The Burning House : parce qu’un seul jour peut suffire à changer le reste de notre vie…

 

Hello mes petits nuages cotonneux !

 

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un site web plutôt génial que j’ai découvert il y a quelque temps et que vous connaissez peut-être déjà : The Burning House. Le concept part d’une question toute simple : Si votre maison brûlait, qu’emporteriez-vous avec vous ?Dans l’immédiat, vous vous dîtes sûrement que prendre vos jambes à votre cou tout en embarquant vos proches suffirait largement ! (et je dois bien admettre que je vous comprends). En tout état de cause, il est vrai que si vous vous réveillez en pleine nuit et que vous suffoquez en réalisant qu’un incendie s’est déclaré chez vous, je ne vous conseillerai pas forcément d’ouvrir vos placardspour y chopper vos indispensables (quoique, si vous vous sentez l’âme warrior… ;))

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Plus sérieusement, The Burning House pose une vraie question d’ordre personnelle : si vous en aviez le temps, que prendriez-vous avec vous avant de quitter votre toit ? Quelles sont les choses qui vous manqueraient le plus si vous deviez vous en séparer ? Sans quoi n’imaginez-vous tout simplement pas vivre ? Les internautes qui le souhaitent sont ainsi invités à réunir les objets qui comptent le plus pour eux, à les prendre en photo et à les partager sur le site en question. Personnellement, ces « tranches de vie » m’émeuvent car elles en disent long sur la personnalité et sur le « jardin secret » que nous avons tous au fond de nous… Je vous laisse apprécier en images quelques exemples venus du monde entier, du plus sophistiqué au plus loufoque :

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Vous vous demandez peut-être (et c’est légitime !) en quoi des objets étalés et photographiés peuvent susciter tant d’émotions chez moi. Confidence pour confidence, il y a quelques années, j’ai dû déménager et quitter l’appartement qui m’avait vu grandir pour un appartement de taille plus modeste (rien à voir avec un incendie je vous l’accorde mais je m’explique). J’ai donc dû me débarrasser d’une grande partie de mes affaires, mais au-delà de l’aspect matériel, c’est surtout de me séparer d’un grand nombre de souvenirs qui a été le plus douloureux.

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Cet appartement m’avait vu grandir, il était le témoin de mes premiers pas, de mes premiers amours, de mes premières peines de cœur : mon histoire était inscrite à l’encre indélébile dans ses murs. C’était chez moi et chez moi, ça ne pouvait être nulle part ailleurs. Je me souviens que les jours passaient à une vitesse folle et que l’échéance approchait de plus en plus : nous devions bientôt partir. Ma mère, pourtant très compréhensive, ne cessait de me répéter que je devais m’y mettre coûte que coûte, trier ma vie, faire mes choix et les mettre en cartons. Pour tout vous dire, j’avais surtout envie de hurler. J’en voulais littéralement à la Terre entière. J’avais l’impression qu’on m’arrachait une partie du cœur, j’avais la sensation de perdre mon âme en devant renoncer à tout ce qui faisait mon univers, mes souvenirs, ma vie, ma personne… et ce depuis toujours.

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Un soir tard, prise de colère, je me souviens d’avoir détaché des murs (pour ne pas dire arracher – euphémisme quand tu nous tiens !) tous les posters, les photos et autres souvenirs qui tapissaient les murs de mon monde. Après ça, j’ai trié, empaqueté et surtout jeté sans relâche de nombreuses choses qui comptaient pour moi, tâchant de conserver « l’essentiel ». Je mentirais si je disais que cette période de ma vie ne m’a pas laissé de bleus au cœur. Pour le meilleur ou pour le pire, un morceau de moi-même s’en est allé ce soir-là et a marqué la fin de mon enfance. C’était il y a plusieurs années : j’étais jeune et je ne savais pas encore que je sortirais grandie de tout cela et que les souvenirs ne sont pas des choses qu’on met en cartons mais qu’on emmène avec soi, bien au chaud au fond de son cœur.

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C‘est une des raisons pour laquelle j’aime autant The Burning House. Ce site nous oblige d’une certaine manière à nous questionner sur l’essentiel. Si notre maison brûlait, il y a peu de chance qu’on ait le temps d’emporter avec nous notre écran plat 17 pouces et même si on en avait le temps, ne penserions-nous pas après coup à ce qu’on aurait pu prendre à la place et surtout à ce qui ne se rachète pas en magasins ? Dans notre société de consommation, à une époque où tout s’achète et où tout va trop vite, il n’est pas innocent de se questionner sur ce qui compte le plus pour nous et de procéder à une petite introspection…

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Du coup, comme je l’ai fait il y a quelques années (sans en avoir vraiment le choix), je me suis demandée ce qui me manquerait le plus si mes souvenirs brûlaient. A la manière de The Burning House, voici ce que j’aimerais emporter avec moi si ma maison était ravagée par un incendie. Dans les faits, on sait très bien que ce serait impossible (à moins d’avoir une petite valise toute prête sous son lit… ou la rapidité de Superman !) mais voici les petites « touches » de ma vie qui me manqueraient le plus viscéralement si je les perdais pour toujours.

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Si ma maison brûlait, j’emporterais avec moi…

(n’ayant ni enfants ni animaux, je saute directement ces étapes-là ;))

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Oui, j’aime faire mu-muse avec mon appareil photo. Et j’assume ! 

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* Mon sac : c’est bête comme chou mais il y a toute ma vie à l’intérieur, en tout cas ma vie « administrative » (et on est bien content quand on est pas obligé de refaire la queue à la mairie ou à la préfecture pendant des heures pour se refaire une identité !) : papiers d’identité, permis de conduire, passeport, carte bleue, chéquier, clés de voiture… + tout ce qui fait le charme d’un sac de filles mais là, je ne vous apprends rien ! 😉

* Au moins une de mes « boîtes à souvenirs » : je m’explique. Je suis une adepte de ces boîtes, j’en possède trois. A l’intérieur se trouve une grande partie de ma vie, et ce depuis mon enfance. Je suis une nostalgique alors j’ai tendance à garder tout ce qui me rattache à des souvenirs importants (pas trop quand même je vous rassure !). Billets de cinéma, places de concerts, billets d’avion, photographies, lettres ou cartes postales et j’en passe… Je choisis de jolies boîtes et j’y glisse ces souvenirs dont je ne veux pas me séparer. Dans les faits, même si certains diront qu’elles sont « pleines de rien », c’est elles que je voudrais emporter avec moi si ma maison brûlait car elles sont pleines de souvenirs sans valeur (pécunière) mais qui en ont au contraire énormément à mes yeux.

* Une photo de mes parents, jeunes et heureux, avant leur mariage.

* Une étoile en pâte à modeler bleue que mon neveu d’amour m’a fabriqué avec tout son cœur et qui ne me quitte pas.

* Un carnet et un stylo offerts par des amies : je suis une dingue de carnets (j’en ai d’ailleurs une collection qui commence à devenir impressionnante). Du moment que j’ai de quoi écrire sur moi, je suis convaincue que tout ira bien…

* Mon Ipod + mon casque audio : tout simplement car je ne peux vraiment pas vivre sans musique. Matériellement parlant, c’est l’objet auquel je suis le plus attachée. Même si je voulais en racheter un, je ne le pourrai pas : le modèle n’existe plus et en plus, je l’ai fait gravé d’une citation à l’arrière. Il est donc « unique ». Au-delà de la musique, il est rempli de photos des personnes que j’aime et d’une foultitude de souvenirs. Si je le perdais ou qu’on me le volait, je crois que je le vivrais comme une véritable intrusion et que j’aurais beaucoup de mal à m’en remettre.

* Un flacon contenant du sable de la magnifique plage de Bavaro en République Dominicaine : mon petit coin de Paradis à moi quand tout semble gris…

* La première lettre d’amour que j’ai reçue : même si elle ne représente plus rien aujourd’hui en terme de sentiments, elle reste attachée à une période importante de ma vie. Puis quel bonheur de se souvenir qu’un jour, quelqu’un a pu m’aimer si fort, même si nous étions des ados…

* L’album « 77-87 » de Francis Cabrel : (on ne se moque pas d’abord !). Tous les étés en partant en Italie, les magnifiques chansons de Cabrel nous accompagnaient durant les 15h que durait notre périple en voiture. Cet artiste que j’aime beaucoup restera toujours attaché à des souvenirs heureux.

* Un flacon de parfum surplombé d’un joli elfe offert par ma mère.

* Le doudou de mon enfance : of course !

* Mes places de concerts que je collectionne scrupuleusement et qui font parties de mes plus beaux souvenirs : Muse, Les Red Hot, The Offspring, Coldplay et j’en passe…

* La lettre d’un ami, décédé il y a quelques années des suites de son diabète. Il me manque tous les jours…

* Le Petit Prince, Mon Bel Oranger et Roméo et Juliette : les trois livres qui ont marqué ma vie, m’ont donné ma première passion (la lecture) et m’ont conduit à vouloir travailler dans le secteur du livre. Même si je pourrais les racheter en librairie, ce ne serait jamais ces exemplaires et ils n’auraient jamais la même valeur à mes yeux…

* Quelques bijoux qui me viennent de ma mère et qui ont donc une valeur sentimentale et d’autres qu’on m’a offert et que j’aime plus que les autres (j’adore les bijoux, mon pêché mignon !).

* Des papillons en papier lancés puis ramassés lors du final du concert de Coldplay au Parc des Princes le 7 septembre 2009 : un des moments les plus magiques que j’ai vécu (le lendemain, j’ai rencontré quelqu’un qui allait beaucoup compter dans ma vie et j’ai toujours pris cette pluie de papillons multicolores pour un signe providentiel (non non pas de panique, je ne suis pas illuminée ! – en tout cas pas tout le temps).

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Peut-être que finalement, ce qu’on dit est vrai : le bonheur tient à peu de choses. Mon bonheur à moi tient pour beaucoup dans ces quelques objets qui en disent sans doute plus sur moi que n’importe quel long discours. Certains ressentent le besoin d’acquérir, de posséder toujours plus… Cela les fait probablement se sentir vivants (et ce besoin peut se comprendre). Comme le dit Tyler dans le (génial) film « Fight Club », il paraît que « les choses qu’on possède finissent par nous posséder… » puis que « c’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire ce que l’on veut ». C’est peut-être vrai. Peut-être qu’il faut accepter de perdre les choses pour pouvoir tourner la page, aller de l’avant et embrasser une nouvelle vie. Mais tourner la page ne veut pas dire pour autant oublier d’où l’on vient et ce que nous sommes.

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Je reste secrètement persuadée que ces souvenirs qui nous façonnent feront parties de nous à tout jamais, qu’on les perde ou non, même s’il est très douloureux de s’en séparer. Peut-être qu’il faut juste s’efforcer de ne jamais oublier l’essentiel dans nos vies car c’est tout ce qui importe…

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« It’s sad but sometimes moving on with
the rest of your 
life starts with goodbye… »
(Carrie Underwood)

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Et vous mes petites libellules,
qu’emporteriez-vous si votre maison brûlait ?
Votre histoire m’intéresse 🙂

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10 réflexions sur “The Burning House : parce qu’un seul jour peut suffire à changer le reste de notre vie…

  1. Merci pour ce billet, jolie découverte que ce site.
    J’y réfléchis depuis ce matin, et en fait je n’ai pas trouvé, ce que je voudrais sauver des flammes, peut être ma collection de DVD de Lost, ainsi que les premiers films de mon petit loup.

    • Avec plaisir 🙂 Sauver ta collection Lost me semble être une super idée ! Tu as de la chance d’avoir le coffret, c’est mon rêve !!! Et comme ça tu emmènerais Locke avec toi 😀 Et pareil pour les films de ton p’tit loup : ce sont de beaux souvenirs. Moi aussi ce serait surtout de vieilles photos ou quelques vidéos souvenirs je pense. Avec le numérique maintenant, la plupart des photos sont sur mon PC mais si je perdais mes « vrais » photos d’enfance ou même de l’enfance de mes parents, je pense que ça me ferait de la peine…

  2. Rah ton blog est super symp, et j’avais participé au projet burning house de quelqu’un, d’ailleurs je sais plus trop qui, mais bref, c’était super sympa.

    • Hello ! Merci pour ton comm super sympa et bienvenue ici 🙂 C’est génial que tu ais pu participé au burning house de quelqu’un (même si tu ne sais plus de qui, c’est pas le plus important t’inquiète ;)) Ca m’aurait plu aussi je pense. C’est comme une porte ouverte sur la personnalité de quelqu’un et sur ses p’tits secrets. Je trouve ça chouette ! A très vite en tout cas !

  3. Pour moi le choix a déjà été fait 🙂 Tous mes papiers officiels : CNI, Passeport, dossiers médicaux, fiche de paies, etc … D’origine Écossaise, je suis venue vivre en France à mes 8 ans avec mes parents lorsqu’ils ont immigré ici, et à 30 ans je tire le constat suivant : on me balance encore au visage que si je ne suis pas contente de la façon dont on me traite, je n’ai qu’a retourner dans mon pays. Eh bien c’est ce que je vais faire, en embarquant mes diplômes, mon savoir-faire, mon expérience et tout ce que j’ai appris ici, pour en faire profiter les Québécois qui, eux, ne vous regardent pas comme si vous étiez couverte de fumier lorsqu’ils entendent votre accent rigolo.

    • Je comprends tout à fait ce que tu ressens et d’ailleurs, quelques-uns de mes amis se sont déjà envolés pour le Canada et sont ravis de leur vie là-bas… Il est clair que les mentalités et surtout l’ouverture d’esprit sont assez différentes d’ici mais il y a aussi certainement d’autres petites contrariétés, comme partout malheureuseusement ! Quoi qu’il en soit tu as raison : tant que tu as tous tes papiers officiels, rien ne t’empêche de recommencer une nouvelle vie ailleurs 🙂 Je te souhaite beaucoup de bonheur et un bel avenir là-bas !

  4. C’est génial comme article =)
    Perso, tous mes souvenirs d’enfants et autres photos sont chez mes parents, donc je n’aurais pas à me soucier de cela.
    Mais j’emporterai ma flûte traversière, mon appareil photo et PC (j’ai scanné les photos auxquelles je tiens pour pouvoir les avoir avec moi tout le temps), la bague offerte par mon amoureux (je ne peux plus la mettre car j’ai perdu une pierre et je n’ai pas encore les moyens de la faire remplacer), mon sac à main, mon petit carnet à souvenir. Et c’est tout (enfin si chéri et le hamster sont sortis ^^).
    des bisous

    • Merci Marion pour ton commentaire et pour ce petit témoignage ! 🙂 Tu as de la chance d’avoir tes souvenirs d’enfance en lieu sûr, c’est précieux et rassurant de savoir où ils se trouvent ! Et pour les souvenirs que tu emporterais avec toi, c’est juste trop mignon (surtout le chéri et le hamster ;)) Pas la peine de s’encombrer, il faut juste prendre l’essentiel et tu l’as bien résumé… Je t’embrasse !

  5. C’est une question que je me pose parfois, et j’aimerais emmener deux livres, le Petit Prince et Paroles de Prévert. Pour le reste il faudra que j’y réfléchisse ! En tout cas ton article m’a fait sourire car moi aussi j’ai eu une boîte à souvenirs pendant très longtemps.

    • Merci Aurélie pour ta visite et pour ton commentaire ! Toi aussi tu emporterais avec toi Le Petit Prince, nous voilà un (joli) point commun 🙂 Et pour ce qui est des boîtes à souvenirs, ça me fait sourire de savoir que je ne suis pas la seule à avoir cette drôle d’habitude (bien que tu sembles l’avoir perdu de ton côté). Qui sait, cela m’arrivera sans doute un jour, quand j’arriverai à me « détacher » de certains souvenirs ! Bises.

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