J’ai vu… Twilight chapitre 5 – Révélation, de Bill Condon (et je me suis dit : voilà, c’est fini…)

 

Hello mes petits loups (garous) !

 

Iy a quelques semaines de ça, j’ai succombé. Parce que j’aime aller au bout des choses, même les plus mauvaises (définitivement une de mes caractéristiques !), j’ai été voir – comme chaque année depuis le commencement de cette saga – le dernier volet des aventures de Bella, Edward, Jacob et compagnie.

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On pourrait parler en long, en large et en travers de la qualité plutôt médiocre de ces films mais je passerai là-dessus (on en entend déjà parler partout, so…!). « Twilight » et moi, c’est une longueeee histoire : j’ai commencé comme beaucoup de personnes par lire les livres. En deux semaines, j’avais dévoré de façon compulsive les quatre tomes sans pouvoir m’arrêter (à part pour dormir quelques heures, n’exagérons rien tout de même). Puis, les films. Ma meilleure amie m’a d’abord traîné voir le premier et ma foi, soyons objectifs, c’était sans doute le moins pire ! Au moment de la sortie du second, je venais tout juste de sortir d’une histoire dou-lou-reu-se et Bella et moi : même combat. Je suis allée voir le film avec un paquet de mouchoirs, j’ai sangloté au moment où ce mufle d’Edward la largue dans la forêt comme une crotte et j’ai rêvé qu’elle lui arrache la tête au lieu de chialer comme une madeleine pendant toute la durée du film (un peu d’orgueil Bella, que diable ! Les féministes du monde entier ne te remercient pas…).

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A qui d’autre puis-je parler ? Je suis perdue.

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Malheureusement (pour moi), tout s’arrangeait pour Bella à la fin… Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde ! Ecoeurée, j’aurais pu m’arrêter là et bouder le reste des épisodes… Mais trop tard, la mécanique était en marche. Chaque année, « Twilight » était devenu un rituel, un moment partagé non plus avec ma meilleure amie mais avec mon meilleur pote (qui est assez exemplaire pour m’accompagner voir ces films qu’ils détestent sans même chercher à se venger ensuite – oui oui, j’ai de la chance !). C’est tout de même avec une pointe de soulagement à peine dissimulée qu’il m’a accompagné cette année voir le dernier volet de la saga qui était à l’image des autres films (n’ayons pas peur du mot) : LONG (il ne sait pas encore que je compte lui offrir le coffret collector dans quelques années, quand il coûtera légèrement moins cher, en souvenir de tous ces merveilleux moments passés ensemble 😉 Comment ça « sadique » ?! C’est pas mon genre du tout).

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Alors voilà : « Twilight », c’est fini. Comme pour tant d’autres avant avec « Harry Potter », on a quand même l’impression de quitter des potes qui nous ont accompagné ces dernières années et un petit deuil s’impose (ou une minute de silence si vous préférez). Mais bizarrement, dans ce cas précis, on est quand même content de les laisser vivre leur petite vie faite de chasse aux sangliers, d’amour et d’eau fraîche dans les vallées montagneuses de Forks. Une belle vie quoi, forever and ever. Parce que des fois, il y a quand même des choses qui font du bien quand elles s’arrêtent. La question est de savoir si ce film se pose comme une fin fidèle à la saga (bà oui, quand même !).

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Pour l’éternité… au moins !

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Petit flash-back pour les néophytes (même si tout le monde connaît l’histoire dans les grandes lignes mais que PERSONNE ne veut l’avouer !) : A la fin de l’épisode 4, Bella, encore humaine, donnait naissance à un bébé (dont on ne savait pas trop ce que ça allait donner – vampire, hybride, humain, alien ?! – mais bon). Manquant de mourir pendant l’accouchement, Edward n’a pas eu d’autres choix que de transformer sa bien-aimée. Le film s’achevait sur cette dernière image, le réveil de Miss Swann, la caméra focalisée sur son œil ouvert… et rouge sang (signe suprême du vampire qui a les crocs). Ô surprise, le dernier volet s’ouvre exactement sur la même image.

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Il semble que le temps des amours passionnés soit déjà (presque) fini pour nos deux tourtereaux (force est de constater que ça n’aura pas duré très longtemps, flûte) : vient le temps ô combien attendu des joies de la parentalité (c’est déjà nettement moins fun). Bella doit s’adapter à sa nouvelle condition de Vampire Girl mais comme elle est formidable, elle le vit super bien et n’a même pas envie de croquer des gorges (dommage). Épanouie, assumée, heureuse et amoureuse (ça nous change de la Bella relou, pleurnicheuse et un brin ennuyeuse qu’on s’est coltiné pendant quatre films), tout pourrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si Renesmée (on ne rit pas), leur fille, ne grandissait à la vitesse de l’éclair (à ce niveau-là, c’est un euphémisme et d’ailleurs, Baby Renesmée m’a carrément fait flipper. Heureusement qu’elle grandit vite).

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La joie laisse donc la place à l’inquiétude : et si Renesmée mourrait alors que tous sont immortels ? La famille Cullen tente de réprimer ses angoisses et de vivre une vie « normale », ce qui aurait été possible s’il n’existait pas des êtres médisants jusque chez les vampires ! (Mais où va le monde ?). Un jour de promenade, une cousine éloignée aperçoit Renesmée et court dénoncer les Cullen de ce qui passe pour un crime (avoir créé un enfant d’un genre nouveau si jamais tu ne suis pas, lecteur ;)) auprès de la famille des Volturi, sorte de grande mafia des vampires. Se sentant menacée par une naissance qu’ils jugent dangereuse, les Volturi décident d’intervenir. Mais comment se défendre face à la famille la plus puissante de l’histoire des Vampires ? Edward n’a pas d’autres choix que de partir aux quatre coins du monde pour rallier d’autres vampires à sa cause afin que Renesmée puisse vivre en paix. Et c’est la lutte finale… ♫

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Autant le dire : la fin de la saga littéraire m’avait laissé carrément pantoise, à telle point que je l’avais trouvé… complètement foirée, tout simplement (n’ayons pas peur des mots !). Disons que Stephenie Meyer ne s’était pas vraiment foulée la rate sur ce coup-là, soyons honnête. Je me demandais donc à juste titre comment le réalisateur allait s’en sortir avec une fin aussi convenue et où il ne se passe strictement rien (c’est simple lecteur : pendant 500 pages, on attend désespérément quelque chose qui n’arrivera JAMAIS. Si c’est pas ce qu’on appelle un FLOP, ça y ressemble fortement…).  Hé bien croyez-le ou non mais sur ce coup, Bill Condon (avec l’accord de Stephenie Meyer) a eu tout bon. Bon d’accord : il faut attendre la dernière demi-heure du film pour prendre son pied, vivre l’action en veux-tu en voilà et voir de vraies giclées de sang (c’est couillon quand même dans un film qui met à l’honneur des vampires) (ce qui signifie implicitement qu’avant ça, il faut supporter 1h30 de « Je t’aime Bella, tu es la femme de ma vie. » « Je t’aime aussi Edward, pour toujours et à jamais », regards langoureux et câlins légèrement moins prudes qu’avant pour entrer réellement dans le vif du sujet… Mais c’est pour la bonne cause !).

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Alors oui : aussi étonnant que cela puisse paraître, cette fin est tout de même réussie. En prenant en compte les critiques des lecteurs qui ont majoritairement regrettés l’absence d’action dans la fin de la saga romancée, le réalisateur réussit un coup de maître et un twist qu’on attendait tout simplement plus ! Tout s’achève sur une bataille absolument dantesque dont je n’aurais pas pu rêver, même dans mes rêves les plus fous. Les loups-garous et les vampires forment enfin une grande et même famille (amen), unie contre les Volturi qui font plus penser à des membres de la secte du Soleil qu’à autre chose. C’est sanglant, des têtes tombent et les scénaristes prennent des libertés étonnantes, audacieuses (et osées !) par rapport aux romans, des libertés qui n’ont pas manqué de faire réagir les téléspectateurs qui ont tous eu la même réaction stupéfaite devant ce twist qu’on n’attendait pas ! (on s’est tous mis à glousser au même moment, véridique).

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La fin est singulièrement épique donc (et c’est ce qu’on voulait !), mais hors de question pour le réalisateur de renoncer à ce qui a fait le succès de la saga (rassurez-vous : le romantisme et autre « gnan gnan style » sont toujours de la partie, faut pas rêver non plus) : il réussit régulièrement à jouer avec nos souvenirs et notre corde sensible en mêlant les paysages enneigés et toujours somptueux de Forks, les flash-backs d’anciens épisodes, des dialogues dignes d’un roman Harlequin (le résultat est un peu mélo mais Twilight sans mélo ne serait pas Twilight) et les musiques qui accompagnaient déjà parfaitement les films précédents (comme la balade d’Edward au piano qui me colle instantanément des frissons). La conclusion, qui offre un joli résumé de la relation Edward-Bella depuis leur rencontre, mettrait presque les larmes aux yeux. C’est BEAU.

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Quel dommage que l’heure et demie qui précède cette bataille de folie serve plus de « remplissage » qu’autre chose… Un épisode 4 un peu plus long aurait sans doute été plus apprécié que ce n°5 plutôt vide, but nobody’s perfect. En résumé : on s’ennuie un peu, mais la bataille finale coupe le souffle et en met plein la vue. Ça rattrape et ça réconcilie… Les inconditionnels seront heureux de pouvoir dire « au revoir » aux personnages avec un épisode souvent long mais qui a le mérite de conclure la chose en beauté tandis que les autres pourront toujours faire une petite sieste dans le cinéma. Bref, tout le monde sera content 😉  Damn, Twilight, c’est vraiment fini… Alors next !

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Toutes les photos sont la propriété de ©Summit Entertainment
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Et toi lecteur, Twilight or not ?
Tu as été au bout de la saga ou tu as lâché en route ?

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