L’orgueil, ce colocataire encombrant…

 

Hello mes petites fraises des bois !

 

Ces temps-ci, entre mon orgueil et moi, c’est la guerre. La vraie. C’est simple, on se bat perpétuellement l’un contre l’autre. Et croyez-moi, cette situation est VRAIMENT épuisante. Pourtant, entre nous, c’est une histoire qui ne date pas d’hier. On a pour ainsi dire décider de vivre ensemble dès le début. On a sans doute grillé quelques étapes essentielles à toute relation et après toutes ces années, je me demande si je le connais vraiment : le coup classique. On pourrait pourtant croire que nous sommes faits l’un pour l’autre. J’ai longuement vécue avec sa sœur jumelle, la fierté, et ces longues années côte à côte ont laissé des traces indélébiles. Aujourd’hui encore, j’ai beaucoup de mal à montrer mes fragilités, à laisser s’exprimer mes sentiments, à demander de l’aide à autrui (comment ça je suis un robot ?!).

 

depart

 

Alors entre l’orgueil et moi, c’était bien parti pour durer… à la vie à la mort. Mais voilà que dernièrement, je suis tiraillée et je remets en cause les fondements mêmes de notre relation : ces temps-ci, quelqu’un me manque terriblement (oui, moi aussi cela m’étonne ;)). Une histoire atypique, vraiment peu banale, une rencontre qui change tout un pan de la vie, la rend un peu plus vive, un peu plus colorée. Un sentiment précieux… Puis le silence qui s’installe progressivement. La faute à personne, la faute à la vie. Juste la distance qui s’installe et qui rend toutes choses infiniment plus difficiles. Alors on tente tant bien que mal de reprendre sa petite vie là où on l’avait laissé, chacun de notre côté. Car c’est juste plus « raisonnable ».

 

OK

meant-to-be

Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de me demander à côté de quoi on passe et combien de chance on peut gâcher, juste par fierté. Si on aime quelqu’un de toute son âme, si quelqu’un nous manque au point de parfois suffoquer rien qu’en y pensant, on devrait pouvoir lui dire. Tout simplement. Peu importe la situation, peu importe sa complexité, peu importe le passé et les cicatrices qu’il nous a laissé : on ne devrait pas passer à côté de cette simple chance d’exprimer ses sentiments et d’obtenir peut-être (soyons fous !) un retour positif.

 

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Aussi loin que je puisse me souvenir, l’orgueil a toujours dicté ma conduite. Je suis bercée depuis toujours par des phrases toutes faites qui ne mènent jamais nulle part : « si elle t’aimait, cette personne reviendrait vers toi. » « Si tu avais un tant soit peu d’importance à ses yeux, elle ne laisserait pas ce silence entre nous et et ferait un pas, rien qu’un pas vers toi. » « Elle t’enverrait forcément un signe. » « Si elle ne dit rien, c’est qu’elle continue tranquillement sa vie sans toi, là où elle considère que tu n’as pas ta place. » « Elle ne pense probablement pas à toi comme toi tu penses à elle ». Et Blablabla…

 

OK

 

pride

 

Imaginons maintenant une seconde que cette personne si importante pour nous pense exactement la même chose de son côté. En quoi ce scénario serait d’emblée exclu ? Cela doit bien arriver. Si chacun manque à l’autre mais que chacun reste camper sur ses positions, persuadé que l’autre a justement repris le cours de sa vie et a déjà tout effacé de sa mémoire, on ne va nulle part (logique). Or, comment pouvons-nous attendre que cette personne revienne dans notre vie si nous ne sommes même pas capables de faire la même chose de notre côté et de tenter l’impossible ?

 

if-you-never-try-you-ll-never-know

 

Je crois que si l’on ne bouge pas, c’est surtout par peur du rejet. C’est en tout cas mon cas. La peur me paralyse littéralement. Je suis tellement effrayée de la réaction de cette personne qui me fait face (ou encore pire : de son silence) que je préfère rester avec mes doutes et mes interrogations. C’est sans aucun doute de la lâcheté pure. Mais la vérité, c’est que je ne suis tout simplement pas sûre d’être capable de me relever de ce potentiel rejet. Alors je ne fais rien (ce qui n’est pas mieux). Il est peut-être plus facile de rester avec ces questionnements sans réponse et de penser que cet autre en face vous veut peut-être autant que vous dans sa vie sans oser non plus trouver le courage de vous le faire savoir. On se berce peut-être d’illusions pour éviter les dégâts de la vérité…

 

best-way-to-find-out-what-you-re-supposed-to-do

 

OK

 

Mais si l’on met de côté ce scénario catastrophe très sympa (celui qui dit que vous êtes nul et que personne ne vous aime… !), combien d’amitiés et de relations sont gâchées par peur et par fierté ? Si on aime quelqu’un, on devrait pouvoir lui dire. Peu importe les conséquences. On ne devrait jamais mourir de peur à l’idée de s’ouvrir à quelqu’un. Avoir peur au point de renoncer à ce sentiment.

 

can-t-always-stay-afraid

 

Je suis épuisée de penser à ces personnes qui ont parfois traversé ma vie et que je voudrais toujours avoir à mes côtés aujourd’hui. J’espère un jour ne plus avoir peur d’affronter mes sentiments et les conséquences qui pourraient en découler. J’espère un jour ne plus avoir peur d’être rejetée ou abandonnée et me réveiller au contraire en étant persuadée que les gens qui ont la chance de m’avoir dans leur vie sont de sacrés veinards ;)) Mais en attendant, le scénario reste imparable : Orgueil 1 – Childhood is better 0…

 

Et toi lecteur, quel est ton secret pour lutter contre la peur ?
Dans ta vie, tu penses sincèrement qu’il vaut mieux affronter ses sentiments
quitte à être blessée, déçue et avoir le cœur réduit en charpies
(mais avoir enfin une réponse claire et nette)

ou qu’il vaut mieux ne pas savoir et laisser les choses telles quelles
malgré les remords éventuels ?

 

Tu fais quoi toi ?
Dis-moi toute la vérité, rien que la vérité ;))

 

Ps : J’ai découvert récemment une youtubeuse, « Solange te parle », que vous connaissez peut-être et dont le personnage m’émeut particulièrement. Elle suscite beaucoup de réactions sur la Toile, positives comme négatives par ailleurs, mais je trouve pour ma part ses vidéos et sa communication assez brillante (et touchante). Je joins ici une de ses vidéos (ma préférée) que je trouve tout à fait en accord avec mes états d’âme du jour ;)). A voir, à revoir, et à partager… 

 

 

LOVE

 

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4 réflexions sur “L’orgueil, ce colocataire encombrant…

  1. Hmm ma pauvre cocotte, tu as l’air d’être dans une drôle d’impasse. Moi évidemment, je te dirais qu’il vaut savoir, quitte à souffrir un bon coup, comme quand on arrache en pansement, au moins c’est fait et tu sais à quoi t’en tenir, et surtout, surtout tu peux avancer dans ta vie au lieu de rester en suspend… Mais c’est plus facile à dire qu’à faire, je le sais bien. Mais je pense qu’il faut se lancer, ça oui. Et prévoir au cas où le scénarios catastrophe arrive, de la dose de copine, de vodka-marshmallow et de crème glacée à la bridjet jones( pardon, mes élans girly reprennent parfois le dessus!), courage en tout cas la miss, quoique tu choisisses ce sera pas évident! Je regarderais ta vidéo quand je pourrais, ça semble intéressant!! Plein de bizouuu! 🙂

  2. Je connais ces instants où tout se brouille. Quelque soit le choix, celui-ci reste difficile ma belle.
    Mais je suis d’avis de dire les choses, d’oser même si ça fait mal, même si l’issue est douloureuse. Les choses sont faites, dites. Comme tu l’écris si bien, si nous sommes chacun de notre côté, à ne pas oser dire ces mots, à ne pas oser aller l’un vers l’autre, rien ne se passe, le silence se fait de plus en plus pesant, on reste sur le côté avec nos rêves un peu gâchés, nos idéaux bafoués.
    Une fois lancée, il n’y a plus de peur. La peur existe avant, quand on se demande si oui ou non on va faire ce pas en avant.
    Pour répondre à ta question, je suis plutôt de celles qui pensent qu’il vaut mieux avouer ses sentiments. Parce que les regrets peuvent être lourds à porter et que rien ne peut alors plus les apaiser.
    Je te souhaite de trouver la solution, de faire le choix qui te convient le mieux ma belle. Si tu veux en parler, je suis là.
    Prends soin de toi et acceptes ta vulnérabilité.
    Je t’embrasse bien fort.

  3. Pour commencer, moment d’hystérie profonde : COMMENT J’ADORE TROP « SOLANGE TE PARLE ! » Cette vidéo est gé-ni-ale, elle est trop mignonne quand elle explique l’absurdité de ne jamais dire « je t’aime ». Bon voilà, maintenant mon commentaire :
    Moi, je suis 100% d’accord avec ce que dit Marie Kléber. Je suis aussi du côté des filles qui doivent, à un moment ou à un autre « parler ». Il m’est déjà arrivé une ou deux fois d’omettre « volontairement » de dire ce que je ressentais à quelqu’un, du coup, la personne s’est envolée vers d’autres bras quelques temps plus tard sans même me laisser le temps de faire mon deuil.
    C’est important, le deuil. Celui d’une relation amoureuse, beaucoup. Si tu ne décroches pas ton téléphone (ou ton internet)(ou si tu n’exiges pas un face à face) pour dire ce que tu ressens, tu vas rester bloquée sur une douleur, et la douleur va empirer, jusqu’à créer de la peur, puis, plus tard, un blocage psychologique. Or, il est important – très très important – de ne pas aller jusqu’au blocage, parce qu’après c’est un coup à se fermer à tout le monde et à finir dévorée par ses chats après avoir glissé sur le carrelage de la salle de bains. (nan j’déconne)(enfin, qu’à moitié). Donc ton orgueil, tu vois, prends-le par la main, dis-lui de « prendre la porte et de se diriger par ce chemin, à droite, mais oui tu vois celui qui mène dans la forêt où y’a des gentilles bêtes sauvages aux canines acérées, puis tu te poses là et t’attends que j’revienne. » Plus sérieusement, vas-y poulette, agis ! On a une vie trop courte pour vivre dans la peur de la boulette et du rejet, et comme je dis YOLO! Advienne que pourra. Si c’est pas cette personne, ça prendra le temps que ça faudra, mais y’en aura une autre qui va débouler à un moment ou à un autre au cas où. Courage 🙂

  4. Bonjour.
    Je tenais à te remercier car j’ai lu suite à mon passage sur ton blog « rien ne s’oppose à la nuit ».
    Par la suite j’ai écouté sur france inter le feuilleton qui en est tiré.
    Une vraie réussite que cette création radiophonique que je te conseille si tu en as envie car elle est toujours disponible sur le site radio.
    Quant au livre j’ai été comme toi émerveillée par cette lecture. Celle ci m’a vraiment hanté.
    J’ai découvert aussi les heures souterraines du même auteure. L’as tu lu.

    J’ai soigneusement parcouru ton blog et l’ancien d’où j’ai pu découvrir d’ailleurs delphine le vigan et je tenais à te dire que c’est une vraie bouffée d’air que ce petit monde virtuel.
    Plein de découvertes et de coup de cœur. J’ai ainsi mis de côté quelques ouvrages et films dvd à lire/regarder.
    Tes articles psycho sont super intéressants aussi. Ce dernier est très touchant.
    Il m’a touché car il me parle intimement. J’ai un peu de la même façon que toi vécue une relation atypique et terriblement passionnante avec un jeune homme qui malheureusement était sans doute un peu perdu. Ambivalence et gros silence coïncidaient avec conversations pendant des heures et moments de franche fusion malgré la distance.
    J’en ai tiré comme conclusion si on peut utiliser ce mot un peu réducteur que quand on est vraiment heureuse avec quelqu’un les questions ne se posent pas.Pour moi on ressent justement une telle assurance de ces propres sentiments et assuré de ceux en retour que «  »la névrose » cesse lol. L’idée étant certainement avant tout d’être « bien » dans la relation ; pour moi on ne sacrifie rien à son bonheur même pas l’amour ou l’amitié qui sont peut être justement pas ceux là
    si on se met à ressentir un malaise ou des doutes ou des remises en cause.
    Exprimer ces émotions peuvent sans doute permettent d’y voir plus clair en soi et les partager que l’autre prenne conscience des siennes ; et de ce qui en découle.
    A 40ans j’ai fini par penser cela et j’avoue qu’une sorte de paix s’est installée depuis lors.
    En te souhaitant plein de belles choses en cet automne débutant.
    Bisous.

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