J’ai lu… « N’oublie pas que je t’aime », de Jérôme-Arnaud Wagner (quand l’amour est plus fort que la mort…)

 

Hello mes petits pandas  !

 

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un cadeau inestimable de la part de ma géniale copinaute et Soeur Cosmique Holly Goli : deux de ses livres phares qu’elle avait la gentillesse de partager avec moi (et je l’en remercie encore du fond du cœur ♥). C’est en effet en lisant une de ses chroniques incroyablement émouvantes sur le livre dont je vais à mon tour vous parler aujourd’hui que m’étais venue l’envie de me pencher dessus, tant ses mots m’avaient touché. Aujourd’hui, c’est chose faite grâce à elle et je vais tenter du mieux possible de vous parler de cette histoire vraie bouleversante, si belle et si terrible à la fois, qui m’a fait verser des larmes sans retenue et qui m’a brisé le cœur… (mais pas de panique,  j’essaie de le recoller ;))

 

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N’oublie pas que je t’aime… Ça dit quoi ?

 

Quand Jérôme-Arnaud rencontre Emmanuelle, c’est le coup de foudre. L’évidence est telle que leur histoire semble être inscrite dans les astres. Très vite, la passion qui les unie est si forte qu’ils décident de vivre ensemble, puis de se marier. Leurs amis eux-mêmes sont impressionnés face à la force et à la lumière qui semblent les unir. L’avenir semble tout simplement radieux : ils fondent une famille et deviennent les heureux parents de jumeaux. Leur bonheur est total jusqu’à ce sombre jour de l’an 2000, soit cinq ans après leur rencontre, où tout bascule. Emmanuelle décède brutalement à l’âge de 35 ans des suites d’une erreur médicale. Jérôme-Arnaud se retrouve seul avec ses deux petits garçons de trois ans, privé de son âme sœur et de celle qu’il considérait comme sa moitié. Plongé dans le désespoir le plus total, l’écriture va alors s’avérer salutaire. Dans ce livre bouleversant, il revient sur sa vie avec Emmanuelle, sur leur rencontre qui semblait écrite jusqu’à leur quotidien rempli de complicité et d’amour de tous les instants. Puis il évoque leur séparation forcée suite à l’incompétence des médecins qui n’ont pas su voir l’évidence et ont précipité son décès. S’en suivra un deuil impossible et la difficulté à continuer à avancer sans la femme de sa vie à ses côtés…

 

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N’oublie pas que je t’aime… Je me lance ou pas ?

 

La question qui s’impose d’emblée, aussi étonnante qu’elle puisse paraître, est la suivante : croyez-vous aux âmes sœurs ? Pensez-vous qu’il existe quelque part un être sur cette Terre qui soit véritablement fait pour vous, que vous saurez reconnaître en un regard et qui vous rendra enfin complet ? Peut-être même meilleur ? La part manquante pour être enfin entier… Pensez-vous qu’un amour puisse être si fort qu’il vous fait rayonner et vous transcende ? Si vous me posez la question, je vous répondrais comme je le fais toujours : avec cynisme ! Je vous dirais qu’un mariage sur trois s’achève aujourd’hui sur un divorce, que l’amour chimique lui-même ne dure que trois ans avant que le cerveau ne reprenne ses droits sur ce stupide cœur qui n’en fait qu’à sa tête et qu’une vie est bien trop longue malgré la croyance populaire pour que deux êtres humains se contentent uniquement l’un de l’autre (même si j’aimerais beaucoup croire le contraire…). A coup sûr donc, je répondrais à cette question avec toute la positivité qu’on me connaît sur le sujet.

 

Pourtant, après avoir lu N’oublie pas que je t’aime, difficile de ne pas admettre que certaines personnes sont effectivement « élues », choisies et réunies par une sorte de grâce céleste (et c’est déjà un miracle pour moi d’arriver à cette conclusion). Un amour si fort qu’il pourrait tout détruire sur son passage, c’est ce que vivaient Jérôme-Arnaud et Emmanuelle et pourtant, d’une manière totalement injuste et cruelle, la vie s’est empressée de leur reprendre tout le bonheur et l’avenir qu’ils étaient censés avoir ensemble et qu’on leur avait servi sur un plateau. J’ai pleuré à chaudes larmes devant ce destin si vite interrompu, face à cet amour perdu, cette famille brisée et cette jeunesse gâchée (on devrait avoir toute la vie devant soi à 35 ans et rien d’autre…). Je n’ai pas compris, pas accepté qu’une puissance divine, quelle qu’elle soit, ait mis ces deux âmes sur la même route pour mieux les séparer par la suite alors qu’il leur restait tant à vivre. Après ma lecture, ma colère ne s’est pas tarie pour autant. Même si Jérôme-Arnaud Wagner a tranché pour moi, je n’arrive toujours pas à savoir s’il vaut mieux connaître un amour aussi profond et aussi fulgurant pour un si court instant ou ne pas connaître l’amour du tout…

 

Bien que très personnel et intime (on a parfois l’impression de « s’insinuer » dans une histoire si forte et si unique qu’on a la sensation d’être de trop), l’histoire de ces deux personnes trop vite séparées ne peut que parler à tous. On a beau savoir que notre passage sur Terre est éphémère, on ne peut jamais se faire à l’idée de perdre les gens qu’on aime et de voir notre vie basculer en une seconde sans sombrer dans la folie. Comment admettre qu’on s’endorme un soir auprès de la personne qu’on aime le plus au monde puis qu’on la perde le lendemain, en une fraction de seconde ? Ce n’est tout simplement pas concevable et cette révolte m’a accompagné durant toute ma lecture. Jérôme-Arnaud Wagner, d’une manière incroyablement émouvante mais toujours simple – comme sur le ton de la confidence –, va raconter cette terrible épreuve en se positionnant (chose immensément courageuse je trouve) toujours du côté de la vie, de la lumière et de l’amour. J’ignore comment il y parvint mais il s’en sortit. Il tenta de trouver une réponse dans la foi et dans l’ésotérisme avant de réaliser que finalement, Emmanuelle était toujours à ses côtés, ne serait-ce que dans leurs petits jumeaux qui grandissaient sans leur maman. La certitude de sa présence invisible dans leur foyer le sauva certainement…

 

Ma lecture terminée, je ne crois toujours pas en un amour aussi fort et indestructible même si je suis convaincue que Jérôme-Arnaud et Emmanuelle eux, ont eu la chance de le vivre. Clairement, je n’ai jamais lu plus belle preuve d’amour. Ce livre, composé entre autres de poèmes que les deux amoureux avaient l’habitude de s’échanger, est une immense et puissante lettre d’amour à lui tout seul. Leur amour apparaît comme sans nuage, capable de soulever des montagnes et de surmonter tous les obstacles. Ce que devrait définitivement être l’amour véritable… Emmanuelle quant à elle est présentée comme une princesse sans défaut et nul doute qu’elle était une femme vraiment exceptionnelle. A travers ce conte de fée moderne et (très) romantique mais à la fin infiniment plus tragique, on comprend vite que la plume de Jérôme-Arnaud est aussi chargée d’idéalisation pour sa belle, mais qu’importe ? Même si la puissance de leurs sentiments me semble impossible à envisager, on se plaît à croire et à espérer très fort qu’il l’ait réellement vécu. J’ai quitté ce livre le cœur lourd, honorée d’avoir été le témoin silencieux d’une idylle aussi unique mais profondément affligée de constater une fois n’est pas coutume que tout est profondément éphémère et que la vie nous coule entre les doigts… J’imagine qu’il convient de se rappeler après avoir lu un témoignage aussi bouleversant l’importance de vivre chaque jour comme si c’était le dernier et d’aimer autant que possible. Perdre quelqu’un est une épreuve si épouvantable que je ne peux pas m’empêcher de me demander s’il ne vaut parfois pas mieux ne rien ressentir du tout… Puis je me souviens de cette sublime citation de Paulo Coelho et je me dis que la réponse est peut-être là :

 

« Mon cœur craint de souffrir,
dit le jeune homme à l’alchimiste,
une nuit qu’ils regardaient le ciel sans lune.

Dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même.
Et qu’aucun n’a jamais souffert alors qu’il était à la poursuite de ses rêves… »

 

Un livre témoignage prenant mais aussi déchirant (ne nous le cachons pas) dans la lignée de Love Story sur la puissance de l’amour, sur le destin mais aussi sur le deuil, sur la difficile reconstruction après une perte. Un livre qui suscite de nombreux et violents sentiments, souvent (très) contradictoires, mais qu’il faut lire absolument (accompagné d’une très grosse boîte de mouchoirs), ne serait-ce que pour réaliser ce qu’est de trouver son âme sœur…

 

Et toi lecteur, as-tu déjà lu ce livre poignant ?

Penses-tu qu’un amour si fort existe réellement ?

 

 

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6 réflexions sur “J’ai lu… « N’oublie pas que je t’aime », de Jérôme-Arnaud Wagner (quand l’amour est plus fort que la mort…)

  1. Comme toute optimiste qui se respecte, j’ai du mal avec le concept d’ame soeur. Ce n’est pas faute d’avoir cru a deux reprises avoir decroche la timballe, l’unique et le vrai amour.
    Ta critique de ce livre donne vraiment envie de se jeter dedans a coeur et corps perdu, meme si comme en amour, on risque fort de s’en prendre plein la figure (vive les mouchoirs!). Peut-etre qu’au fond nous ferions mieux d’y croire…
    Heureuse de te retrouver ma belle. Je t’embrasse bien fort. A bientot.

    • C’est le problème ma belle : on y croit, on y met tout notre coeur mais quand ça ne fonctionne pas, difficile d’y croire encore et toujours, difficile de rester « optimiste ». Pourtant je pense que tu as raison, qu’il ne faut pas perdre espoir et se dire que tout peut arriver, qu’on le mérite aussi ! Quand on lit des livres pareils et qu’on réalise que des amours si puissants existent, on se plaît à y croire pour de bon, même si la fin est malheureusement tragique… Si tu envisages de le dire, prépare tout de même les mouchoirs ! (mieux vaut prévenir que guérir !!). Je t’embrasse ma Marie.

  2. Ce livre a l’air magnifique… et ton billet est immensément touchant, déjà. Je n’ose imaginer le bouleversement que la lecture de ce bouquin a provoqué ! Il doit être marquant… Je note la référence, merci beaucoup !

    • Pfiou, ce livre brise littéralement le coeur 😦 Mais il est vraiment à lire car ce n’est pas le genre d’histoires qui courre les rues… Je te le recommande. Merci à toi pour tes adorables compliments. Des bisous !

  3. Ma Soeur cosmique …
    Comme d’habitude, j’arrive après la bataille. Le décalage horaire doit jouer sans doute sur moi toujours est-il que je prends le temps de répondre à ta chronique vu que tu me cites. Je suis ravie que ce roman bouleversant t’ait touchée autant que moi (et d’ailleurs bravo pour ta UNE ! On a fait la UNE pour le même roman ! C’est fou non ?). Une histoire comme celle d’Arnaud et Emmanuelle se devait d’être partagée. Si tu veux connaître un autre témoignage d’amour d’Arnaud à sa belle Emmanuelle, je te conseille « Reviens mon ange », le livre qu’Emmanuelle est en train d’écrire dans ce témoignage et qu’Arnaud a terminé à sa place … Personnellement, je viens de le commencer et Maman a promis de me l’envoyer par colis pour que je le finisse (vu que je n’ai pus l’emporter avec moi et que l’ebook n’existe pas 😦 ). Mis à part ça, merci pour ton long mail qui m’a manqué et dont je t’ai envoyé une réponse très longue agrémentée de quelques ebooks (voire un bon gros paquet). Je compte bien continuer à t’envoyer des SMS même avec mon numéro anglais car c’est pas parce que je suis de l’autre côté de la Manche que tu ne me manques pas. Je t’embrasse très très fort ❤
    Ta Holly

    PS : je me rattraperai plus tard pour tes autres articles car ce soir c'est Star Wars entre coloc' 😉

  4. Je viens de finir le livre et oui j’ai pleuré !
    je viens de lire ton texte et si je devais décrire ce livre je dirai exactement la même chose !

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