J’ai lu… « Amnésia », de Jennifer Rush (un roman dystopique haletant et captivant)

 

Hello mes petites héroïnes ! 

 

Hé oui, c’est officiel : j’ai beau m’en défendre, je crois qu’un vent de révolte coule dans mes veines et que j’ai dû être une vraie héroïne en culottes courtes dans une autre vie. Je m’explique ! Dans mes rêves, je m’imagine en Lara Croft, belle et sûre d’elle, un revolver caché dans le porte jarretelle (comment ça Lara Croft ne porte pas de porte jarretelle ?!). Je m’imagine fouler les pavés en Mai 68 et manifester pour une société meilleure. Je m’imagine scander des slogans pour le droit de vote des femmes ou pour la légalisation de l’IVG. Je me vois en Elizabeth Benett, traversant la campagne à pied (horreur et décadence pour l’époque) et se battant pour ses idéaux. Je me rêve en Katniss Everdeen dans la saga Hunger Games, luttant contre une société totalitaire injuste et cruelle, se battant sans relâche pour que les citoyens puissent recouvrer leur liberté fondamentale. C’est ainsi : j’ai toujours eu une immense passion pour les femmes prenant leur destin en mains et brûlant leur soutien gorge, fictives comme réelles. Si j’ai terminé cette petite introduction en citant la courageuse Katniss, c’est aussi pour faire une transition ô combien magistrale vers une autre de mes grandessss passions : la littérature dystopique.

 

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MAIS « WHAT IS THAT ?! » me demanderez-vous peut-être. C’est très simple : prenez une société totalitaire sur fond de scénarii catastrophes, des citoyens totalement manipulés par un ordre obscure, des libertés fondamentales totalement remises en question voire complètement niées, une atmosphère sombre et étouffante. Maintenant, mélangez le tout et vous aurez la parfaite intrigue dystopique ! Je me rappellerai toujours de ma lecture du (très) grand 1984 de Monsieur Georges Orwell quand j’étais au lycée. De mon coup de foudre pour ce livre au sens premier du terme qui ne ressemblait à RIEN de ce que j’avais lu jusqu’à présent (BIG BROTHER IS WATCHING YOU). Du frisson qui courrait dans mes veines, ce même vent de révolte qui ne m’a jamais plus quitté et qui se réveille chaque fois que je lis une fiction dystopique (graou). Je n’y peux rien, je suis une vraie accroc à ce genre d’histoires : elles me fascinent littéralement. Le Meilleur des Mondes, Farenheit 451, Hunger Games en littérature, « The Island » ou encore « Battle Royale » sont autant d’oeuvres du cru qui m’auront toutes largement parlées. Même ma géniale Amélie Nothomb s’est approchée de la dystopie en dépeignant dans son roman Acide Sulfurique un univers où la vie dans les camps de concentration aurait été montrée au monde à la mode « télé réalité ». Depuis, je lis avidement tout ce qui se rapporte à ce genre et depuis que la littérature young adults a jeté son dévolu sur ce style plutôt vendeur, autant vous dire que je suis servie (INTRODUCTION A MES PASSIONS CHELOUS OFF).

 

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Pourtant et malgré mon intérêt pour la chose, c’est un peu par hasard que je me suis récemment lancée dans la lecture d’Amnésia, un livre que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam. Le titre m’avait d’abord attiré car il me rappelait dangereusement Delirium, une saga dystopique que j’avais tout simplement dévoré. La couverture quant à elle me laissait un peu pantoise mais ne dit-on pas que l’habit ne fait pas le moine ?! (on ne juge pas sur les apparences d’abord. Non mais). J’étais incapable de savoir si le fait que je n’ai jamais entendu parler d’Amnésia était une bonne chose : j’espérais surtout que ce roman saurait se différencier de tout ce qui se fait actuellement dans l’univers dystopique, puisque le genre – reconnaissons-le – n’est pas toujours de qualité. Je me suis donc lancée sans trop savoir où cette lecture allait me mener et je me suis retrouvée prise au piège d’une intrigue folle, parfaitement menée et maîtrisée, aux personnages attachants et jamais superflus et à l’univers envoûtant (oui oui, rien que ça !). Durant les vingt quatre petites heures qu’aura duré ma lecture, j’ai été littéralement transportée dans un autre univers, tant et si bien que j’attends désespérément que la paye tombe enfin pour succomber à Memento, le tome 2 de cette saga qui ne m’a pas du tout laissé indifférente… Vous l’aurez compris !

 

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Amnésia
Se plonger dans l’histoire

 

Depuis la mort de sa mère, Anna vit seule avec son père, un scientifique de renom, dans une ferme isolée. Le sous-sol de l’habitation est dédié au laboratoire de ce dernier qui s’est vu confier une mystérieuse mission par « l’Agence », une organisation aux contours assez flous. Comme il y a rarement d’expériences sans cobayes, quatre jeunes hommes « vivent » cloîtrés dans le sous sol familial depuis plusieurs années et subissent à longueur de journée divers tests, toujours commandés par cette fameuse Agence. Mais ces garçons ne sont pas de simples humains : ils ont été génétiquement modifiés pour être au dessus de la moyenne (plus beau, plus fort, plus vif, plus intelligent…). Sans aucun souvenirs de leurs passés, ils portent sur le corps pour uniques indices des marques, des tatouages et des cicatrices, témoins d’une histoire qui leur échappe et dont ils ignorent la signification.

 

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Au fil des années, Anna s’est liée d’amitié avec les garçons qui partagent et rythment d’une certaine manière son quotidien solitaire et routinier. Chacun a son caractère et chacun est profondément unique : si Nick se révèle très hostile envers Anna qu’il juge en partie responsable de sa captivité, Trev s’est rapidement imposé comme un confident fidèle pour la jeune fille. Cas est quant à lui le bout-en-train de la bande tandis que Sam fait battre le cœur d’Anna bien plus que de raison… Lorsque l’Agence et ses commanditaires débarquent un jour pour récupérer les garçons et les transférer vers un autre laboratoire, elle réalise enfin qu’elle pourrait les perdre à tout jamais et qu’elle n’imagine plus sa vie sans Sam… et sans eux. Aussi, quand les quatre amis se révoltent et décident de se battre pour retrouver leur liberté et le passé qu’on leur a volé, Anna se retrouve embarquée au cœur d’une folle cavale qui va la conduire vers des révélations qu’elle n’aurait jamais pu imaginer…

 

Amnésia
Je me lance ou pas ?

 

Quand j’ai refermé Amnésia, j’ai mis un certain temps à revenir sur Terre. Vraiment. Cela faisait longtemps (plus depuis la trilogie Hunger Games il me semble) qu’un livre dystopique ne m’avait pas transporté aussi loin. Si j’avais eu la suite sous la main, nul doute que je l’aurais commencé dans la seconde ! Ce livre possède selon moi tous les ingrédients que se doit de posséder une bonne dystopie. Déjà, le climat. Mêlé d’angoisse et de mystère, nous sommes immédiatement plongés dans une société dont on ne sait à qui faire confiance et vers qui se tourner réellement. Quel est le but réel de l’Agence ? Qui sont vraiment les « méchants » et pourquoi agissent-ils ainsi ? Quel est le but de ce mystérieux projet et pourquoi avoir choisi précisément ces quatre garçons ? Même les « gentils » finissent rapidement par devenir suspect, tant et si bien qu’on ne sait plus à quel saint se vouer. Ces interrogations nous accompagnent tout au long de la lecture et les réponses nous sont données au compte goutte, ce qui ménage le suspense mais n’empêche pas quelques révélations explosives !

 

dystopie

 

Ensuite, la quête de l’identité et de la liberté dans laquelle se lancent les personnages. Leur démarche est passionnante car s’évertuer à découvrir son passé quand on en a aucun souvenir et qu’on est en plus pourchassé relève du miracle ! Le rythme de la narration est totalement fascinant en ce sens : je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, mon attention ne s’est pas relâchée une seule minute. L’intrigue est haletante, les rebondissements vont bon train, le tout porté par la personnalité haute en couleurs des personnages qui ne cessent pas d’étonner. La relation qui s’installe doucement entre Anna et Sam m’a bien évidemment séduite (on ne se refait pas !), sans doute car leur histoire est loin de tous les clichés qui peuvent fleurir en la matière. Rien n’est gagné entre eux (disons clairement qu’ils ont d’autres chats à fouetter que de roucouler… !) et cela n’en est que plus attirant. Sam est à la fois torturé et distant, mystérieux et protecteur. Même s’il s’est imposé comme un chef naturel auprès des autres, on sent que sa quête de réponses fait de lui le parfait écorché vif. Même si leur romance naissante n’est pas au cœur même du roman, elle apporte une réelle valeur ajoutée à l’ensemble et mon cœur a failli manquer un battement quand l’ombre d’un potentiel triangle amoureux est apparu. Les personnages rendent l’histoire encore plus passionnante, ce qui est assez rare pour être souligné. Aucun ne se ressemblent mais tous se complètent… comme une famille dont on se prend à rêver de faire partie. On s’attache tant à eux qu’on ne veut pas qu’ils soient blessés… et on veut encore moins les quitter à la fin de notre lecture !

 

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Difficile donc de parler de ce livre inattendu (si inattendu que je n’en attendais rien, justement !) sans trop en dévoiler mais les passionnés de dystopies peuvent se lancer les yeux fermés. Jennifer Rush mériterait que son livre soit davantage mis en lumière car elle a réussi un véritable tour de force avec l’écriture de ce premier tome passionnant. J’espère que les autres seront à son image mais je vais m’y jeter à corps perdu ! Ce livre nous offre sans détour un condensé d’actions et de suspense très justement dosé. Il y a suffisamment de secrets révélés et de rebondissements inattendus pour être comblés, sans pour autant laisser de côtés des instants plus calmes où les sentiments entre les héros (qu’il s’agisse par ailleurs d’amour comme de haine) peuvent enfin prendre leur place et s’épanouir plus franchement. Aucun axe du roman n’est laissé de côté et c’est cet équilibre sans faille qui nous séduit : l’amitié dans la bande, l’amour naissant entre Sam et Anna et surtout l’épais mystère qui entoure l’Agence sont tour à tour détaillés. Chaque chose à une place de choix dans l’intrigue, ce qui nous pousse à tourner les pages encore et encore, jusqu’au dénouement final qui exposera à nouveau les choix – plutôt audacieux – de l’auteure. J’ai eu l’impression, tout au long de ma lecture, de faire partie de la bande et d’être en danger tout autant qu’eux. En résumé, un roman qui surprend, qui bouscule les certitudes, qui déstabilise et qui transporte sans détour… Que demander de plus par les temps qui courent ?! J’ai eu bien du mal à lâcher ce livre, ne serait-ce que pour dormir… C’est dire ! Vous l’aurez compris, j’ai tout simple a-do-ré. Le temps de quelques heures, j’ai oublié le quotidien et sauté à pied joint dans l’univers créé par la plume de Jennifer Rush. Alors vivement la suite… !

 

Et toi lecteur,
une passion pour les dystopies ?

 

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3 réflexions sur “J’ai lu… « Amnésia », de Jennifer Rush (un roman dystopique haletant et captivant)

  1. J’aime les dystopies, que dire j’ADORE les dystopies. J’ai étudié 1984 à la fac et je m’en suis jamais remise. J’ai lu La Ferme des Animaux avec le cochon Napoléon en chef suprême ou encore Hunger Games. Alors je note cette petite dystopie dans un coin et j’y reviens dès que je peux. des bisous

  2. Hello! J’aime beaucoup ce style. J’ai une question : est-ce que celui-ci ne fait pas trop littérature pour adolescents ? C’est ce que je crains le plus avec ce genre. Merci pour ton avis en tout cas !

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