Ne me flagellez pas mais… J’ai vu « Cinquante Nuances de Grey » !

 

Hello mes lapins !

 

Il est là, il est tout chaud : le dix millième article consacré à « Cinquante Nuances de Grey » cette semaine est juste sous vos yeux ! (ne me remerciez pas). A peine sortie du cinéma, il me semblait IMPOSSIBLE de résister et de ne pas partager avec vous mon opinion sur ce film qui fait couler tant d’encre ces derniers jours. Entre ceux qui déclarent passionnément que jamais ô grand jamais ils ne lèveront une paupière vers ce film misogyne et ceux qui, ni vu ni connu, aimeraient bien se rincer l’oeil mais sans avoir à avouer qu’ils ont été voir cette daube, le match est clairement de mise. Alors dans quel camp me situe-je me demanderez-vous peut-être ?! A vous je peux le dire : vraisemblablement du côté de ceux qui veulent rire avant toute autre chose (et se rincer l’oeil évidemment, cela va sans dire ;)).

 

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Je vous avais déjà longuement parler ici de l’énorme potentiel humoristique de cette saga à succès en vous présentant mes avis sur Cinquante Nuances de Grey et Cinquante Nuances plus sombres. Puis, m’étant retrouvée à piquer un roupillon au cours de Cinquante Nuances plus claires et étant dans l’incapacité totale d’aller au bout de ma lecture pour cause d’ennui profond (et mortel), je n’avais bien évidemment pas pu vous faire part d’une ultime chronique sur la saga. La faute à Mister Grey : à partir du moment où notre maniaque du contrôle avait décidé de se ranger et de rejoindre le côté lumineux de la force (celui où on parle mariage et bébé, BEURK), j’avais déjà lâché l’affaire. Était-ce une raison suffisante pour tourner le dos au film ? J’en ai bien peur ! Mais n’étant plus à une nuance près sur le sujet, j’ai tout de même tenu à aller voir ce que donnait cette adaptation sur grand écran de mes propres yeux (et puis les occasions de rire se font bien rares en ce début d’année, il fallait donc y remédier d’urgence). Problème : je n’ai pas ri (ou très peu) en visionnant « Cinquante Nuances de Grey ». Je me suis juste profondément ennuyée… La curiosité, ce vilain défaut ! Retour sur deux heures perdues et particulièrement longues…!

 

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Ils nous avaient offerts une promo exceptionnelle, invitant carrément les spectateurs à boycotter le film (visiblement, on ne leur avait pas bien expliqué le principe de la publicité justement !) et n’hésitant pas à clamer haut et fort qu’ils se détestaient (ça donne envie) : il ne m’en fallait donc pas plus pour avoir envie de découvrir le jeu de Jamie Dornan et de Dakota Johnson. Comme tout le monde, ce casting m’avait laissé plutôt pantoise au moment où il a été dévoilé. Les imaginer en plus avec l’envie de s’étrangler (quoique, cela aurait pu être pratique pour certaines scènes…) commençait à devenir vraiment excitant intéressant. Hé bien j’ai été plutôt étonnée je dois dire : Jamie Dornan que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam (oui, je vis dans une grotte) s’en sort parfaitement dans le rôle de Christian Grey. Pas de doute, il a quelques problèmes psychologiques (comme lui), de grosses voitures (comme lui), un appart’ de rêve (comme lui) et de gros souci avec l’engagement. Tout comme lui quoi. Comme il est beau gosse, archi froid et qu’il porte hyper bien la cravate, on ne peut pas s’empêcher de bien l’aimer quand même.

 

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Dakota Johnson avec son teint pale et ses yeux de poupée de porcelaine (elle devrait faire un procès à son coiffeur par contre, à moins qu’elle ait tenté de couper sa frange toute seule…) joue à merveille la cruche inexpérimentée qui se mordille la lèvre toutes les cinq minutes (parce que c’est sexy paraît-il). Là où on ne peut que saluer le film, c’est qu’elle est mille fois plus supportable que dans les bouquins (et c’était pas gagné). Ici au moins, à part quelques « Putain » et « Oh la vache » savamment placés, on a pas l’accès direct à toutes ses pensées intimes. Et franchement : TANT MIEUX (ça nous fait des vacances !). Ce qui reste inchangé par contre ? La veinarde continue à être au paradis avant même que Grey ne l’ait effleuré. Et nous, pauvres spectatrices, on continue de se demander comment elle fait… Le film lui donne aussi quelque chose d’inestimable : du caractère. Devant la caméra, Ana se révèle plus tenace, moins « manipulable » (mais ne rêvons pas, ce n’est que le premier volet), plus futée en fait. On a presque du mal à y croire. Pour deux personnes qui ne peuvent pas se blairer à la ville, ces deux-là donnent plutôt bien le change niveau alchimie à l’écran. Les répliques clés et les dialogues un brin mélo à la « Twilight » ont été gardés pour la plupart ce qui donne un mélange détonant entre la tiédeur des actes de Grey et la chaleur de ses paroles : comme dans la saga, on ne le suit pas très bien ! Mais au moins est-il fidèle à lui-même…

 

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Devant une telle avalanche de compliments, vous vous demandez sûrement ce qui pêche dans ce film qui semblait plutôt bien parti. Hé bien l’action tout simplement ! On s’y attendait mais clairement, il ne se passe rien (ou si peu !). C’est mou du genou. Comment meubler un film où seules 12 minutes de sexe sont représentées à l’écran alors que le livre en est rempli, dans toutes les pièces et dans toutes les positions ?! Je sais : nous sommes faces à « un film grand public » et non sur Canal + le dimanche à une heure très tardive ;)) Toutefois, je me suis parfois moins ennuyée devant certains épisodes des Feux de l’Amour, ce qui est fâcheux. Pour tout dire, la personne qui m’accompagnait a même sombré dans un profond sommeil. Moi-même, je remercie vivement le pot de pop corn pour m’avoir autant stimulé. Car absolument rien à l’écran ne m’a fait autant d’effet que cette dose de sucre.

 

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Pas la moindre excitation au programme, pas le moindre dressement de poil. Comme promis, rien n’est montré, tout est suggéré. Les scènes de sexe sont pourtant filmées avec élégance et sensualité (mais c’est peut-être là où le bas blesse dans un film censé dépeindre une relation « déviante » et sado maso ?), semblables par moments à de véritables scènes d’art. On regrette tout de même de ne pas voir grand chose (bà si, quand même), hormis un « one shot » du fessier de Jamie Dornan (très intéressant par ailleurs) et les seins de Dakota en long, en large et en travers. Ah ça c’est sûr, rien ne dépasse. Seule la scène finale dans la Chambre rouge de la douleur fait vraiment mal (dans tous les sens du terme).

 

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Que ceux qui le craignaient se rassurent donc : on est très très loin de la vulgarité tant redoutée. Pour preuves, j’ai été étonnée du nombre d’ados présents dans la salle, venus en bandes (car c’est trop swag comme sortie du mercredi), et déclamant haut et fort à la sortie qu’ils « avaient trop le seum » d’avoir dépensé près de 9 euros pour « ne rien voir ». Ça veut tout dire (et ça laisse rêveur sur cette génération). Bref, comme on s’en doutait, « Cinquante Nuances de Grey » est LE film à conseiller à quiconque veut s’ennuyer ferme et à des heures de sommeil à rattraper. Je n’aurais jamais imaginé dire ça un jour mais concrètement, autant lire la saga (au moins s’y passe-t-il des choses plus ou moins intéressantes !). Un seul élément rattrape à mes yeux ce massacre : la BO si superbement choisie. De Annie Lennox à The Weeknd (juste génial) en passant par Ellie Goulding et notre légendaire Beyoncé, le beau monde s’est donné rendez-vous pour accompagner le scénario de sons intimistes et sublimes. Ne reste qu’à fermer les yeux et à savourer… enfin !

 

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8 réflexions sur “Ne me flagellez pas mais… J’ai vu « Cinquante Nuances de Grey » !

  1. Comment ? Tu ne connais pas Jamie Dornan ? Tu veux m’achever là ? Ce mec est un dieu (irlandais) et tu le connais pas. Tu vas vite te rattraper ou je te botte les fesses (désolée, j’ai pas de cravache) 🙂 A part ça, tu ne fais que confirmer mon envie de boycotter cette horreur, que dis-je, ce ratage cinématographique.
    Pardon, j’ai pas encore répondu à ton dernier SMS (la petite a embrassé le carrelage, il y a avait du rouge partout (sans mauvais jeu de mots)) mais je file le faire.
    En tout cas, ravie de te (re)lire encore une fois. Bisous ma Pan !

    • Je savais que tu n’allais pas être contente du tout ! Mais que veux-tu, je ne connaissais pas ce (charmant) jeune homme. Sinon pour le film, tu me connais : je suis plutôt bon public et curieuse. Du coup j’ai tendance à conseiller aux gens de se faire leur propre idée mais là… franchement tu ne rates rien 😉 Bon dimanche ma No’ !

    • Tu m’étonnes Aurore, je veux bien croire que vous vous soyez bien marrées toutes les deux ! 😉 Perso, ce qui ressort le plus de mon visionnage est avant tout l’ennui mais je te rassure, j’ai moi même gloussé durant quelques passages (difficile de garder son sérieux honnêtement !!). Mais bon clairement, cette adaptation n’est malheureusement pas une réussit… 😀 Allez, je file lire ton article pour en savoir plus sur ton opinion !

    • Salut toi ! Contente de te relire par ici 🙂
      Bà je suis d’accord. Je ne sais pas si tu auras lu mes chroniques sur les bouquins (probablement pas si le sujet te barbe) mais c’est en substance ce que j’y dis. Pas d’histoire d’amour à mon sens (après, reste à définir l’amour ahah), juste un mec aux principes archaïques (non, je ne parle pas de ses préférences sexuelles) et une nana écervelée qui pense justement que c’est « ça » l’amour (après on ne peut pas lui en vouloir à la pauvre, elle n’y connaît rien !). C’est tout ce qu’on trouve dans ce bouquin. Après, j’ai lu énormément de choses très enlevées sur le sujet ces derniers jours et ça me laisse tout aussi perplexe. Il y a bien des choses choquantes dans notre société (notamment en littérature !) et personne n’en fait tout un monde. On peut ici reprocher à l’auteur son manque flagrant de talent et éventuellement d’avoir créé un personnage qui tente de propulser les relations hommes-femmes mille ans en arrière mais après, ça s’arrête là (toujours à mon sens). Tu ouvres n’importe quel Harlequin au hasard et tu auras toujours le même « jeu » sexiste sur fonds de domination. Je pense d’ailleurs que c’est ce qui fait tant marcher le genre… En clair, tu ne rates rien à ne pas t’y intéresser : il s’agit juste d’une saga insipide mais qui détend, comme tant d’autres sur le marché ! Bises à toi Xelou.

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