petit bar, j’ai ensuite testé l’aperitivo local dont je vous parlais. Des cocktails délicieux à un prix défiant toute concurrence (5 euros, le prix de l’happy hour parisien !) auxquels les gérants offrent (gratuitement donc) l’accompagnement. Pour le modeste prix de nos consommations, on nous a donc offert des chips, des cacahuètes et une assiette mélangée de charcuteries délicieuses, d’olives, de tomates séchées et de calamars… Peu importe où vous vous trouvez en Italie, l’aperitivo est devenue une véritable tradition. Alors laissez-vous tenter !

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Après ce moment de pur bonheur (bon d’accord : et de délice !), une promenade sur la plage toute proche s’imposait forcément (« spiaggia della riserva della Foce del Fiume Belice »). Pour l’atteindre, un petit chemin dévoilant une vue impressionnante sur la Vallée du Belice peut être emprunté. A perte de vue, des vignes, des champs d’oliviers, des pâturages d’un vert hypnotisant qui donne l’impression d’être seul au monde dans ce désert de verdure !

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Nous avons fini la journée sur le sable, à contempler la beauté du paysage et en profitant de l’atmosphère paisible d’une plage presque déserte tout en mesurant notre chance d’être dans un pays aussi magique…

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A bientôt mes choux !

Promenade sous le soleil de la Vallée des Temples – Sicile ♥

 

Hello mes petits champs d’oliviers !

 

J‘ai toujours eu une énorme passion pour les « vieilles pierres ». Difficile d’expliquer d’où vient cet attrait : j’imagine qu’il va de paire avec mon amour des vieilles bibliothèques (ou pas d’ailleurs !), de l’odeur des (vieux) livres, de la splendeur des vieux châteaux… Lâchez-moi sans boussole dans un parc archéologique et vous ferez mon bonheur (et le vôtre aussi par la même occasion si vous tentez de me semer ;)). En Terminale, j’ai eu la chance de faire un magnifique voyage en Grèce. Perdue au milieu de l’Acropole, des sites de Delphes, d’Epidaure et de Corinthe, je me rappelle m’être dit qu’il existait vraiment des splendeurs dans ce monde qu’il fallait à tout prix découvrir (à cette époque, j’avais le goût du risque et de l’aventure). Un peu plus tôt sur ma route, il y avait eu Rome et Pompéi qui m’émerveillaient un peu plus à chaque visite annuelle. C’était ainsi : j’étais amoureuse des vieilles pierres. Je ne me lassais jamais de ces traces que nous laissait l’Histoire. En organisant mon séjour en Sicile, je savais déjà que mon voyage ne pouvait être sans un détour par la superbe Vallée des Temples dont je rêvais déjà la nuit. Je m’imaginais déjà, toute petite dans l’ombre des temples impressionnants de Junon ou de la Concorde baignés de soleil… Et ce fut exactement le cas. Une découverte exceptionnelle de ce site inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997 et qui nous fait nous sentir tout petit en un rien de temps.

 

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C‘est bien joli tout ça mais « La Vallée des Temples », késako exactement ? [ petit leçon d’histoire « on » ] Il s’agit en fait de « l’alignement » de plusieurs temples grecs de style dorique construits à l’époque de l’âge d’or de la Cité d’Akragas, entre le 5e et le 6e siècle avant Jésus-Christ. Akragas était alors une importante ville de la Grande Grèce. Disparue depuis, la ville nouvelle d’Agrigente s’est développée sur une colline voisine et fait désormais face à cette fameuse vallée aux temples magnifiquement conservés ou restaurés qui témoignent de la civilisation grecque classique et des traces qu’elle a pu laisser en Sicile (pouvoir voir un tel spectacle de sa fenêtre, même en miniature, c’est vraiment le rêve !). Pour commencer, sachez qu’il existe deux entrées pour accéder à la Vallée des Temples. Pour ma part, j’ai choisi l’entrée par l’Est, plus « intéressante » dans la mesure où elle propose un « circuit » composé des trois temples les mieux conservés (et vraiment splendides de vous à moi) : le temple d’Héra (ou de Junon), le temple de la Concorde et enfin celui d’Hercule. La Sicile étant une terre aride, je ne vous conseillerai que trop de vous y rendre en matinée si vous le pouvez. J’y suis allée pour ma part en début d’après-midi et la température avoisinait les 40º. Si je ne crains pas la chaleur, ce n’est pas le cas de tout le monde donc prenez cet élément en considération lors de votre visite et n’oubliez pas une bouteille d’eau !

 

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Après s’être délesté de 10 euros pour pouvoir entrer sur le site, on tombe quasiment nez à nez avec le premier temple du parcours, le temple d’Héra (ou de Junon, donc). Ce superbe temple dédié – comme son nom l’indique – à l’épouse de Zeus a été incendié par les Carthaginois en 406 avant JC. Pour pouvoir rendre compte de la taille de l’ouvrage, treize de ses colonnes ont donc été redressées par la suite. La majorité des temples présents sur le site ont par ailleurs été restaurés par les Romains au 1er siècle avant JC, ce qui explique leur excellent état global. Légèrement en hauteur, le temple d’Héra offre une vue absolument sublime sur la mer qui lui fait face, sur les terres environnantes mais également sur le Temple de la Concorde qui semble déjà magnifique vu d’ici.

 

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Pour rejoindre ce dernier, il suffit de suivre un joli chemin où on peut admirer en vrac oliviers, amandiers, figuiers de barbarie… qui pourront en plus offrir un peu d’ombre à ceux qui en auront besoin ! ;). Vous apercevrez également de drôles de trou dans la roche sur votre chemin : il s’agit des vestiges des fortifications qui entouraient la Cité et dans laquelle les tombes byzantines étaient alors creusées (oui oui, vous avez bien lu !).

 

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L‘arrivée devant le temple de la Concorde m’a littéralement coupé le souffle malgré la foule qui s’y pressait. Ce site est d’une beauté rare, complètement émouvante. Construit vers 430 avant JC, ce temple hellénique est incroyablement bien conservé. La raison de cette longue conservation est simple : au 6e siècle, on en fit une basilique chrétienne d’après l’idée de l’Évêque Grégoire et on renforça sa structure. En 1748, il fut à nouveau restauré. Résultat, les touristes se pressent en nombre pour admirer sa splendeur mais croyez-moi, cela vaut largement la peine !

 

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Sur la gauche du temple, n’oubliez pas d’admirer la statue d’Icare de l’artiste Igor Mitoraj, magnifique bronze que je n’ai eu de cesse de contempler, de pile comme de face (on se demande bien pourquoi ;)) et que j’ai trouvé d’une beauté et d’une grâce incroyable. L’un des guides présents sur le site a avancé la légende selon laquelle toucher le sexe de l’éphèbe porterait bonheur… A bon entendeur ! C’est à regret que j’ai quitté cette vision (de rêve) pour poursuivre ma visite.

 

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Il faut ensuite contourner le Temple de la Concorde pour poursuivre la visite. L’occasion parfaite de profiter pleinement de la vue « arrière » sur le Temple, nettement moins envahie par les touristes et toute aussi sublime. On ne s’en lasse tout simplement pas…

 

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Un peu plus loin, la Villa Aurea attend les visiteurs. Elle fut la propriété de Sir Alexander Hardcastle, un mécène passionné d’archéologie qui y vécut jusqu’à sa mort en 1933. C’est notamment à lui que nous devons la restauration du dernier temple de la visite, le temple d’Hercule. Prenez tout de même quelques minutes pour observer la nécropole paléochrétienne qui fait face à la villa et qui dévoile quelques tombes en niches et à plat, toujours étonnantes à découvrir, ainsi que les vestiges d’un circuit d’eau qui alimentait alors la Cité.

 

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A quelques pas de là, le plus ancien des temples de la Vallée nous attend. De style dorique archaïque, ses huit colonnes furent redressées à la demande de Mr Hardcastle. Bien qu’il n’en reste plus grand chose aujourd’hui, ses colonnes dressées fièrement vers le ciel nous rappellent la magnificence que devait dégagée ce monument consacré à Héraclès.

 

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La première partie de la visite de la Vallée des Temples s’achève ici. Il faut ensuite traverser la rue pour accéder à la seconde partie, malheureusement beaucoup moins bien conservée que sa voisine. Je n’y ai passé que peu de temps car l’essentiel des monuments restant s’apparente malheureusement à une suite de ruines. On peut tout de même y trouver les restes du Temple de Jupiter qui fut détruit suite à un tremblement de terre ainsi que deux Télamons couchés au sol. Il s’agit d’immenses colosses particulièrement impressionnants qui soutenaient le temple et qu’on compare souvent à Atlas supportant la voûte céleste. En sortant du Parc archéologique, pas d’inquiétude si vous avez l’impression de vous retrouver sur le parvis de la Tour Eiffel ! De nombreux vendeurs à la sauvette vous proposeront d’acquérir T-shirt, cartes postales et autres boules à neige avec le temple de la Concorde sous globe… A vous de voir si vous craquez !

 

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Une chose est sûre : j’ai quitté ce jour-là la Vallée des Temples la tête pleine de souvenirs fabuleux. Comme je me l’étais imaginée, ce site à la beauté irréelle est réellement à découvrir. Rien d’étonnant à ce qu’il fasse partie des merveilles au Patrimoine mondial de l’Humanité. J’espère déjà y revenir un jour et le revisiter au coucher du soleil cette fois-ci. Il paraît que la roche calcaire dont sont faits les temples se parent d’or en fin de journée lorsque le soleil décline. On doit se sentir encore plus petits en voyant l’obscurité tomber sur les trésors d’Agrigente. J’espère en tout cas que vous aurez apprécié la visite autant que moi ! Je vous retrouve très vite pour de nouvelles aventures sous le soleil de la Sicile…

 

Renouer avec mes racines… ♥

 

Pourquoi est-ce si difficile de parler des choses qu’on aime le plus ? (ou peut-être suis-je la seule touchée par cet étrange phénomène, allons savoir ;)) Voilà déjà trois mois que je suis rentrée de ce voyage hors du commun à travers la Sicile qui a ravi mon cœur et je ne parviens toujours pas à en parler vraiment, profondément. Comme si ces souvenirs devaient rester dans l’ombre pour ne pas perdre de leur beauté. Où peut-être parce que je suis persuadée de ne pas trouver les mots justes pour exprimer la profondeur de ce que j’ai ressenti là-bas, la beauté des rencontres que j’y ai faites. Alors je lutte pour coucher ces mots sur le papier. Il ne se passe pas une seule journée sans que je ne pense à ce que j’ai laissé derrière moi. Vous savez ce qu’on dit : il paraît qu’on a tous une âme sœur, quelque part dans le monde. Les plus chanceux finissent par la trouver quoi qu’il arrive. Peut-être est-ce la même chose pour un pays ou un endroit en particulier ? Peut-être avons-nous tous sur cette Terre un endroit qui nous attend et où on se sentira enfin pleinement nous-mêmes ?

 

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Mon dernier séjour en Italie remontait à plus de cinq ans et je n’avais pas (encore) réalisé à quel point ce pays faisait partie de moi. J’ai longtemps nié cette partie de mes origines : pendant des années, je me suis persuadée que cette partie de mon histoire ne comptait pas et que je pouvais me construire sans elle. Il suffisait simplement d’oublier. Puis j’ai débarqué à l’aéroport de Palerme par une douce fin de journée de Mai et la réalité m’a sauté à la gorge. J’avais beau entendre les « Ragazzi ! » chantant des chauffeurs de taxi qui se proposaient de me conduire où bon me semblerait, une boule s’était logée dans ma gorge. Je ne voyais que la beauté de la mer qui me faisait face et la majestuosité des montagnes dont la couleur ocre se reflétait partout dans la lumière du couchant. Dans ma tête, une seule phrase résonnait, hurlait, en boucle : j’étais enfin de retour chez moi. Et cette vérité me mettait les larmes aux yeux.

 

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C‘était pourtant la première fois que je mettais les pieds sur cette île sublime, habituée des années durant à l’Italie continentale et à ses merveilles. Si vous demandez aux Siciliens leur avis sur la question, ils vous répondront toujours la même chose : l’Italie n’est pas et ne sera JAMAIS la Sicile ! (un réflexe insulaire : la Corse n’est pas la France non plus comme chacun sait ;)). D’autres amateurs de l’Italie m’avaient prévenu : en bonne amoureuse de ce pays, la Sicile « plus pauvre, plus sale, et plus sauvage » ne pourrait que me décevoir. Mais pourtant, le front collé contre la vitre du car qui allait me déposer aux portes de mon hôtel, tout me criait que j’étais enfin de retour dans l’Italie de mon enfance, peu importe que cette île n’en porte pas le nom et clame son indépendance à qui voulait l’entendre.

 

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Que je le veuille ou non, mes souvenirs se trouvaient à chaque coin de rue, comme une petite madeleine de Proust que j’aurais dégusté sur le chemin du retour à la maison. Ils se trouvaient dans la douceur des températures printanières, sur les places des villages où de toutes petites mamies tricotaient en se racontant les derniers potins du quartier et où les papys jouaient aux cartes, sur les rues aux trottoirs de marbre glissant où les enfants jouaient au football des heures entières sans se soucier de la circulation, sur la façade des églises à la beauté émouvante…

 

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J‘ai repensé à cette destination que j’avais choisi par hasard, sur un coup de tête, sans même y penser. Juste comme ça… Et je me suis dit qu’il n’y avait pas de hasard, justement. Que c’était peut-être le signe que j’attendais tant pour me rappeler qui j’étais et d’où je venais. Ou au contraire le signe que je n’attendais plus justement mais qui était là désormais, juste sous mes yeux. J’étais d’ici, de ce pays à l’accent chantant et aux facettes multiples, de cette terre aride et baignée de soleil, de ces champs d’olivier s’étendant à perte de vue, de ses petites îles à la beauté sans pareille.

 

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Ici, c’était chez moi même si je l’ignorais encore. L’Italie ferait toujours partie de moi même si j’avais tenté de nier, de tuer, d’étouffer cette affirmation. Et elle méritait que je lui fasse enfin une place de choix, qu’on se réconcilie… elle et moi. Que je lui pardonne, aussi. Il fallait que je rentre « chez moi » pour être enfin et pleinement moi, pour ne plus me mentir et me cacher… Être libre et heureuse. Juste heureuse.

 

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Et toi lecteur, un endroit, un pays
que tu aimes plus que tout au monde ?