J’ai lu… « Un avion sans elle », de Michel Bussi (verdict : crash test or not ?!)

 

Hello mes petits détectives !

 

Dieu sait que je lis énormément (vous avez dû légèrement vous en rendre compte depuis le temps !). Un peu de tout et surtout sans élitisme aucun. Mais s’il existe un genre littéraire sur cette Terre dans lequel je ne m’aventure qu’à reculons, c’est bien le terrain policier. Il y a pourtant d’excellents auteurs de polars, lus et reconnus de par le monde, qui font trembler dans les chaumières et dresser quelques poils de bras. Mais de mon côté, sans que je ne m’explique vraiment pourquoi, les policiers m’ennuient terriblement et me font surtout bailler aux corneilles. J’ai beau faire, je n’y suis pas (du tout) sensible. Comme avec les hommes, je n’ai peut-être pas encore eu le coup de foudre dirons-nous… ;)). Alors de temps en temps, j’en lis un, pleine d’espoir, espérant déjouer la malédiction et être enfin transportée. Si je suis honnête, on ne peut pas dire que cela fonctionne vraiment jusqu’à présent mais comme pour le coup de foudre, je continue d’y croire envers et contre tout ! (#optimisme)

 

On m’avait vanté les mérites de ce cher Michel Bussi dont les romans à suspense étaient, paraît-il, de vraies petites pépites. Il fallait être sourd et aveugle par ailleurs pour ne pas entendre parler des romans prometteurs de cet auteur dont les livres s’arrachaient (et s’arrachent encore) comme des petits bains beurrés ! Devant les critiques pleine d’enthousiasme à l’égard d’ « Un avion sans elle », j’avais décidé de tenter ma chance (comme au casino), espérant que cette lecture m’enverrait directement au 7e ciel. N’ayant lu que des éloges à son sujet, je me préparais véritablement au choc de ma vie, celui qui me donnerait enfin envie de lire des polars, encore et encore, et de ne faire que ça ! Comme trop souvent malheureusement, l’histoire – pourtant prometteuse – m’a laissé sur ma faim. Retour sur ce qui ressemble à s’y méprendre à un crash en plein vol…

 

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« Un avion sans elle »…
Entrer dans l’histoire

 

Dans les années 80, une terrible catastrophe aérienne a lieu au sommet du Mont Terrible. Le bilan humain est énorme : on ne dénombre qu’une seule survivante qui a le mérite d’émouvoir l’opinion : un bébé de trois mois, adorable petite fille aux yeux azurs, retrouvée indemne aux côtés de la carcasse de l’appareil. Deux familles se revendiquent alors immédiatement tributaire de cette miraculée à l’identité bien mystérieuse et se livrent dès lors une bataille juridique sans merci. Les De Carville d’un côté, riche dynastie à laquelle rien ni personne ne saurait résister et les Vitral de l’autre, modeste famille propriétaire d’un camion à frites n’ayant rien d’autres à offrir que la force de leur conviction, se rêvent déjà en grands-parents de la petite merveille.

 

Alors que la justice tranche malgré l’absence de preuves irréfutables, les De Carville engagent dans la foulée Crédule Grand Duc (si si, vous avez bien lu), détective privé de son état, grassement payé pour reprendre à zéro l’affaire du Mont Terrible qu’ils jugent comme une terrible affaire judiciaire. Durant 18 ans, l’homme va donc refaire l’enquête et consigner dans un cahier tous les détails de l’affaire… Jusqu’à ce qu’il soit lui-même assassiné, juste après avoir enfin eu l’illumination tant attendue et découvert la véritable identité de celle que tous nomment « Libellule ». Mais qui est-elle vraiment ? Lyse-Rose de Carville ou Émilie Vitral ? Soeur de Malvina de Carville ou de Marc Vitral ? Cette sombre histoire est-elle réellement un simple coup du destin ou quelqu’un, dans l’ombre, tirerait-il les ficelles machiavéliques de tout ceci ?

 

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« Un avion sans elle »…
Je me lance ou pas ?

 

Avant de se lancer dans la lecture d’ « Un avion sans elle », il faut savoir que ce roman fait tout de même 570 pages (une broutille donc !). Si vous vous sentez découragé (ou encore essoufflé, épuisé voire même carrément éreinté !) rien qu’à la lecture de cette phrase, je ne vous conseillerais guère de vous lancer dans cette lecture pour le moins énorme. Si de mon côté la découverte de pavés ne m’a jamais dérangé (quand on a lu « Les Bienveillantes » de Jonathan Littell et ses 1403 pages, je crois qu’on peut réellement tout lire…), j’attends tout de même qu’il ressorte quelque chose de ce longgggg tête à tête avec le livre (car on en passe quand même pas mal de temps ensemble ;)). Bien que je le déplore, cet ouvrage qui est pourtant plein de qualité à la base (le scénario a le mérite d’être pour le moins original) ne m’aura pas du tout captivé. Il y a quelques années, j’aurais d’ailleurs lâché l’affaire depuis bien longtemps déjà. Puis je suis devenue une lectrice maso tenace, persuadée qu‘il y a toujours quelque chose à tirer d’une lecture et qu’il serait dommage de quitter l’aventure trop tôt. Alors j’ai insisté, dans l’unique but de savoir si oui (ou m****) cette petite était Émilie Vitral ou Lyse-Rose de Carville. Lorsque la conclusion est arrivée (et bien que j’ai senti venir la chose de loin avec mon petit nez de fouine de détective), j’ai été plutôt catastrophée. La première chose qui m’est venue à l’esprit est la suivante : « TOUT ÇA POUR ÇA, SÉRIEUSEMENT ?! ». Hé bien oui, tout ça pour ça… L’intrigue était pourtant cool (allez savoir pourquoi : depuis la série LOST, je me passionne pour les crashs aériens) mais le roman était définitivement trop longggg à mon goût (y’aurait-il un écho ?). En réalité, j’ai trouvé le récit mou, mou, mou. Tout traîne en longueur et l’alternance des différents points de vue n’apporte malheureusement rien de bien passionnant à l’ensemble. Bien que le style soit simple et la lecture fluide, j’ai avancé lentement dans ma lecture, pataugeant de-ci de-là et me forçant carrément à poursuivre.

 

Les longueurs ne m’auraient pourtant pas forcément dérangé si les personnages avaient été captivants et bien dessinés. Mais là à nouveau, (grosse) déception : j’ai trouvé les psychologies choisies infiniment creuses et surtout bien trop stéréotypées. Chez Michel Bussi, tout est binaire. Les riches sont de méchants vilains pas beaux et surtout horriblement malhonnêtes et calculateurs. Les pauvres quant à eux ne sont pas seulement beaux. Ils ont aussi pour eux l’intelligence, la grâce et la beauté du cœur (tant qu’à faire). Comme c’est commode ! Le côté psychologique qui aurait pu sauver les meubles est donc, en plus d’être très peu exploité, tristement caricatural. On parle à peine de Lily qui est pourtant le personnage central du roman. Je peux comprendre ce parti pris de l’auteur de laisser planer le mystère autour de sa personne (elle est après tout LE cœur du roman). Mais il y a tout de même des limites. D’elle, on ne sait strictement rien. Il aurait été si intéressant pourtant de creuser son opinion, de connaître ses pensées et ses émotions… ! De questionner son intime conviction sur son passé et sur cette quête d’identité qui la poursuivent. Malvina de Carville est finalement le personnage qui m’aura le plus intéressé, et pourtant ça n’était clairement pas gagné si l’on s’en tient à sa grossière description en début de livre ! Quant au détective Crédule Grand Duc (un nom pareil, ça ne s’invente pas : à croire que depuis Rouletabille, on sèche visiblement pour donner des noms originaux aux enquêteurs de tout poil…), ses écrits m’auront définitivement perdue en route. Il est vrai que la course contre la montre de Marc Vitral pour connaître la vérité est haletante et on se prend au jeu de l’enquête, évaluant tour à tour toutes les possibilités qui s’offrent à nous. Mais cela n’a pas suffi et j’ai vu arriver la fin tant attendue avec soulagement.

 

Au risque de passer pour l’extra-terrestre de base, je n’ai donc pas partagé l’enthousiasme débordant des foules au sujet de ce livre (et je le regrette !). Michel Bussi est pourtant l’un des auteurs qui se vend le mieux en France aujourd’hui mais je n’aurais malheureusement pas succombé au charme de son livre. Peut-être ceci est-il d’abord dû à la réticence que j’éprouve naturellement envers les polars (#jeveuxbienprendrelaresponsabilité). Mais je crois aussi que la trop grande longueur du livre et les (trop) nombreuses pages qui y font office de remplissage auront suffi à me lasser. Je reste pourtant persuadée que l’intrigue – vraiment sympa au demeurant – aurait pu aboutir à une belle surprise (juste avec 300 pages de moins et une fin moins bateau !). Mais je n’aurais finalement pas été convaincue… J’ai en ma possession un autre livre de cet auteur (« N’oublier jamais ») : reste à savoir si j’aurai le courage d’infirmer (ou de confirmer !) la tendance en le lisant… Affaire à suivre !

 

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J’ai testé pour vous… Apprendre une langue avec Babbel (ou plutôt essayé – restons modestes !)

 

Hello mes petits polyglottes !

 

* ceci n’est pas un article sponsorisé

 

Je ne suis pas certaine de vous avoir déjà parlé de tous les rêves que je veux ABSO-LU-MENT réaliser dans ma vie (d’un autre côté, ça ne serait possible que si vous aviez deux ou trois heures devant vous, qu’on en parle autour d’une petite tasse de thé quand même !). Si l’on met de côté quelques petites idées fantaisistes (au hasard : faire du chien de traîneaux dans les steppes de Russie et boire de la vodka avec ses compatriotes), on parvient à trouver dans mon immense liste quelques petites choses un chouïa plus réalisables. Parmi celles-ci ? Je rêve d’être polyglotte. Parler avec n’importe qui, sans que la langue ne soit un quelconque obstacle, voilà qui me botte carrément ! Si vous voulez mon avis, on devrait d’ailleurs tous naître avec cette faculté (#pourquoisecompliquerlavie). Premier problème : comme la majorité des Français, on ne peut pas dire que je sois très copine avec l’apprentissage des langues étrangères. Pendant ma scolarité, mon niveau était correct, ni mauvais ni excellent. Je savais baragouiner un peu de tout sans être parfaitement bilingue (euphémisme !). Puis j’ai fini mes études et comme de nombreuses personnes, je n’ai pas approfondi ma merveilleuse maîtrise des langues étrangères (!), à part en me droguant de longues heures de séries en VOSTFR (mais ça ne compte pas paraît-il).

 

babbel-logo

 

Secrètement, j’ai pourtant toujours voulu apprendre une langue : celle de mes origines, celle qui ne m’a jamais été enseigné à l’école, celle que j’ai toujours entendu autour de moi mais qu’on a jamais pris la peine de m’enseigner (sinon je serais bilingue, ARGH !). L’italien… Il me suffit d’entendre les accents chantant de cette langue magnifique pour me sentir immédiatement chez moi. Et comme il n’existe à ce jour pas de sensation plus délicieuse que de se sentir chez soi (ou du moins, je n’ai pas encore trouvé ;)) et que je me suis promis de me foutre un coup de pied au cul pour réaliser au plus vite tous les rêves qui galopent dans mon esprit (du moins tous ceux qui n’exigent pas un vol en avion de 10 000 kilomètres), il m’a fallu trouver une solution… et VITE !

 

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Babbel, ça dit quoi ?

 

Tout a commencé avec une pub « Babbel » à la télé. Poussée par la curiosité (ce vilain défaut), j’ai décidé d’aller jeter un œil à ce site qui se vantait de pouvoir faire apprendre quasiment n’importe quelle langue… à n’importe qui ! Sur le papier, cela s’annonçait séduisant… mais l’était-ce vraiment ? Interactif et ludique (duo gagnant !), le site fait fort dès la page d’accueil en proposant directement un cours d’essai gratuit (ce qui est malin puisque cela donne forcément envie d’aller plus loin). Bien que cet essai se soit révélé concluant (rien de très compliqué évidemment pour ne pas décourager le chaland : « bonjour », « merci », « comment vas-tu ? »…), je ne me suis pas inscrite immédiatement. Les tarifs étaient pourtant attractifs (4,95 euros / mois pour un accès illimité aux cours, c’est clairement donné) mais je ne me sentais pas assez « aware » pour me lancer dans l’apprentissage d’une langue immédiatement (on ne se moque pas : un apprentissage, c’est toujours un saut dans l’inconnu !). J’ai donc laissé passer un peu de temps. Jusqu’à recevoir un jour un mail de Babbel me proposant une offre alléchante : 48 euros l’année pour avoir accès en illimité à l’ensemble des cours, de la grammaire, du vocabulaire et des révisions proposées par le site pour une langue choisie. Ne résistant pas plus longtemps, je me suis lancée dans la grande aventure Babbel pour commencer l’année en beauté (« anno nuovo, vita nuova ! » dit-on en italien : un signe sans doute ;)). Mais deux mois après le commencement, ça donne quoi niveau motivation et surtout niveau apprentissage ?! Débrief sur ce fameux Babbel qui fait tant parler de lui !

 

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Babbel, est-ce fastoche ?

 

Loin de moi l’idée de vous faire croire que vous pourrez devenir bilingue avec Babbel : je pense que je ne vous apprends rien, rien ne vaut le terrain pour approfondir ses connaissances en langues étrangères. Mais si comme moi vous rêvez d’apprendre une langue sans pouvoir pour autant vous offrir un aller simple pour Rome (et Florence aussi !), ce site reste clairement LA solution indiquée pour progresser sans prise de tête. Bien que je sois restée plutôt soft niveau originalité, Babbel ne propose pas seulement d’apprendre l’anglais, l’allemand ou l’espagnol. Si vous êtes du genre foufou et culotté, à vous l’indonésien, le danois ou même le turc ! Pas de discrimination, il y en a clairement pour tous les goûts. A peine inscrit, on a ensuite immédiatement accès à tous les cours et tous les exercices que l’on peut faire et refaire à l’envie et dans l’ordre qui nous plaît (même s’il est quand même plus commode de commencer par le début évidemment ;)).

 

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C‘est là que le gros point fort de la méthode Babbel ressort : apprendre en s’amusant. Le site est clair et intuitif. C’est beau, facile d’usage et extrêmement simple. Le concept est bien pensé : le but est de mémoriser en écoutant, en répétant et en écrivant le vocabulaire puis les tournures de phrases qui nous font face. L’utilisateur est aussi invité à associer les mots à des vignettes illustratives ou encore à compléter des dialogues. En clair, on mise sur le fun mais sans jamais faire l’impasse sur l’apprentissage ! Sans même s’en rendre compte, on retient ainsi un nombre impressionnant de mots et d’expressions. Impossible de se lasser de surcroît car les cours étudiés durent rarement plus de 10 minutes et sont extrêmement variés. Quand un thème est terminé, dire qu’on le connaît par cœur n’est donc pas peu dire ! On a alors accès à des fiches de révisions que l’on acquiert au fur et à mesure de l’apprentissage. On peut aussi suivre ses progrès grâce à un outil statistique et on a la possibilité de revenir sur ses erreurs autant de fois qu’on le veut, ce qui est plus que pratique pour progresser intelligemment. Petit à petit, on atteint le niveau B1 du Cadre européen commun de référence pour les langues sans même s’en rendre compte… Plutôt classe, non ?!

 

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Ok, on a compris : Babbel c’est chouette.
Mais est-ce rentable ?

 

En m’inscrivant sur le site, je dois bien avouer avoir eu un peu peur que mon envie d’apprendre ne soit qu’une lubie et que je me lasse vite, ayant bien peu de temps en dehors de mon travail à consacrer à des activités quelles qu’elles soient. Puis j’ai commencé le premier cours… et je n’ai plus jamais arrêté ! Si certains opteront pour le principe « d’un cours par jour », j’ai la chance de pouvoir pour ma part consacrer plusieurs heures par jour à la pratique de l’italien (contrairement à ce que je craignais : comme quoi on trouve toujours du temps quand ça nous intéresse… ;)), notamment grâce au site qui propose de synchroniser les cours (qui sont ainsi dispo sur ordinateur évidemment, mais aussi sur tablette et sur smartphone). Et c’est super easy à utiliser : dès l’inscription, on vous propose de télécharger l’application sur votre portable. Ça prend quelques secondes et hop ! Babbel est déjà dans votre poche. Résultat des courses, vous pouvez commencer un exercice sur votre PC avant de partir bosser et le poursuivre sur votre smartphone pendant la fameuse pause café ou en attendant le bus… What else ?! Pour ma part, au bout de deux mois d’utilisation, je peux déjà dire que les 48 euros dépensés pour l’année sont largement rentabilisés et je ne regrette pas du tout de m’être lancée ce fameux défi de nouvelle année ! J’enchaîne les cours à la vitesse de l’éclair, tant et si bien que Babel est devenu mon réflexe quotidien… Une lubie, vraiment ?!

 

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Et on progresse vraiment ?

 

Il est vrai que je ne me suis pas lancée dans l’aventure Babbel sans connaître un mot d’italien. Cette langue a toujours fait partie de mon environnement et même si je ne l’ai jamais parlé (à part enfant), je connaissais bien sûr déjà le minimum syndical avant de débuter. Je ne me permettrai donc pas de dire ce que peut ressentir un débutant à 100 % face à ce site. Il me semble toutefois suffisamment bien conçu pour que quiconque se lance dans la bataille, qu’on ait déjà pratiqué un peu ou pas le moins du monde. Pour ma part, j’ai constaté très rapidement des progrès. Au fur et à mesure des semaines, je me surprends à traduire dans ma tête en italien ce que je m’apprête à dire en français. Cela m’a permis de constater que mon vocabulaire s’agrandit nettement. Il m’arrive d’avoir des phrases qui s’imposent à moi durant la nuit ou encore au réveil (la faute à l’apprentissage intensif diurne !). Pour mettre toutes les chances de mon côté (soyons fous), j’écoute énormément de chansons en italien en prenant soin de chercher les paroles au préalable et de les éplucher. J’essaie aussi de regarder mes films préférés dans cette langue et même si le débit des Italiens est horriblement rapide (sérieusement : ralentissez les mecs !), je me surprends à comprendre leurs propos dans leur globalité. Et évidemment, la RAI est devenue ma chaîne d’information favorite ! Je couple mon apprentissage avec la méthode Assimil qui est également super efficace, mais davantage si vous souhaitez uniquement parler une langue (si comme moi vous souhaitez également pouvoir l’écrire, Babbel est alors un véritable plus). Pour résumé, je ne sais pas si je saurais un jour m’exprimer parfaitement en italien mais je trouve que c’est déjà un excellent début ! La simple idée de réussir à m’exprimer et à communiquer avec les habitants lors d’un futur voyage suffit à me ravir. Si vous souhaitez à votre tour vous lancer, n’hésitez plus : Babbel is good (Yes, I am bilingue !).

 

A dopo !
(A plus tard !)

 

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J’ai lu… « Complètement cramé ! » de Gilles Legardinier (et ce n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais !)

 

Hello mes petites chouquettes !

 

Je ne vous apprends rien je pense si je vous dis qu’un auteur dépasse parfois son œuvre. Depuis plusieurs mois déjà, un nom est dans la bouche de tous les lecteurs. On voit ses livres dans les vitrines de tout bon libraire qui se respecte. Dans le métro, le minois des gens disparaît derrière les couvertures (très improbables reconnaissables) de ses romans. D’ailleurs, je sais déjà que si je vous parle de quatre titres aux couvertures follement colorés où posent des chats dans des situations étranges et coquasses (si si, des chats, vraiment), vous aurez déjà son nom sur le bout de la langue (AVOUEZ !). Subitement, il est au carrefour de toutes les conversations. Contrairement à Voldemort, on ne fait que le nommer. Les blogueuses ne tarissent pas d’éloges sur lui et il se passe rarement une semaine sans que des chroniques apparaissent à son sujet. Puis un beau jour, des amis qui ne lisent même pas (!) vous harponnent comme si vous aviez commis un meurtre : « Mais comment, tu n’as pas encore lu les Gilles Legardinier ?! » (de toute évidence, il s’agit d’une cruelle infamie). Vous avez beau haussé les épaules avec dédain et lever les yeux au ciel en vous targuant « de ne pas suivre les modes » et « de lire ce que vous voulez d’abord », vous commencez à vous sentir de plus en plus à la ramasse, comme si vous passiez à côté DU truc du moment. La pression est trop forte. Tellement forte qu’on finit forcément par craquer… (comment ça je suis faible ?!).

 

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Par pur esprit de contradiction (comprendra qui pourra), je n’ai pas commencé par « Demain j’arrête » que tout le monde semblait pourtant avoir dévoré. A la place, je me suis jetée sur « Complètement cramé ! » sans même connaître une once de l’histoire et sans avoir lu une seule critique sur le sujet. Avez-vous déjà tenté de lire le livre d’un auteur dont on ne fait que parler sans rien en savoir vous-mêmes ? C’est une expérience flippante étonnante. Pour une raison dont j’ignore tout, je m’étais faite une idée totalement préconçue de l’écriture de Gilles Legardinier. Je ne sais pas si ce sont les couvertures de ses livres (qui semblent avoir été créées par quelqu’un qui tourne visiblement à l’acide ;)) qui m’ont induites en erreur mais j’étais persuadée de me trouver face à un roman léger, loufoque, hilarant… En un mot ? Complètement cramé ! J’ai découvert finalement une fresque superbe sur les relations humaines, un brin perchée en effet mais beaucoup plus profonde qu’on pourrait le croire de prime abord. Une belle découverte certes… Mais à mille lieues de ce à quoi je m’attendais !

 

« Complètement cramé ! »
Se plonger dans l’histoire

 

Andrew Blake se réveille un matin avec la sensation étouffante de passer à côté de sa vie. Chef d’entreprise anglais, l’homme qui a réussi brillamment sa carrière s’avère surtout très seul depuis le décès de sa femme et le départ de sa fille à l’autre bout du monde avec laquelle il n’a que peu de contact. Ayant le sentiment d’avoir perdu tour à tour tous ceux qui comptaient pour lui, il ne sait plus réellement quoi attendre de la vie. Avec l’aide de son meilleur ami, il quitte précipitamment la direction de son entreprise et se fait engager comme majordome au domaine de Beauvillier, en France, là où il avait rencontré sa défunte épouse. En cachant à tout le monde sa véritable identité, il espère ainsi pouvoir repartir à zéro. Mais il ne s’attendait certainement pas à y faire des rencontres aussi extraordinaires et hautes en couleurs : des rencontres qui pourraient fort bien changer la face de son monde… Entre Nathalie, sa patronne veuve et ses habitudes étranges, Odile, la cuisinière au caractère bien trempé, Manon, la jeune femme de ménage et ses problèmes de cœur brisé et enfin Philippe, le régisseur complètement toqué, Andrew va avoir fort à faire pour réunir tout ce petit monde qui travaille ensemble sans jamais vraiment entrer en contact. Lui qui cherchait un moyen d’en finir va finalement être obligé de tout recommencer à nouveau…

 

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« Complètement cramé ! »
Je me lance ou pas ?!

 

Avez-vous déjà imaginé ce que donnerait une Amélie Poulain version masculin ? Car c’est exactement le personnage qui s’est imposé dans mon esprit en lisant les aventures rocambolesques d’Andrew. A mes yeux, il n’est rien d’autre qu’une Amélie Poulain déguisée en majordome, ce qui donne un mélange sacrément exceptionnel ! Andrew est profondément bon : j’avoue qu’il est bien difficile de ne pas l’aimer. D’entrée de jeu, on s’identifie à lui car qui n’a jamais rêvé de tout quitter pour tout recommencer ailleurs ? (en mieux de préférence ;)) Lui trouve le courage de le faire : notre homme d’affaires quitte du jour au lendemain une situation jugée confortable pour bon nombre de personnes pour devenir majordome (et donc se mettre au service des autres). Tout part de ce dénuement extrême et plutôt « couillu » il faut le dire. Arrivé au domaine de Beauvillier, il est tout de suite confronté à des personnalités diverses, hautes en couleurs et pour le moins atypiques (une question me taraude : nous ressemblons vraiment à ça nous autres Français ?!). Mais il en faudrait plus pour décourager le personnage (au flegme très british !) qui se met en tête de trouver le meilleur dans toutes les personnes qui l’entourent et surtout de créer du lien, comme un magicien, partout où il passe. Et ça marche ! Ce roman fleure bon l’optimisme et la générosité : si vous avez perdu toute foi en l’être humain, lisez-le sur le champ ;)) Il m’a fait penser au merveilleux « Ensemble c’est tout » d’Anna Gavalda. Tout comme chez elle, on retrouve des personnages uniques et un peu fous, un peu perdus, errant chacun de leur côté de la vie. Jusqu’à ce qu’un miracle les réunisse et les ressuscite…

 

Sur cette base, « Complètement cramé » est une vraie bouffée d’air frais. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’aventure mais une fois que l’on fait connaissance avec les héros, difficile de les quitter ! Pourquoi ? Car ils sont terriblement humains. Plein de défauts, de petites failles, de sensibilité qui nous les rend très familiers. Ils nous ressemblent beaucoup. Même si, comme signalé plus haut, je n’ai pas trouvé le livre désopilant, certaines scènes sont de véritables petites pépites. J’ai effectivement souri de tendresse une bonne partie de ma lecture pour ces personnages qui en ont tous bavé d’une manière ou d’une autre et qui méritent plus que tout d’être heureux. Certaines situations virent à l’ubuesque et il est vrai qu’on y croit difficilement. Mais qu’importe : tout est toujours très bon enfant ! L’écriture de Gilles Legardinier a en plus cette chance d’être très agréable. Les chapitres sont courts mais surtout, l’alternance entre les quelques « gags » et les scènes plus graves, plus émouvantes aussi, est particulièrement bien dosée. Moi qui m’attendait à tort à un roman particulièrement humoristique, ce ne sont pas du tout les scènes rigolotes qui m’auront séduite finalement.

 

Ce qui m’a le plus bouleversé tient surtout dans la partie plus philosophique du livre. Au-delà des bons sentiments bien présents, certains passages sont réellement empreints de beauté et de profondeur. Malgré des côtés espiègles invétérés, Andrew Blake est surtout un vieux sage déguisé en bonne fée. Son vécu et son recul, ses souvenirs émouvants en font quelqu’un de très éclairé au sujet de la nature humaine. Sa grande humanité, son regard toujours neuf sur les gens qui l’entourent le rendent particulièrement émouvant. Au delà de l’histoire « gentillette », il apporte donc une réelle réflexion sur la vie et sur ce qu’elle nous apprend. Et surtout sur ces décisions qui peuvent la faire basculer, nous rendre heureux si on le veut vraiment ou nous plonger dans le désespoir. C’est plein de bon sens et de maturité. Si j’avais eu un grand-père, j’aurais voulu qu’il ressemble à Andrew. Quelqu’un de toujours positif et qui a suffisamment vécu pour vous rappeler qu’il ne sert strictement à rien de se pourrir la vie pour des broutilles. « Complètement cramé » sonne finalement comme une belle leçon de vie. On peut parfois penser que le meilleur est derrière nous puis rencontrer les personnes ou vivre l’événement qui changera tout. Encore faut-il bien ouvrir les yeux (et le cœur) pour être prêt à reconnaître ces personnes et à apprendre d’eux. Car tout est dans le partage finalement. Et à quoi servirait une vie seul dans son coin, en tête à tête avec nous-mêmes ? Alors aimons nous mes frères et sœurs car il n’y a que ça de vrai ! (AMEN)

 

En résumé, je peux le dire maintenant : « MAIS COMMENT ÇA TU N’AS PAS LU LES GILLES LEGARDINIER ?! TU DOIS LIRE LES GILLES LEGARDINIER ! ». Surtout si :

– vous souffrez de dépression ou faîtes une overdose au genre humain
– vous aimez les romans feel good et avez besoin d’un petit coup de fouet pour pimper votre moral en cette presque fin d’hiver
l’optimisme à la louche ne vous fait pas peur (attention, effet indésirable : vous rendre compte que la vie est mille fois mieux dans les livres dès la fin de votre lecture…). Vous voilà prévenus… ;))

 

« Chacun est seul à un moment ou à un autre.
Le tout, c’est de retrouver le chemin vers les autres, si c’est possible… »

 

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Une balade hivernale au Château de Chamarande (du vert à 35 kilomètres de Paris !)

 

Hello mes petits chevaliers !

 

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais on imagine toujours l’Ile de France comme ce vaste truc autour de Paris. Un truc sans AUCUN intérêt la plupart du temps. Reconnaissons-le : on a plus de chance dans une vie d’entendre nos chers amis Parisiens nous demander de venir les voir intra-muros que l’inverse. Je ne compte plus le nombre de trajets en RER (puis en voiture) que j’ai fait pour rejoindre les « soirées parisiennes » qu’il ne fallait manquer à aucun prix. Quand à l’inverse je demandais à mes amis de venir me voir en banlieue, ce vaste ensemble juste derrière Paris où, aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avons aussi des restaurants, des cinés et même quelques musées, je me prenais des airs ahuris en retour qui semblaient me crier : « Que nenni mon Seigneur ! ». J’avais beau leur dire que des tas de choses chouettes (dont moi évidemment ;)) se trouvaient à moins de 30 minutes de RER, je ne me prenais qu’un énorme silence assourdissant en retour. Avec le temps, j’ai fini par admettre que oui, Paris est bel et bien le centre de la Terre (pour ne pas dire du Monde) pour une majorité de personnes… Toujours est-il que j’ai la chance de vivre dans cette belle région qu’est l’Ile de France depuis toujours. Et depuis que j’ai mon appartement, l’envie de sillonner ces superbes recoins fait son chemin dans ma tête. Car dieu sait qu’il y a de belles choses dans le quartier et qu’il est grand temps que je me lance à leur découverte ! Chaque mois donc, j’essaierai de visiter un château ou un parc de la région et de vous en parler 🙂 Et pour vous avoir déjà parlé du Château de Brissac, vous savez à quel point j’aime ça…!

 

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Tout a commencé jeudi : j’ai ouvert la fenêtre à mon réveil et un soleil éblouissant m’a accueilli. Le genre de soleil qu’on avait pas vu depuis longtemps dans le coin si vous voyez ce que je veux dire ! J’ai eu immédiatement envie de sortir et de profiter de cette journée off aux faux airs de printemps pour respirer et voir quelque chose de nouveau. Après quelques recherches, j’apprends que la majorité des châteaux de la région est malheureusement fermée jusqu’à la reprise de la saison à la mi-mars 2015 (logique me direz-vous, mais la bonne nouvelle c’est que nous n’avons plus longtemps à attendre !). Le seul à être ouvert été comme hiver est le domaine départemental de Chamarande. Une chance, ça n’est pas loin de chez moi et pourtant, je n’y ai jamais mis un orteil. L’occasion inespérée de réparer cette infamie sans nom !

 

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Arrivée à Chamarande après une demi heure de route, je dois bien admettre qu’il y a une petite chose que je n’avais pas prévu : que le soleil se fasse la malle en cours de route. Il fait froid, froid, froid. Mais bon, ce n’est pas ce ciel tristounet qui va nous arrêter quand même ?! Moi qui suis passionnée par le patrimoine, je dois dire que je suis immédiatement servie. L’entrée dans le domaine se fait par une immense et superbe grille. Fait suffisamment rare pour être souligné : tout y est gratuit (je sais, moi aussi cela m’a fait un choc). Du parking au parc du château en passant par l’accès aux expositions, vous n’aurez pas à débourser un centime… Par ces temps de crise, il est bon de savoir qu’il reste encore des endroits splendides… et (vraiment) accessibles à tous !

 

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Ensuite, le château saute évidemment tout de suite aux yeux. Créé par l’architecte Nicolas de L’Espine dès 1654 et conçu dans le style Louis XIII, il est passé de mains en mains de riches propriétaires jusqu’à devenir en 1978 la propriété du Conseil Général de l’Essonne. Même s’il n’est pas immense (pas de méprise, Versailles c’est quelques kilomètres plus loin ;)), j’en ferais volontiers ma résidence secondaire pour y organiser quelques garden party !

 

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Prenez le temps de vous poser quelques instants au centre de la cour d’honneur pour observer ce superbe édifice. Un seul détail m’aura chagriné : que les douves ne soient pas remplies ! (oui, bon, j’avoue : les douves sont ce que je préfère dans les châteaux. J’ai beau savoir qu’elles ne peuvent pas être remplies, je ne peux pas m’empêcher d’espérer… Ne cherchez pas, c’est pathologique !).

 

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Je me suis ensuite promenée sans but dans le parc comportant quand même 99 hectares ! Même si en plein hiver ce qui nous fait face fait plutôt office de paysage de désolation, on ne peut s’empêcher de trouver ça splendide.

 

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Au cours de la balade, on tombe nez à nez avec des choses diverses et variées dont certaines sortant carrément de l’ordinaire ! Car au delà de l’écurie et de ses animaux qui raviront les plus jeunes, des sculptures anciennes et des bassins d’eau (malheureusement vides en hiver), vous aurez aussi la chance de croiser des œuvres d’art contemporaines disséminées un peu partout dans le parc.

 

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Le domaine de Chamarande accueille en effet artistes, spectacles vivants, festivals et œuvres originales tout au long de l’année. L’été, des hamacs, des baignoires pour prendre un bain (de soleil !), des barques (permettant de faire un tour sur le Canal des Amoureux) sont mis à disposition des visiteurs.

 

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L‘hiver, les œuvres sont toujours là et n’en interpellent que plus, à l’image de cette « truie-nénuphar » qui m’a laissé plutôt perplexe. Ici, l’art est partout et j’ai trouvé assez exceptionnel qu’il se marie aussi bien à la nature et apparaisse comme par magie au détour des chemins, suscitant surprises et interrogations.

 

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Ce domaine où il fait bon errer (et rêver !) m’a donné une furieuse envie d’y retourner aux beaux jours pour profiter encore plus des berges de la Juine (l’étang qui traverse le domaine) et pourquoi pas y faire un tour de barque (il faut se lancer paraît-il !). Si vous êtes sensibles aux sorties à la fois nature et culturelles, vous devriez trouver votre bonheur au domaine de Chamarande.

 

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Les chemins aux milles surprises de cet immense domaine devraient ravir petits et grands. Si je n’avais pas été aussi frigorifiée, j’y serai volontiers rester plus longtemps (mais un bon chocolat chaud avait pris le contrôle de mon esprit sans que je ne puisse lutter !). Si une escapade hors du temps vous intéresse en attendant le printemps (qui j’espère va vite se magner d’arriver…), ça se passe ici :

 

DOMAINE DEPARTEMENTAL DE CHAMARANDE
38 RUE DU COMMANDANT ARNOUX
91730 CHAMARANDE

A 35 km au sud de Paris
A 5 min de la gare RER C de « Chamarande »

Accès au parc ouvert toute l’année
Accès au château ouvert durant les périodes d’expositions
Toutes les activités sont 100 % gratuites

 

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J’ai vu… « Les Nouveaux Héros » (le dernier Disney validé par les petits… et par les grands !)

 

Hello mes Supers Méchants !

 

Il faut que je soulage ma conscience en vous faisant une micro confidence (ROULEMENT DE TAMBOURS). Je sais que le nom de ce blog pousse à croire que j’aime à peu de choses près tout ce qui se rapporte au monde de l’enfance (sans blague ?!). Et cela s’avère vrai à 99%. Le problème me direz-vous ? Il s’agit du pour cent restant ! Alors il est grand temps de vous l’avouer : je n’aime pas DU TOUT les dessins animés. Plaît-il ? Ou plutôt (pour être totalement exacte) : je n’aime pas DU TOUT les dessins animés d’aujourd’hui. Je sais, je sais, cette révélation sent très fort la vieille mégère aigrie. J’en conviens. Pourtant, attachez-moi pieds et poings liés devant « Blanche Neige et les Sept Nains », « Cendrillon » ou « Le Roi Lion » et je serai béate d’admiration. Ce sont pour moi de véritables chefs d’œuvre du passé que je vénère par dessus tout, témoins privilégiés de mon enfance. A l’époque, on avait ce bon vieux Walt et chacun de ses films étaient un véritable événement. Puis Pixar est arrivé en force dans la foulée. Et quand Dreamworks a fait son apparition, vous m’aviez déjà complètement perdue ;))

 

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Je sais qu’il faut vivre avec son temps et je reconnais volontiers que les films pour enfants atteignent aujourd’hui un niveau esthétique assez impressionnant. Mais je n’y peux rien : même avec la meilleure volonté du monde, ils ne m’intéressent plus vraiment. Pour preuve (s’il en fallait une) : il suffit que j’entende les premières notes de « LIBÉRÉE, DÉLIVRÉEEEEE ! ♫ » pour que j’ai envie de me pendre… Vous me direz, il y a pire comme petit secret. Pas de quoi fouetter un chat : il me suffit d’éviter les dessins animés et on en parle plus ! Certes, mais c’était sans compter sur ma charmante fratrie qui n’a pas eu meilleure idée que de s’atteler au repeuplement de la planète en m’offrant de merveilleux neveux d’amour. Et il leur suffit de me regarder avec leurs grands yeux innocents et malicieux tout en me disant que « le ciné avec tata c’est vraiment trop cool » pour que je craque (JE SUIS FAIBLE).

 

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Et c’est comme ça que vous vous retrouvez au cinoche sans même l’avoir vu venir, un jour tranquille comme aujourd’hui où vous aviez prévu de vous occupez de vous et rien que de vous (en mode me, myself and I pour une fois), dans une salle remplie de charmantes têtes blondes (car ce sont les vacances) à regarder non pas « Cinquante Nuances de Grey » (un peu jeunes quand même pour leur imposer ça ;)) mais « Les Nouveaux Héros » (en priant surtout très fort pour que ce soit plus intéressant que les « jeux » de Mister Grey mais sans trop y croire… !). Verdict ? Alors que je m’attendais à passer une heure et demie lente et douloureuse (mon côté négatif sans doute…), j’ai adoré le dernier Disney de A à Z ! Comme quoi, les miracles existent… Je vous raconte ?!

 

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« Les Nouveaux Héros »…
Se plonger dans l’histoire !

 

Hiro Hamada n’est pas seulement un gamin super mignon : il a aussi une tête bien pleine. Après avoir obtenu son Bac à l’âge de 13 ans, il se passionne pour la robotique et tout ce qui s’y rapporte. Son grand frère Tadashi – aussi malin que lui – le pousse à intégrer la grande université de la ville de San Fransokyo où ses talents de bricoleur-inventeur pourront enfin pleinement s’exprimer. Mais dans la foulée, Hiro découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville. Avec l’aide de Baymax, un robot infirmier très attachant créé par son frère, l’adolescent va tout mettre en œuvre pour sauver la population. Aux grands maux les grands remèdes : il décide de créer avec l’aide des amis de son frère une bande de supers-héros hyper high-tech, « les Nouveaux Héros », pour combattre l’infâme Yokai.

 

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« Les Nouveaux Héros »…
Je me lance ou pas ?!

 

Que je vous résume la situation simplement. Si je vous dis que mon neveu – plutôt timide en général – a ri à gorge déployée durant la moitié du film, vous comprenez déjà que les « Nouveaux Héros » n’est pas n’importe quel film ! De son côté, la grande enfant que je suis ne s’est pas ennuyée une seule seconde non plus. Tout du début jusqu’à la fin aura suffi à me séduire et à me réconcilier avec les dessins animés (enfin… façon de parler ;)). Durant les premières minutes du film, j’ai pourtant eu une sueur froide : je n’étais pas sans savoir que le scénario était librement adapté de l’univers Marvel et de sa bande dessinée « Big Hero 6 » et ce léger « détail » me gênait un chouïa. Même si je ne suis pas très « princesse » au quotidien, j’avais la trouille de me retrouver devant un dessin animé 100% petits mecs, avec robots et supers méchants à la clé… Rien de très excitant pour la fille que je suis ! Hé bien que nenni : Disney pense décidément à tous les (grands) enfants et chacun trouve son bonheur dans le scénario.

 

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Déjà, visuellement, le film est tout simplement splendide. C’est beau, c’est design, c’est futuriste à souhait, à mi-chemin entre le manga et le film de science fiction (on parle robots quand même ! ;)). Les personnages sont d’une beauté incroyable et j’ai littéralement craqué pour la ville de San Fransokyo, savant mélange (vous l’aurez compris) entre San Francisco et Tokyo. Le mix entre le Golden Gate, les rues en pentes, les grattes ciel et les cerisiers en fleurs est tout simplement détonant ! On adore et on adhère. Et puis bien sûr, il y a Baymax ! Je défie quiconque de ne pas tomber raide dingue de ce gros bonhomme blanc moelleux comme un chamallow qui a été créé dans le seul but de veiller sur autrui (super idée les mecs).

 

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Franchement, qui ne rêverait pas d’en avoir un comme ça dans la vraie vie ? Baymax est cool, Baymax est amusant, Baymax est émouvant et sait écouter mieux que quiconque. Son côté bonhomme Michelin nous donne en plus envie de lui faire de gros câlins pendant toute la durée du film (et même après !). Et surtout : Baymax est bien plus humain que la majorité des personnes qui peuplent la planète Terre. Il n’a beau être qu’un robot androïde maladroit fait de vinyle gonflable et doué de mimiques adorables, c’est lui LA star du film. Alors on ne peut pas s’empêcher de s’attacher à lui et à Hiro, d’autant plus que ces deux-là font vraiment la paire.

 

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Sous nos yeux naît une super chouette amitié qui réchauffe le cœur. Car même si le p’tit bonhomme connaît de gros coups durs, il peut toujours compter sur Baymax pour lui sortir la tête de l’eau. Clairement donc, « Les Nouveaux Héros » cumule les points positifs ! En plus de l’action trépidante, l’émotion est là et tire carrément les larmes (si si, vraiment). C’est tendre et drôle à la fois. On rigole énormément, on est ému, bref : on retrouve son âme d’enfant. Dès les premières secondes du générique, la magie opère. Les personnages secondaires ne sont pas du tout en reste et ne se contentent pas de faire tapisserie. Cette bande de « nouveaux héros » est juste géniale, chacun avec ses talents si particuliers ! Les scènes de combat et les costumes des supers héros sont funs, ça bouge dans tous les sens et en plus la bande son cartonne. En bonne fan de Fall Out Boy, quelle surprise de les retrouver dans la BO d’un dessin animé survitaminé ! J’A-DO-RE.

 

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En résumé, s’il faut voir un dessin animé en ce moment, ça ne peut être que celui-là (attention : il y a moult concurrence pour nos amis en ce moment puisque « Bob l’Eponge » et « Maya l’Abeille » sont aussi à l’affiche – mais ne comptez pas sur moi pour aller les voir. Non non vraiment, faut pas pousser quand même !). Le mariage entre la morale bienveillante des héros de Disney et les supers-héros made in Marvel fonctionne à 300 % malgré les craintes. Mon neveu est ressorti de la projection heureux comme un pape et n’ayant plus que le nom de Baymax à la bouche. Opération séduction totalement réussie ! De mon côté, je ne regrette pas d’avoir cédé au regard digne du Chat Potté de mon Loulou (de toute façon, il sait que ça marche à tous les coups sur sa tante ;)). Car parfois, on apprend beaucoup de ces petites bouilles d’anges que sont les mômes. On a passé un superbe moment devant la grande aventure de Hiro : c’est un film que tout le monde devrait courir voir, une très belle réussite ! Il m’a permis de me rappeler que Disney restera toujours Disney quoi qu’il arrive et que les époques ont beau passé et les films d’animation évoluer, on ne saurait être déçus par Monsieur Walt…

 

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Ne me flagellez pas mais… J’ai vu « Cinquante Nuances de Grey » !

 

Hello mes lapins !

 

Il est là, il est tout chaud : le dix millième article consacré à « Cinquante Nuances de Grey » cette semaine est juste sous vos yeux ! (ne me remerciez pas). A peine sortie du cinéma, il me semblait IMPOSSIBLE de résister et de ne pas partager avec vous mon opinion sur ce film qui fait couler tant d’encre ces derniers jours. Entre ceux qui déclarent passionnément que jamais ô grand jamais ils ne lèveront une paupière vers ce film misogyne et ceux qui, ni vu ni connu, aimeraient bien se rincer l’oeil mais sans avoir à avouer qu’ils ont été voir cette daube, le match est clairement de mise. Alors dans quel camp me situe-je me demanderez-vous peut-être ?! A vous je peux le dire : vraisemblablement du côté de ceux qui veulent rire avant toute autre chose (et se rincer l’oeil évidemment, cela va sans dire ;)).

 

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Je vous avais déjà longuement parler ici de l’énorme potentiel humoristique de cette saga à succès en vous présentant mes avis sur Cinquante Nuances de Grey et Cinquante Nuances plus sombres. Puis, m’étant retrouvée à piquer un roupillon au cours de Cinquante Nuances plus claires et étant dans l’incapacité totale d’aller au bout de ma lecture pour cause d’ennui profond (et mortel), je n’avais bien évidemment pas pu vous faire part d’une ultime chronique sur la saga. La faute à Mister Grey : à partir du moment où notre maniaque du contrôle avait décidé de se ranger et de rejoindre le côté lumineux de la force (celui où on parle mariage et bébé, BEURK), j’avais déjà lâché l’affaire. Était-ce une raison suffisante pour tourner le dos au film ? J’en ai bien peur ! Mais n’étant plus à une nuance près sur le sujet, j’ai tout de même tenu à aller voir ce que donnait cette adaptation sur grand écran de mes propres yeux (et puis les occasions de rire se font bien rares en ce début d’année, il fallait donc y remédier d’urgence). Problème : je n’ai pas ri (ou très peu) en visionnant « Cinquante Nuances de Grey ». Je me suis juste profondément ennuyée… La curiosité, ce vilain défaut ! Retour sur deux heures perdues et particulièrement longues…!

 

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Ils nous avaient offerts une promo exceptionnelle, invitant carrément les spectateurs à boycotter le film (visiblement, on ne leur avait pas bien expliqué le principe de la publicité justement !) et n’hésitant pas à clamer haut et fort qu’ils se détestaient (ça donne envie) : il ne m’en fallait donc pas plus pour avoir envie de découvrir le jeu de Jamie Dornan et de Dakota Johnson. Comme tout le monde, ce casting m’avait laissé plutôt pantoise au moment où il a été dévoilé. Les imaginer en plus avec l’envie de s’étrangler (quoique, cela aurait pu être pratique pour certaines scènes…) commençait à devenir vraiment excitant intéressant. Hé bien j’ai été plutôt étonnée je dois dire : Jamie Dornan que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam (oui, je vis dans une grotte) s’en sort parfaitement dans le rôle de Christian Grey. Pas de doute, il a quelques problèmes psychologiques (comme lui), de grosses voitures (comme lui), un appart’ de rêve (comme lui) et de gros souci avec l’engagement. Tout comme lui quoi. Comme il est beau gosse, archi froid et qu’il porte hyper bien la cravate, on ne peut pas s’empêcher de bien l’aimer quand même.

 

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Dakota Johnson avec son teint pale et ses yeux de poupée de porcelaine (elle devrait faire un procès à son coiffeur par contre, à moins qu’elle ait tenté de couper sa frange toute seule…) joue à merveille la cruche inexpérimentée qui se mordille la lèvre toutes les cinq minutes (parce que c’est sexy paraît-il). Là où on ne peut que saluer le film, c’est qu’elle est mille fois plus supportable que dans les bouquins (et c’était pas gagné). Ici au moins, à part quelques « Putain » et « Oh la vache » savamment placés, on a pas l’accès direct à toutes ses pensées intimes. Et franchement : TANT MIEUX (ça nous fait des vacances !). Ce qui reste inchangé par contre ? La veinarde continue à être au paradis avant même que Grey ne l’ait effleuré. Et nous, pauvres spectatrices, on continue de se demander comment elle fait… Le film lui donne aussi quelque chose d’inestimable : du caractère. Devant la caméra, Ana se révèle plus tenace, moins « manipulable » (mais ne rêvons pas, ce n’est que le premier volet), plus futée en fait. On a presque du mal à y croire. Pour deux personnes qui ne peuvent pas se blairer à la ville, ces deux-là donnent plutôt bien le change niveau alchimie à l’écran. Les répliques clés et les dialogues un brin mélo à la « Twilight » ont été gardés pour la plupart ce qui donne un mélange détonant entre la tiédeur des actes de Grey et la chaleur de ses paroles : comme dans la saga, on ne le suit pas très bien ! Mais au moins est-il fidèle à lui-même…

 

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Devant une telle avalanche de compliments, vous vous demandez sûrement ce qui pêche dans ce film qui semblait plutôt bien parti. Hé bien l’action tout simplement ! On s’y attendait mais clairement, il ne se passe rien (ou si peu !). C’est mou du genou. Comment meubler un film où seules 12 minutes de sexe sont représentées à l’écran alors que le livre en est rempli, dans toutes les pièces et dans toutes les positions ?! Je sais : nous sommes faces à « un film grand public » et non sur Canal + le dimanche à une heure très tardive ;)) Toutefois, je me suis parfois moins ennuyée devant certains épisodes des Feux de l’Amour, ce qui est fâcheux. Pour tout dire, la personne qui m’accompagnait a même sombré dans un profond sommeil. Moi-même, je remercie vivement le pot de pop corn pour m’avoir autant stimulé. Car absolument rien à l’écran ne m’a fait autant d’effet que cette dose de sucre.

 

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Pas la moindre excitation au programme, pas le moindre dressement de poil. Comme promis, rien n’est montré, tout est suggéré. Les scènes de sexe sont pourtant filmées avec élégance et sensualité (mais c’est peut-être là où le bas blesse dans un film censé dépeindre une relation « déviante » et sado maso ?), semblables par moments à de véritables scènes d’art. On regrette tout de même de ne pas voir grand chose (bà si, quand même), hormis un « one shot » du fessier de Jamie Dornan (très intéressant par ailleurs) et les seins de Dakota en long, en large et en travers. Ah ça c’est sûr, rien ne dépasse. Seule la scène finale dans la Chambre rouge de la douleur fait vraiment mal (dans tous les sens du terme).

 

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Que ceux qui le craignaient se rassurent donc : on est très très loin de la vulgarité tant redoutée. Pour preuves, j’ai été étonnée du nombre d’ados présents dans la salle, venus en bandes (car c’est trop swag comme sortie du mercredi), et déclamant haut et fort à la sortie qu’ils « avaient trop le seum » d’avoir dépensé près de 9 euros pour « ne rien voir ». Ça veut tout dire (et ça laisse rêveur sur cette génération). Bref, comme on s’en doutait, « Cinquante Nuances de Grey » est LE film à conseiller à quiconque veut s’ennuyer ferme et à des heures de sommeil à rattraper. Je n’aurais jamais imaginé dire ça un jour mais concrètement, autant lire la saga (au moins s’y passe-t-il des choses plus ou moins intéressantes !). Un seul élément rattrape à mes yeux ce massacre : la BO si superbement choisie. De Annie Lennox à The Weeknd (juste génial) en passant par Ellie Goulding et notre légendaire Beyoncé, le beau monde s’est donné rendez-vous pour accompagner le scénario de sons intimistes et sublimes. Ne reste qu’à fermer les yeux et à savourer… enfin !

 

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Pourquoi vaut-il mieux revoir « Dirty Dancing » plutôt que d’aller voir le Musical…

 

Hello mes petits danseurs étoiles !

 

Après plus de trois mois d’absence totale sur la blogosphère, très occupée [en vrac] à : 1) préparer un concours 2) échouer à un concours (mais c’est pas grave !) 3) chercher un appart’ 4) trouver un appart’ [YES !] 5) faire des cartons 6) trier, jeter, ranger [phase ô combien ennuyeuse] 7) monter des meubles Alinéa [en mode Mc Gyver] 8) EMMENAGER [YESSSS !] 9) prendre mes marques… I AM BACK ! [enfin !!] . On a beau être des millions de grains de sable sur la toile et celle-ci a beau tourné parfaitement sans nous, merci mille fois à celles et ceux qui auront pris le temps de me laisser un petit mot voire même de s’inquiéter pour moi pendant cette longueeee traversée du désert. C’est juste touchant (particulièrement Marie, Holly et Sophie, trois personnes plus chouettes les unes que les autres ♥). Je suis plus qu’heureuse de tous vous retrouver enfin, avec pour l’occasion une petite review de ma sortie de ce week-end : le bien nommé « Dirty Dancing, le Musical » au Palais des Sports de Paris.

 

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Lorsque les places ont été mises en vente, je me suis littéralement jetée dessus. Déjà pour en offrir. Puis, très vite, j’ai décidé d’en prendre une pour moi-même (car on ne parlera jamais assez de l’importance et du bienfait de ces cadeaux qu’on se fait à nous-mêmes !) [c’est bon pour le moral ♫]. Au risque de passer pour la typique fille de base (tant pis, je le prends ;)), je fais partie de cette génération qui chérit « Dirty Dancing » plus que n’importe quel autre film. Histoire pourtant banale (une fille ordinaire tombe amoureuse d’un mec peu ordinaire pendant les vacances et devient à ses côtés une danseuse d’exception alors qu’elle était incapable de suivre un rythme au début du film) [aparté : c’est fou ce qu’on peut apprendre en 1h30 ;)], ce scénario fait surtout DU BIEN. Je ne peux sincèrement pas compter le nombre de fois où j’ai pleuré en voyant la voiture de Johnny filer dans la poussière sur fond de « She’s like the wind ». Le nombre de fois où j’ai rêvé d’avoir un Johnny au blouson de cuir dans ma vie, aussi rebelle que sensible, pour me faire virevolter (c’est un des effets secondaires de « Dirty Dancing » : pas la peine de lutter, c’est inévitable !). Le nombre de fois où, le cœur battant et les yeux brillants, j’ai appuyé sur la touche « repeat » de mon lecteur DVD pour regarder à nouveau la scène finale sur « Time of my life » [ON LAISSE PAS BÉBÉ DANS UN COIN].

 

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Dire qu’il y a de l’amour – que dis-je, de la passion ! – entre « Dirty Dancing » et moi est donc un énorme euphémisme. Il va sans dire que je ne pouvais qu’être présente au rendez-vous pour voir l’événement sur scène, idée assez chouette quand on espère exploiter un filon jusqu’au bout mais plutôt risquée il faut l’avouer… Car peut-on réellement adapter sur scène le mythe de toute une génération (voire même de plusieurs !) et surtout le faire BIEN ? (vous avez 2h ;)). Je me suis donc rendue dimanche dernier au Palais des Sports en tentant de faire fi de tous les a priori possibles malgré les reviews très très mitigées que j’avais lu sur le sujet et mon air catastrophé devant les quelques extraits – bien mal joués il faut le reconnaître – que j’avais vu dans certains reportages (je priais surtout très fort pour qu’ils se soient améliorés après un mois sur scène). Malgré l’ouverture de mon esprit et de mon cœur (mais pas assez apparemment…), je suis ressortie de ce spectacle deux heures plus tard (qui tient d’ailleurs plus du théâtre chanté que du Musical, mais soit…) mi amusée mi catastrophée, pas bien certaine de ce que je venais de voir sur scène : « Dirty Dancing », comédie musicale ou parodie ?! Dissection d’un désastre annoncé…

 

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Pourquoi préférer revoir le film (encore et encore) ?

 

1) Pour Patrick Swayze : ouvrons le bal avec un bon lieu commun sinon rien ! Patrick Swayze n’est évidemment pas un hasard dans l’immense succès qu’a rencontré « Dirty Dancing ». Acteur et danseur d’exception, il incarnait Johnny Castle de façon brillante, comme si le rôle du bad boy avait été écrit pour lui. Corentin Mazo, l’acteur au physique bien frêle choisi pour interpréter son rôle mythique se débat autant qu’il le peut pour lui rendre justice sur scène mais rien à faire : la seule chose qui aura su me séduire chez lui, ce sont ses fesses moulées dans son jean noir … (et ce n’est déjà pas si mal j’imagine). Problème : ce n’est pas le moins talentueux de la troupe !

 

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Plaît-il ?

 

2) Pour Jennifer Grey : Je ne sais pas vous mais ce que j’aime le plus chez Bébé, c’est son côté normal (et ses cheveux). Bà oui : quand une fille ordinaire (genre moi) voit une autre fille ordinaire réaliser un truc extraordinaire (genre danser un mambo de tous les diables alors qu’elle galérait déjà manifestement avec le madison) et en plus pécho un mec sexy, on commence à croire sérieusement que rien n’est impossible et que si elle le fait, on peut le faire aussi [NB : en vrai, le cinéma a ses limites]. Cécile Mazéas, si son rôle est à saluer dans la mesure où elle a littéralement appris à danser pour entrer dans la peau de Bébé, est terriblement agaçante ! Hormis le fait qu’elle parle avec une voix haut perchée et ricane comme une poule en rut (cf. le passage des chatouilles sous le bras), elle transforme surtout Bébé en ado culcul la praline voire carrément insupportable. On se retient mais on lui mettrait bien deux-trois claques pour la calmer…

 

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L’une de ces deux photos transpire la sensualité, l’autre pas…
Saurez-vous retrouver laquelle ?

 

3) Pour la mise en scène : dans le film, tout est fluide, limpide, bien amené… Oui mais ça, c’est le film justement ! La comédie musicale, elle, pêche carrément dans sa réalisation. Certaines scènes sont terriblement longues et d’autres, pures inventions dans le but manifeste de meubler, sont d’un ennui mortel (surtout après l’entracte). Vouloir replacer l’année 1963 dans son contexte historique, évoquer Martin Luther King et la ségrégation raciale était loin d’être une mauvaise idée. Mais quel est l’intérêt ici ? Perso, je cherche encore et je ne suis pas sûre de trouver un jour… Les transitions entre les scènes, quand elles existent, sont souvent très très maladroites. Le son n’est pas toujours excellent, à moins que certains acteurs n’articulent pas assez. Les décors quant à eux sont mignonnets dans le genre sobre… mais très loin d’être extraordinaires. Ne parlons pas de certaines scènes clés comme celle du porté dans le lac qui vire au comique avec les ombres des acteurs apparaissant difficilement derrière le panneau prévu à cet effet et le ridicule bruitage de l’eau… [PLOUF]. Certes, question budget, on ne peut pas comparer une comédie musicale telle que « Dirty Dancing » à un « Roméo et Juliette » ou à un « Roi Soleil ». Il faut le savoir et s’y attendre. Mais là, tout ceci fleure cruellement l’amateurisme. On pardonnerait sans problème au spectacle de fin d’année du club théâtre du Collège de Trifouillis les deux Églises mais ici et vu le prix des places, faut pas déconner quand même…

 

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Attention, un vrai lac s’est caché dans cette scène

 

4) Pour les répliques phares : j’ai beau creusé, je ne comprends toujours pas comment se sont passées les réunions concernant l’adaptation de « Dirty Dancing » en comédie musicale. C’est à croire qu’ils on fait plouf plouf afin de décider quelles répliques clés seraient gardées et lesquelles partiraient direct à la poubelle. Le problème n’est pas tant de faire un choix : le problème repose surtout dans le talent pour déclamer lesdites répliques ! C’est évident, on peut être un excellent danseur et un bien piètre comédien : ce spectacle le montre à la perfection. C’est mauvais mauvais. Les répliques cultes, lorsqu’elles sont prononcées sans changement fantaisiste (car il y en a qui valent leur pesant de cacahuètes), entraînent de gros fous rires nerveux parmi les spectateurs [Normal, tout va bien]. Tout est surjoué, pataud, lourdingue… et surtout risible ! Mention spéciale à Cécile Mazéas déclamant que Johnny n’a pas à courir le monde après son destin comme un cheval sauvage… HI-LA-RANT. Ne pas vouloir faire une pale copie du film était plutôt intéressant et ne pouvait qu’être une idée audacieuse. De là à piétiner l’original et à ne rien offrir de mieux, comment dire… Esprit de « Dirty Dancing » es-tu là ?! Ah, il semblerait que non…

 

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Voilà voilà… on en parle ou pas ?!

 

5) Last but not least : pour ne pas entendre les gloussements hystériques du public lorsque Corentin Mazo enlève sa chemise (pas souvent dieu merci). Il ne me semble pas nécessaire d’éclaircir ce point qui coule de source : au moins, devant notre télé, on peut glousser tranquille face à Johnny… Dans un canapé moelleux et avec du pop corn en plus ;))

 

Pourquoi aller voir (quand même) la comédie musicale ?
(si si, il y a bien quelques raisons…)

 

1) Pour rire : On pourrait croire que je me moque, mais (pour une fois) absolument pas ! J’aurais rigolé plus d’une fois au cours de ce spectacle (quand je n’étais pas en train de bailler aux corneilles) et rien que ça fait sacrément du bien (puis il vaut mieux rire que pleurer). J’ai eu à de (trop) nombreuses reprises l’impression d’être face à une parodie, voire même à une caricature… Problème : ça aurait été plutôt réussi si ça avait été le cas !

 

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2) Pour comprendre ce que peut potentiellement ressentir un homme devant ce film (perçons la psychologie masculine !) : je pense qu’on devrait proclamer une minute de silence (voire accorder carrément la légion d’honneur) pour chaque homme ayant assisté courageusement à ce spectacle. Le pire ? C’est qu’il y en avait beaucoup ! Quand on parle avec emphase de « Dirty Dancing » à la gente masculine, on se heurte souvent à un mur d’incompréhension. S’ils reconnaissent avec honnêteté (et fairplay) le haut degré de sexytude de Patrick Swayze, le reste du film les laissent souvent pantois et s’apparente régulièrement pour eux à une vaste bouse. J’ai donc une pensée émue pour tous ces hommes qui ont accepté, de leur plein gré ou pas, de se coltiner près de trois heures de cette parodie clichée. Car qui n’a pas vu (et aimer) l’original pourra se sentir fort dépourvu face à cette grosse déconvenue…

 

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3) Pour les scènes de danse : si la partie dédiée à la comédie est tout bonnement catastrophique, les chorégraphies sont quant à elles extraordinaires et très fidèles à celles du film. Les danseurs sont extras et particulièrement Ophélie de Cesare qui interprète le rôle de Penny avec un talent fou. Au-delà d’être sublime et de lever la guibole comme personne, elle joue en plus avec conviction (on commençait pourtant à douter que ce soit possible…). Quelques autres membres de la troupe ont des voix superbes et rehaussent la tiédeur de l’ensemble. Des performances plein de pep’s qui méritent d’être saluées !

 

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Penny et ses jambes de rêve…
Elle pourrait partager au moins !

 

4) Pour l’orchestre et la bande son : ils sont cachés et pourtant, c’est sans doute aux musiciens que l’on doit la plus grande part d’émotion du spectacle… Chaque musique replonge instantanément dans les sentiments propres que déclenche ce film culte. Un (GROS) bémol : sacrifier « She’s like the wind » en ne mettant que quelques secondes de l’instrumental… Non mais c’est une blague j’espère ?! SACRILÈGE…

 

5) Pour la scène finale : incroyable à écrire mais l’ensemble du spectacle devrait se résumer à ces quelques minutes d’apothéose ! Pourquoi ça marche ? Sans doute grâce au public qui est littéralement chaud bouillant. Comme face au film, chacun attend CET instant avec impatience et lorsque Johnny apparaît enfin, l’ambiance est carrément surchauffée et les spectateurs survoltés (NB : il réapparaît d’ailleurs avec le baluchon qu’il avait sur l’épaule en quittant l’hôtel lors de la scène précédente… Légère incohérence qui donne l’impression qu’il est parti pisser trente secondes avant et est déjà de retour). Grâce à l’ambiance d’exception, on apprécie la scène. Même si je l’aurais imaginé plus grandiose (à l’image du film, j’espérais que les danseurs circulent dans les allées du Palais des Sports – salle qui en plus se prête parfaitement à ce type de mise en scène – et fassent participer le public à la fête), la scène est appréciable. La danse est parfaitement exécutée et le porté sonne comme « the cherry on the cake » ! Bingo.

 

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La spontanéité : l’unique, la vraie

 

6) Pour la performance (malgré tout) : même si cet article relate mon ressenti et rien que mon ressenti (avec le second degré légendaire qu’on me connaît), il n’empêche que la performance globale est à saluer. Pour moi qui suis incapable de danser la macarena en rythme (véridique), ce que j’ai vu sur scène reste du domaine de l’extraordinaire. Les danseurs bossent durs et y mettent tout leur cœur. Vu le matériau de départ, il est clair qu’ils pourraient difficilement faire mieux.

 

En résumé et en dépit d’un final plutôt chouette par rapport aux deux heures précédentes, ce Musical reste pour moi une bonne grosse déception. Si vous êtes fans du film et si vous y tenez vraiment, allez-y pour le fun, avec toute la curiosité que vous avez en stock, mais n’en attendez rien (sauf peut-être de vous dérider). Le rendu est kitsch à souhait, le casting carrément inégal et l’ensemble ressemble davantage à un pastiche qu’à un vibrant hommage. La seule chose qui sauve le tout du naufrage, c’est cet amour inconditionnel du public pour cette histoire intemporelle qui fait que « Dirty Dancing » restera toujours « Dirty Dancing »… Ce qui explique d’ailleurs que la salle soit comble envers et contre tout et que la tournée se vende comme des petits pains. Je ne sais pas pour vous mais moi, je retourne voir le film…!