J’ai lu… Nos étoiles contraires, de John Green (et oui : j’ai succombé… comme tout le monde ♥)

 

Hello mes petites fleurs des champs !

 

Cela faisait trèsssss longtemps que je voulais lire Nos étoiles contraires, le roman best seller de John Green dont on a entendu parler absolument partout ces derniers mois. Mais genre VRAIMENT partout (comment ça il y a un écho ?!). Sans pouvoir réellement expliquer pourquoi, j’attendais un moment vraiment particulier pour pouvoir m’y plonger dans les meilleurs conditions. Peut-être parce que je sentais une fois de plus que ce livre allait particulièrement me toucher. C’est toujours compliqué de voir un tel succès littéraire prendre forme sous nos yeux. Soyons honnête, il faut s’être exilé sur Mars toute une année pour ne pas avoir entendu parler de Nos étoiles contraires, élu « Meilleur Roman 2012 » par Time Magazine et encensé depuis par la critique. Même si la tentation était grande de m’y plonger dès le début comme tout un chacun, je l’ai laissé suivre tranquillement sa trajectoire. Vivre et devenir.

 

Peut-être aussi par manque de courage. C’est toujours difficile d’entrer en contact avec un livre qu’on est censé aimer, sans condition, car tout le monde l’a déjà décidé pour nous. Et si je n’aimais pas moi, tel un extraterrestre arrivé sur Terre par erreur ?! Alors quand j’ai commencé ce livre, fiévreusement, après avoir vu le teaser du film adapté du roman qui sortira sur tous les écrans au mois de septembre, je ne savais pas trop à quoi m’attendre de peur d’être déçue. Mais tout de même, j’avais senti mon cœur fondre en visionnant les quelques images (rappel : je suis une éternelle romantico-sensible. Ça peut vous donner une idée du personnage…). Il me criait que toutes les conditions étaient réunies pour que ce livre me parle et me plaise vraiment. Et comme le suspense et moi font toujours deux, autant vous dire que ce fut le cas (que voulez-vous : il semblerait que je ne sois pas très originale ;)) Alors même si j’arrive après la tempête, voici mon avis sur le grand et beau, très beau Nos étoiles contraires.

 

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Nos étoiles contraires…
Se plonger dans l’histoire

 

Hazel pourrait être une jeune fille de 16 ans comme toutes les autres – fan d’émission de TV réalité, coquette et en proie à ses tourments d’adolescente – si la maladie ne lui était pas brutalement tombée dessus. A 13 ans, on lui diagnostique un cancer de la thyroïde qui ne lui laisse aucun espoir de survie. Trois ans plus tard, elle survit tant bien que mal grâce à un traitement expérimental qui lui fait « gagner du temps » mais ne peut pas faire un pas sans la bonbonne d’oxygène qui la maintient en vie. Sachant que son inéluctable mort est au bout du chemin, Hazel s’isole. Elle qui se considère comme « une grenade dégoupillée » – qui détruira tout sur son passage et qui dévastera ses proches le jour où elle s’éteindra – passe le plus clair de son temps enfermée dans sa chambre à lire et à relire son livre préféré mettant en scène une jeune cancéreuse et s’achevant sur une énigme (ou plutôt ne s’achevant pas du tout !). Inquiets, ses parents la poussent à intégrer un groupe de parole pour adolescents malades, ce qu’Hazel vit comme une véritable torture (et vue la teneur de ces « séances », on la comprend un peu). C’est pourtant là qu’elle va rencontrer Augustus Waters, un jeune homme de 17 ans amputé d’une jambe suite à un ostéosarcome mais en rémission depuis. Passionné de littérature comme elle, plein d’humour et de cynisme, Augustus va petit à petit apprivoiser Hazel et la pousser à s’ouvrir à lui. Pour celle qui refuse de s’attacher aux autres, le jeune homme représente une tentation d’un genre nouveau… Quand il lui propose de partir à Amsterdam à la recherche de son auteur préféré afin de découvrir les mystères du roman qu’elle aime tant, Hazel retrouve l’envie de se battre pour vivre la plus belle aventure qui soit…

 

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Nos étoiles contraires…
Je me lance ou pas ?

 

Tout, on a entendu absolument tout au sujet de ce roman qui a su s’imposer dans les esprits de chaque lecteur ces derniers mois. Il me sera difficile de ne pas me mettre au même diapason que tout le monde en disant que oui, ce roman est une claque, une vraie. Je le pense sincèrement et ce pour plusieurs raisons (que je vous exposerai en 3 parties de 6 sous-parties chacune. J’espère que vous avez deux petites heures devant vous. Prêts ?! ;)). D’abord parce qu’il fallait en avoir dans le pantalon (si vous me permettez l’expression !) pour parler de la mort, de la maladie, de la déchéance, de la perte de l’autre… Bref, de tout ce qui fait si terriblement peur à l’être humain – et de tout ce qu’on préfère « ignorer » tant que cela ne nous tombe pas dessus – tout en mettant en scène des adolescents (pour rappel : ado = soirées de folie, premières fois en tous genres, expériences inédites, concentré de joie (enfin, la plupart du temps…). Un ado ne devrait jamais être un gamin perdu et effrayé attendant sa chimiothérapie dans la chambre d’un hôpital en sachant clairement que ses jours sont comptés…). Exprimé de cette manière, on pourrait penser que ce livre a toutes les chances de concourir au Prix du « Roman le plus déprimant de la décennie » mais il n’en est rien (oh que non, mille fois non d’ailleurs !).

 

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« Je suis tombée amoureuse pendant qu’il lisait, comme on s’endort :
d’abord doucement et puis tout d’un coup. »

 

John Green est parvenu, en réalisant un savant mélange d’émotions toujours très justement dosé, à nous proposer un roman qui ne tombe JAMAIS dans le pathos ni dans le mélo bas de gamme. A la place, on plonge petit à petit dans une histoire d’amitié et d’amour profonde mais jamais mièvre malgré l’urgence de la situation (si on ne peut pas être mièvre alors que nos jours sont comptés, quand peut-on l’être ma bonne dame ?). La complicité d’Hazel et d’Augustus nous conduit dans un voyage hors du commun, une folle enquête qui apporte une réelle valeur ajoutée à l’histoire et lui donne du corps. Je récapitule donc : là où l’on s’attend tout naturellement à trouver au menu « drame », « pleurs », « tristesse », « tragédie », « perte » et « douleur », John Green nous sert sur un plateau « légèreté », « aventure », « amour », « délicatesse », « émotions », « cynisme » et « humour noir ». C’est fort et prodigieux à la fois. Ce parti pris, ce cynisme assumé par les personnages qui ont déjà vécu plus de drames dans leur courte vie que certains n’en vivront jamais nous tient de bout en bout : on les suit, on sourit avec eux (il nous arrive même d’éclater de rire devant leur auto dérision à toute épreuve et leur immense capacité à rebondir !), on les couve du regard… On espère très fort un miracle car ils le méritent, tout simplement. En y pensant, je trouve assez incroyable qu’un livre sur un thème aussi difficile soit aussi subtilement dosé dans les émotions et aussi peu larmoyants. Aussi fortement porteur d’espoir alors que le « noir » est forcément au bout du chemin. Fortiche Monsieur Green.

 

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« Je ne t’en voudrais pas Hazel Grace.
Ce serait un privilège d’avoir le cœur brisé par toi… »

 

De mon point de vue, les personnages sont l’énorme point fort de ce livre, sur le même pied d’égalité que les dialogues incroyablement fouillés et qui représentent un énorme exercice de style à eux tout seuls. On sent que John Green a tenu à accorder à chacun de ses personnages un traitement particulier, ce qui les rend très émouvants. Tous sont si tendres, si drôles, si sensibles et si farfelus à la fois ! Simplement authentiques. On s’attache à eux, on refuse de les quitter même si on sait qu’on n’a pas le choix… Certains ont reproché l’implication des parents d’Hazel au quotidien, la tristesse du père qui ne peut s’empêcher de pleurer à de nombreuses reprises et la présence de sa maman qui a littéralement mis sa vie en pause pour s’occuper de sa fille. Est-il nécessaire de rappeler qu’Hazel n’a que 16 ans et que ses parents (sur)vivent avec la peur ultime de perdre leur fille à chaque seconde ? Pour ma part, je les ai trouvé profondément humains et « réalistes » : il me semble impossible d’imaginer que des parents puissent agir autrement face à la maladie de leur enfant. Hazel quant à elle est formidable de recul et de maturité même si on meurt d’envie de lui crier qu’elle a le droit de pleurer, de hurler, de lâcher prise, de se révolter et d’en vouloir à la Terre entière.

 

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« – Les gens s’habituent à la beauté.
– Je ne me suis pas encore habitué à toi », a-t-il répliqué en souriant.

 

Alors bien sûr on est émus et révoltés. Évidemment même, car cette histoire n’est pas juste. On a beau faire les fiers, difficile de ne pas succomber et de ne pas sentir son cœur frémir devant les thèmes abordés par le roman et qui se traduisent inéluctablement par la perte déchirante des gens qu’on aime et qu’on voudrait pourtant garder auprès de nous pour toujours. Mais ce serait folie de résumer ce livre à cela. Car ce dernier respire la vie à chaque ligne. Oui oui. Il est rempli d’humour, de joie, de moments plaisants et de clins d’oeil enjoués. Mais sans jamais mentir ou cacher la réalité du quotidien d’un malade. Augustus est pour beaucoup dans cette légèreté distillée tout au long du livre par petites touches. Son regard caustique sur la maladie apporte une bonne dose d’ironie bien sentie à l’ensemble. Il passe d’ailleurs son temps à dire, non sans vérité, que « la vie n’est pas une usine à exaucer les vœux ». Ce mec est tellement chouette (une bouffée d’oxygène, une bulle d’optimisme, un bonbon qui pétillerait sur la langue) qu’on se prend à rêver de rencontrer son clone à chaque coin de rue. Une aussi belle personne ça ne peut juste pas être possible. Et pourtant…

 

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« Dans ce monde mec, ce n’est pas nous qui choisissons si on nous fait du mal ou non, en revanche on peut choisir qui nous fait du mal. J’aime mes choix. J’espère qu’Hazel aime les siens. »

 

Difficile donc – impossible que dis-je ! – de ne pas adhérer à cette énorme leçon de vie qui rappelle à quel point il faut profiter sans crainte de chaque petite seconde de la vie qui s’écoule… Même si mon imperturbable côté #jevoisleverreàmoitiévide avait senti venir le tournant de l’histoire à des kilomètres, ce livre reste une vraie réussite. Un très beau roman, très simple aussi (au sens noble du terme), plein de sensibilité et de justesse mais qui marquera sans nul doute durablement les esprits. Un très bon roman, jeunesse mais pas seulement, qui parlera à tous et qui a l’art et la manière de soulever des questions sur la vie, sur la mort (mais cette dernière ne fait-elle pas partie intégrante de la vie ?), sur notre place sur Terre et sur l’importance d’aimer et de se donner sans détour, d’une manière totalement inédite. Nos étoiles contraires est l’une des raisons évidentes pour laquelle je lirai toujours, entre autres, de la littérature jeune adulte. Pour être transportée, encore et toujours, dans des univers qui touchent tout le monde, qui s’adressent directement au cœur et où l’âge n’est pas une frontière. Pour des sentiments d’une pureté sans égale, pour des émotions brutes et désespérément profondes. Pour des instants suspendus comme celui-là. Chapeau, Monsieur Green.

 

« Tu m’as offert une éternité dans un nombre de jours limités
et j’en suis heureuse. »

 

Et toi lecteur adoré, as-tu succombé aussi
au phénomène « Nos étoiles contraires » ?

 

 

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9 réflexions sur “J’ai lu… Nos étoiles contraires, de John Green (et oui : j’ai succombé… comme tout le monde ♥)

    • Pire que génial ! Perso c’est mon premier livre de John Green mais ça m’a carrément donné envie de me pencher sur les autres. J’ai hâte de voir « Nos étoiles contraires » au cinéma maintenant…

    • Difficile de ne pas succomber à ce livre en effet 😉 Il me tarde de voir l’adaptation sur les écrans également… Je lirai avec plaisir ton article Céline et je n’hésiterai pas à revenir vers toi pour en discuter plus longuement. Bonne soirée à toi !

  1. Salut tout le monde ! Ce livre m’a moi aussi beaucoup touchée et émue, et j’aimerais si possible contacter John Green… Savez vous comment je devrais m’y prendre ?
    Merci beaucoup ! 😉

    • Bonjour et merci pour ton commentaire ici ! Si tu souhaites contacter John Green, le meilleur moyen d’y parvenir est de contacter son éditeur qui lui transmet tous les courriers des lecteurs 🙂 Belle soirée !

  2. Coucou, j’ai vraiment aimé la façon dont tu nous fait par de tes impression sur le livre, moi l’ayant lu et vu au cinéma j’ai pu voir quelque différence qu’il y avait entre le film et le livre, mais même en enlevant certains personnages et certaines scènes du livre, j’ai trouvé le film tout autant émouvant, je n’ai pu m’empêcher de verser beaucoup de larmes, pour ceux et celles qui hésite à voir le film, je le conseille fortement, prenait bien un ou deux paquets de mouchoir par conte.
    Les autres best seller de John Green dont  » Qui es-tu Alaska » viennent de sortir en librairie j’aimerai savoir si certains on eu l’occasion de les lires et lesquels vous me recommandez.

    • Merci pour ton message par ici Marine, ça me fait très plaisir ! Nous sommes synchro car je viens justement de publier sur le blog mon avis sur le film (que j’ai tout simplement adoré moi aussi, malgré quelques petites différences que je n’ai pas trouvé gênantes non plus). Cette histoire est tout simplement magique et tout comme toi, je conseille à tout le monde de se pencher sans hésiter tant sur le livre que sur l’adaptation cinématographique. Concernant les autres livres de John Green, je ne pourrais malheureusement pas te conseiller car je n’en ai lu aucun. Mais pour ma part, je compte lire prochainement « Qui es-tu Alaska » qui est, paraît-il, formidable. Compte sur moi pour en parler ici en tout cas 🙂 Belle journée à toi !

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