Le papa, ce (super) héros

 

Dans les publicités, il y a des papas qui écrivent à leurs filles depuis leur naissance en leur envoyant des mails sur une adresse créée spécialement pour elles afin de collecter souvenirs du temps passé et preuves d’amour. Des instants fugaces sauvegardés pour l’éternité et qu’ils revisionneront ensemble plus tard. D’autres s’occupent de leur carrière à l’étranger mais voient leurs filles grandir par écrans interposés et semblent encore plus proches d’elles de cette manière. Au cinéma, certains papas sont prêts à tout pour leurs enfants. Liam Neeson dans « Taken » se bat corps et âme pour retrouver sa fille et est prêt à tuer pour ça. Dans « Mon père ce héros », Gérard Depardieu accepte les mensonges de sa fille et y prend même part dans le seul but de la rendre heureuse. Dans « Kramer contre Kramer », Dustin Hoffmann réalise toute la difficulté d’être père mais comprend qu’il n’ait pas de trésor plus précieux que son fils. En musique, Daniel Balavoine nous a offert l’une des plus belles chansons qui soit sur les liens « parents-enfants » avec « Mon fils ma bataille ». Le chanteur Cali raconte dans la chanson « Le vrai père » la souffrance d’être séparé de ses enfants quand la justice le décide subitement. Dans leur dernier album, le chanteur du groupe Muse, Matthew Bellamy, a dédicacé le titre « Follow Me » à son fils. Il y dit que ce dernier pourra toujours compter sur lui et qu’il n’aura qu’à le suivre si d’aventure il se sent perdu. Le rythme de la chanson a d’ailleurs été construit autour des battements du cœur de son bébé. Sur la blogosphère, des papas racontent avec beaucoup d’humour et de tendresse leurs débuts et leurs aventures en tant que papa, comme Olivier sur son joli site Je suis papa ou encore Till The Cat qui nous ravis de ses anecdotes sur ses adorables « miniatures ». Pendant ce temps-là (et quelques soient leurs histoires familiales et personnelles), certains pères montent sur une grue pour crier leur désespoir d’être privés de leurs enfants à la Terre entière.

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Ses preuves d’amour sont incontestables, admirables sans aucun doute mais aussi… normales. Comme l’écrit le blogueur Till The Cat dans cette superbe et drolatique Lettre à Ben Affleck, on ne devrait plus tomber en pâmoison devant un père qui assume pleinement son rôle, s’occupe de ses enfants et leur donne tout l’amour qu’ils méritent. Il n’y a pas d’ailleurs pas forcément besoin de grands mots et de grands actes pour montrer à ses enfants qu’on les aime. L’amour n’est sans doute pas quelque chose de quantifiable par ailleurs… Être parent, ce n’est pas inné. Il n’y a pas de mode d’emploi, pas de guide pour être un bon père. On apprend tous les jours. On tâtonne. On peut se tromper. Faire des erreurs. Tomber. On a le droit d’avoir peur. L’inverse serait même étonnant… Mais si une chose doit demeurer immuable et viscérale, c’est cet amour inconditionnel, sans limite et non négociable qu’on doit ressentir et qu’on se doit de faire sentir à son enfant. Mais certains n’y arrivent tout simplement pas et démissionnent en cours de route. Certains oublient qu’ils ont une « obligation morale » envers cet être qui fait partie de leur vie (et qui n’a rien demandé).

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Uenfant tombe rarement du ciel. Sauf cas exceptionnels, cela reste la « création » de deux personnes qui s’aiment. C’est un don de soi, une décision qui bouleverse plusieurs vies à tout jamais et qui les lie les unes aux autres. Ce n’est pas simple. Personne n’a dit que ça le serait ! Mais c’est une décision qu’il faut apprendre à assumer. C’est trop facile de se réveiller un jour et de réaliser qu’on ne voulait pas de cette vie-là et qu’on n’est pas capable d’assumer son rôle de père. Alors on part… Mais peut-on vraiment « divorcer » de ses enfants ? Les laisser sur le bord de la route et continuer le chemin sans eux sans avoir de bleus au cœur et à l’âme ? Comment peut-on prendre cette décision sans souffrir dans sa chaire et sans penser à eux ? Peut-être que certaines personnes ne sont pas faîtes pour être parent. Certains pères ne sont peut-être tout simplement pas capables de l’être. En attendant, ces enfants devront grandir et se construire en se disant que la personne censée les aimer le plus au monde a préféré les abandonner. Pourvu qu’ils s’en remettent… C’est enfantin de faire un enfant et de devenir père. Mais peut-être faut-il quelque chose de plus pour être un vrai papa. Peut-être que seuls les « vrais » papas sont des super-héros…

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Tout le monde peut être père.
Mais il faut quelque chose de magique pour être papa…

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* Cette réflexion vaut aussi bien pour les mères que pour les pères même si ça n’était pas le propos qui m’intéressait ici. Mais qu’on se le dise.

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6 réflexions sur “Le papa, ce (super) héros

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