J’ai lu… Trois mètres au-dessus du ciel, de Federico Moccia (une histoire d’amour pleine de clichés mais qui transporte quand même)

 

Hello mes petits livres adorés !

 

Imaginez la scène : il y a plusieurs mois maintenant, affalée sur mon canapé, un bol de pop-corn à mes côtés (euphémisme pour ne pas dire « saladier »), je zappais mollement entre les 300 chaînes de la TNT disponibles tout en me disant qu’il n’y avait vraiment RIEN à la télévision lorsque je suis tombée sur un film nommé « Twilight Love » (rien à voir avec une histoire de vampires et de loup-garous ;)). Mon programme TV à portée de mains me vantait les mérites d’une « histoire d’amour tristement dramatique ». Et de fait, dès les premières minutes, un beau-gosse à moto faisait son apparition à l’écran. Je me suis demandée si j’avais deux heures à tuer devant moi et la réponse m’est apparue évidente : BIEN SUR QUE OUI ! Si dans le genre le film m’a d’abord laissé de glace (à part Mario Casas qui est loin d’être désagréable à regarder dirons-nous… !), c’est surtout un nom qui a attiré mon attention au moment du générique. Le scénario était librement adapté d’un livre de Mr Federico Moccia en personne.

 

Pour ceux qui l’ignorent, en Italie, Moccia est un peu le double de notre Marc Levy à nous (la comparaison n’est pas très heureuse mais je n’ai trouvé que ça), en un peu moins prolixe. A ce jour, il a écrit « seulement » cinq romans (tous salués par la jeunesse italienne, puis européenne) chacun devenu des best-sellers mondiaux et qui lui permettront sans doute de vivre tranquillement jusqu’à la fin de ses jours. Parce que j’avais déjà lu Amore 14 il y a quelques années et que j’avais apprécié que l’intrigue prenne place dans les rues de Rome (ville de mon cœur par excellence), j’ai voulu me procurer Trois mètres au-dessus du ciel (« Twilight Love » version roman ! Tu suis toujours lecteur ?). Erreur de débutante ! J’ai tellement adoré que j’ai acheté la suite, J’ai envie de toi (ouais, pas évident comme titre, surtout quand on le lit en public…), dans la foulée. Résultat des courses : j’en suis encore toute retournée… (hé oui, je suis une éternelle irrécupérable…).

 

trois-metres-au-dessus-du-ciel-couverture

 

Trois mètres au-dessus du ciel… 
Se plonger dans l’histoire

 

« Jeunes et déchaînés, ils s’aiment.
Jusqu’à décoller de terre,
jusqu’à toucher le ciel.
Plus que ça.
Au moins… trois mètres au-dessus du ciel. »

 

Il y a des rencontres comme ça qui laissent littéralement sans voix. Des gens qui n’étaient pas censés se rencontrer, vivant dans deux dimensions parallèles et qui un jour entrent en collision. C’est exactement le cas pour Babi et Step. Babi a 17 ans et elle fait partie de la bonne bourgeoisie italienne. Sa vie est réglée comme du papier à musique : elle ne manque de rien et va dans un lycée privé et prestigieux réservé aux filles. Fille de bonne famille bien élevée, sa vie s’organise entre Pallina, sa meilleure amie, et sa famille qui ne manque pas d’interagir dans sa vie et de tout y régenter, en particulier sa mère. Rien ne la prédestinait à rencontrer Step, le garçon dont elle va pourtant tomber follement amoureuse. Dire que les deux jeunes gens n’ont rien en commun est très loin de la réalité. Step est l’archétype de l’écorché vif qui passe son temps à jouer avec sa vie (voire avec celle des autres). A 19 ans, il traîne dans tout Rome une réputation de garçon violent, toujours dans les mauvais coups et réglant chaque problème par la violence. Voyou, motard et en pleine rupture familiale, il parvient à séduire Babi qui tente d’abord de s’en défendre… avant de céder. La jeune fille si bien élevée découvre avec lui l’amour, celui qui transcende, et repousse de plus en plus les limites que ses parents ont mis tant d’années à ériger. Sécher les cours, faire des courses poursuite à moto tout en étant poursuivis par la police, partir sans payer… L’influence de Step et de sa bande n’est pas des meilleure sur Babi qui fonce tête baissée sur cette route décadente. Mais l’amour, le vrai, est bien censé faire fi de toutes les différences… Non ?

 

babi-step

 

Trois mètres au-dessus du ciel…
Je me lance ou pas ?

 

Même si l’intrigue est plus que clichée et peut sembler pour le moins improbable (la jeune fille riche un peu coincée qui tombe amoureuse du bad boy issu d’un milieu modeste, c’est plus que vu, vu et revu : on ne va pas se mentir), j’ai littéralement craqué pour l’histoire de Babi et de Step qui paradoxalement, ne ressemble à aucune autre. Les livres de Federico Moccia sont comme des Kinder : le meilleur est à l’intérieur. Je suis entrée une fois de plus à tâtons dans cette histoire, d’abord peu encline au style de l’auteur qui nous emmène dans un dédale de personnages et de psychologies (trop) différentes et de (longues) descriptions qui ont tendance à nous perdre légèrement en chemin. Au début, on ne sait pas où on va, on n’y voit pas vraiment clair, tout semble chaotique mais une petite voix tout au fond de nous nous dit de faire confiance et d’avancer… Et on est pas déçu. On traîne dans les rues magnifiques de Rome à Vespa avec les héros du livre et on a le cœur qui bat aussi fort qu’eux devant tant de splendeur… et d’amour. Le personnage de Step est pour beaucoup dans cette magie. D’abord antipathique, on se demande si ce garçon sait faire autre chose que de cracher sa rage à coup de violence et d’insultes. Mais petit à petit, son caractère se révèle aussi sensible qu’émouvant : Step n’est qu’un « petit garçon » blessé ayant plus que tout besoin d’être aimé. Et Babi va lui apporter ce dont il a besoin.

 

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« Peut-être parce que lorsqu’on s’est montré trop faible devant un ami, on est mal à l’aise par la suite. Peut-être parce que nous pensons toujours que notre douleur est unique, incommunicable, comme tout ce qui nous concerne. Personne ne peut aimer comme nous aimons, nous, personne ne souffre comme nous souffrons, nous. »

 

Très vite, l’amour de Babi pour le jeune homme devient viscéral… Mais comment ouvrir la porte de la jolie petite cage dorée que ses parents ont mis tant d’années à construire autour d’elle et dans laquelle elle est enfermée ? Son destin est déjà tout tracé et elle est censée le suivre coûte que coûte, que cela lui plaise ou non… Inutile de préciser que la mère de la jeune fille ne voit pas vraiment en Step le gendre idéal et fera tout pour les séparer. Comment tenir quand tout et tout le monde semble se dresser contre vous ? On suit avec fièvre l’histoire passionnée de cette jeunesse italienne qui brûle la vie par les deux bouts, profite de chaque seconde (car elle pense naturellement qu’il y aura toujours un « demain »…) et s’aime « trois mètres au-dessus du ciel », réplique du livre devenue culte pour toute une génération. Entre raison et passion, quelle route choisira d’emprunter Babi ? Step est-il réellement capable de changer par amour, tout du moins de s’assagir pour ne pas nuire à celle qu’il aime tant ?

 

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« Tout en haut de la colonne blanche du pont, un graffiti domine tous les autres, impossible à effacer. Il est là, sur le marbre froid, beau, bleu comme ses yeux. Son coeur commence à battre plus fort. Pendant un instant, elle a l’impression que tout le monde peut l’entendre et la lire, cette phrase, exactement comme elle le fait en ce moment. Elle est là, en hauteur, inaccessible.
Là où n’arrivent que les gens qui s’aiment vraiment :
« Toi et moi… Trois mètres au-dessus du ciel. »

 

J‘ai été sincèrement retournée par cette histoire d’amour aussi forte que destructrice. Je crois que Federico Moccia n’a pas son pareil pour dépeindre les sentiments dans toute sa palette de nuances, de l’amour fou du coup de foudre en passant par la souffrance (pourtant impossible à exprimer) d’un cœur qui se brise. A plusieurs reprises à la fin du récit, je me suis surprise à penser « mais oui c’est ça, c’est exactement ça… », comme si sa plume que l’on dompte au fil des pages m’atteignait en plein cœur. De mot en mot, la magie opère et on se met à espérer très fort un miracle. Pourtant, Babi et Step font figures de Juliette et Roméo des temps modernes, incompris par leurs proches, et on ne peut que se demander si l’amour (même si fort) peut s’affranchir de tous les obstacles lorsque tout semble s’opposer à lui…

 

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« Il est sûr d’une seule chose. C’est qu’il ne pourra jamais l’aimer comme lui l’aimait, l’adorer comme lui l’adorait, il ne sera pas capable de percevoir la grâce de ses mouvements, ces petits signes sur son visage. C’est comme s’il était le seul à pouvoir connaître la saveur de ses baisers, la vraie couleur de ses yeux.
Jamais aucun homme ne pourra voir ce que lui a vu. »

 

Une fois de plus, j’ai succombé au style de Federico Moccia qui reste à mes yeux l’auteur de toute une génération, jeune et encore insouciante. C’est très paradoxal car les histoires qu’il dépeint sont très souvent immatures, pleines de clichés (ce qui, avouons-le, peut en rebuter plus d’un) et son style reste parfois brouillon (bien qu’il soit difficile de savoir si ce trait d’écriture tient à lui-même ou à la traduction…). Mais ses histoires m’atteignent tout de même et me touchent profondément, peut-être parce qu’il parvient à s’adresser aux ados que nous avons tous été. Ce que j’aime le plus repose dans le tourbillon de sensations et d’émotions à l’état brut qu’il partage avec nous. Il y a beaucoup d’urgence et de souffrance latente derrière ses écrits que ce climat de violence quasi permanent vient parfaitement corroborer. On sent que quelque chose bouillonne à l’intérieur. Si on est attentif, on perçoit clairement qu’il ne s’agit pas simplement de nous conter une simple bluette d’adolescents mais que toutes les facettes d’une histoire nous sont offertes, de la plus simple à la plus destructrice.

 

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 » Il n’y a pas de marche arrière, tu le sens. Et puis après, tu essaies de te rappeler à quel moment tout a commencé et tu découvres que c’est plus vieux que ce que tu pensais. Bien plus vieux. Et c’est là, seulement à ce moment là, que tu réalises que les choses n’arrivent qu’une seule fois. Et quelques soient tes efforts, tu ne ressentiras plus jamais la même chose, tu n’auras jamais plus la sensation d’être à trois mètres au dessus du ciel… « 

 

Dans ce livre, on nous parle de ces épreuves qui rapprochent les gens et de ces autres qui les séparent, peut-être pour toujours. La fin arrive si abruptement que l’on en est interloqué, choqué, comme après un tour de montagnes russes. On ne peut pas y croire. Raison de plus pour se plonger dans J’ai envie de toi qui apporte son lot de réponses… et de surprises. Cette saga littéraire a su définitivement m’atteindre, me parler. Même les films qui me semblaient si terriblement banals au commencement ont trouvé naturellement leur place dans ma collection après m’être imprégnée de l’univers littéraire de Monsieur Moccia. Aujourd’hui encore, j’ai toujours un pincement au cœur en les lisant (ou en les regardant). Peut-être parce qu’ils rappellent que tout ne se passe pas toujours comme on l’avait prévu dans la vie. Que celle-ci reste un voyage à plusieurs tournants, un livre à multiples chapitres. Qu’on peut penser ne jamais se relever d’une blessure, d’un grand amour qu’on imagine sans égal… Mais que tout reste possible. Quoi qu’il arrive, on se relèvera. On se relève toujours…

 

« Il y a toujours un moment où le chemin bifurque. Chacun prend une direction différente en pensant que les chemins finiront par se rejoindre.
De ton chemin, tu vois l’autre personne devenir de plus en plus petite.
Ce n’est pas grave, 
on est faits l’un pour l’autre, à la fin elle sera là.
Mais à la fin il n’arrive qu’une chose… Un putain d’hiver. »

 

Et toi lecteur, une passion pour
les livres de Federico Moccia ?

 

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9 réflexions sur “J’ai lu… Trois mètres au-dessus du ciel, de Federico Moccia (une histoire d’amour pleine de clichés mais qui transporte quand même)

  1. Il est dans ma PAL depuis longtemps car j’ai vu le film (dont le titre français est totalement pourri). J’ai assez bien aimé le film et là tu me donnes encore plus envie de le lire 🙂
    Des bisous ma Soeur Cosmique.

    PS : on me dit dans l’oreillette qu’un mail t’attend … 😉

    • Ah c’est trop chouette que tu ais vu le film aussi ! C’est clair qu’ils ne se sont pas foulés sur le titre français 😀 Aucun rapport avec la choucroute ! En tout cas le livre est super aussi je trouve. Si tu le lis je compte sur toi pour me faire un rapport ma Soeur Cosmique !

  2. Bonjour. J’ai acheté ce livre d’occasion, attendant depuis un bon moment quand je pourrais le lire. J’ai donc lu le premier tome dans son intégralité… Ou presque. Car j’ai vu que mon livre se finissait par une phrase inachevée. 😢 Voici donc ma question : Est-ce que, comme je le soupçonne, quelques pages ont été méticuleusement arrachées ? Ou est-ce voulu de la part de l’auteur ?
    Merci d’avance pour vos réponses.

    • Bonsoir Aurélie !
      Avec un peu de retard, je peux en effet te dire que malheureusement ton édition n’est pas complète 😦 Quelques pages ont dû être arrachées de ta version car le livre finit bien sur une phrase complète, comme tu t’en doutais. J’espère que tu auras l’occasion de trouver un autre exemplaire afin de mettre fin au suspense au plus vite ! Belle soirée à toi.

  3. Coucou ! C’est vraiment un super article 🙂 Jai moi aussi lu les livres et vu les films et je dois dire que je suis assez déçue de la fin, j’aime les happy ending Ahah ! Jai lu qlq part qu’un 3eme film etait prévu , est ce que tu aurais des infos à ce sujet ? Bisous

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