Pourquoi Bear Grylls est mon héros

 

Hello mes petits baroudeurs ! 

 

Un soir comme tant d’autres…
Chez un ami, après une soirée catch à la télé… 

Moi (baillant) : « Allez j’y go, je suis claquée moi… »
Ami : « Tu ne veux pas rester encore un peu ? Man VS Wild va bientôt commencer ! »
Moi : « Man quoi ? C’est quoi ce truc ? Un épisode de Rambo ? »

 

Mi-amusée, mi-curieuse, j’écoute mon ami me parler dans des termes enthousiastes de Man VS Wild, ces petits épisodes diffusés sous la forme de documentaires qui mettent en scène Bear, un taré qui prend visiblement plaisir à se faire catapulter au milieu de nulle part, généralement en territoire hostile, et qui a pour mission de survivre coûte que coûte et d’y rejoindre la civilisation. L’œil torve, il ajoute que régulièrement, le dénommé Bear (c’est moi ou son nom est ridicule ?) est obligé de manger des trucs immondes pour ne pas dépérir et que TOUT est montré aux spectateurs. N’en jetez plus. Il faut que je vois ça de mes propres yeux !

 

L‘épisode commence et je dois dire que je suis plus amusée que scotchée : Bear Grylls, avec sa tête de jeune premier, a l’air d’un gamin. A le voir, on se demande vraiment pour qui on prend le quidam devant son écran. Lui, il serait capable de survivre dans la nature hostile avec rien d’autre qu’un canif, une pierre à feu et une gourde ? Dans ces cas-là, je peux sans problème tuer un boa constrictor à mains nues.

 

bear-grylls

 

Sauf que, grand mal m’ait pris de m’en prendre à Bear ! A mon avis, ce garçon n’est pas humain. Et en effet, j’apprends qu’il ne l’est pas vraiment : Edward Michael (c’est toujours mieux que Bear !) a été soldat pour les Forces Spéciales dans sa jeunesse. On comprend déjà mieux ses « dons » pour la survie. Une chute libre en parachute met fin à sa carrière militaire et lui fracture le dos en trois endroits. Mais loin de se replier sur lui-même, le jeune homme lutte pour être à nouveau debout (une force de la nature on vous dit !).

 

A 23 ans, il est totalement remis et devient le plus jeune britannique à avoir escaladé l’Everest. Cet exploit lui vaut une place dans le Guiness Book (bon d’accord, t’énerves pas Bear, je plaisantais avec cette histoire de boa). Véritable légende dans son pays, il devient le héros de Man VS Wild, ces micro-documentaires où il explique à tout un chacun comment survivre en terre inhospitalière. Le format s’exporte et cartonne chaque semaine sur la TNT. Pour ma part, passé le premier épisode où je le vois pêcher à mains nues un saumon et le dévorer avec appétit (en ajoutant, clin d’oeil vers la caméra : « j’adore les sushis »), je suis conquise (oui, il m’en faut peu).

 

bear-saumon

 

Pourquoi, si toi aussi tu as
des goûts étranges en matière de télévision,
tu risques d’adorer les aventures de Bear Grylls…

 

Pour voyager sans bouger ses fesses de son canapé : voir le malheureux parachuter N’IMPORTE OÙ, que ce soit en pleine tempête de neige, au beau milieu du désert saharien ou au sommet des gorges de l’Utah (ça ne vous rappellerait pas le film 127 heures par hasard ?) tout en étant au chaud, sous sa couette, avec double ration de coussins moelleux autour de soi… ça n’a pas de prix et ça coûte pas cher !

 

Pour voir Bear tuer et manger des créatures à vomir en boulottant du pop-corn : même si Bear semble être mi-homme mi-dieu, sa partie humaine n’en est pas moins présente. Il arrive forcément un moment de son périple où il doit se nourrir. Et croyez-moi, ces moments sont sans conteste les meilleurs de ses documentaires (il existe d’ailleurs un best-of de ses meilleurs repas pour les plus téméraires !). Boire son urine ou du jus de bouse d’éléphant pour ne pas mourir déshydrater, décapiter la queue d’un scorpion avant de le déguster, manger des testicules de bouc crues, rien de plus simple pour l’aventurier. Rien n’est épargné au téléspectateur qui a même droit en prime à un petit cours de nutrition. Le minimum à savoir pour survivre en pleine nature tout en conservant le bon taux de protéines dans l’organisme ! Séquence à recommander : 1) à ceux qui n’ont peur de rien 2) à ceux qui ont besoin d’un coup de pouce avant de commencer un régime… Personnellement je serai l’épouse de Bear, il pourrait rêver pour m’embrasser à son retour du « boulot ».

 

Parce qu’on ne peut pas s’ennuyer avec LE baroudeur : entre les démonstrations torse nu (profitez, c’est gratuit !) et les petites blagues du genre « Ne mettez JAMAIS les pieds sur des sables mouvants. Mais juste au cas où vous ne pourriez pas faire autrement, je vais vous montrer comment en sortir sans paniquer », impossible de zapper ni même de bailler !

 

Pour prendre des notes au cas où (sait-on jamais), on se retrouverait nous aussi au beau milieu de trous perdus au milieu de nulle part : on est d’accord, en théorie, il y a peu de chance qu’on se retrouve seul au milieu des geysers islandais ou en plein désert du Golf du Mexique. Mais au cas où, Bear nous donne des conseils essentiels pour survivre le temps de rejoindre la civilisation. Comment ne pas mourir de chaud/de froid, quelles plantes sont comestibles/mortelles, comment se préparer une tente 100% nature/aménager une grotte en évitant les bestioles le temps d’une nuit… C’est bien simple, Bear sait TOUT. Là où n’importe quel être humain s’assiérait par terre en pleurant et en attendant la mort (moi par exemple), lui ne lâche RIEN. Et il survit.

 

bear-nature

 

Une question me brûle quand même les lèvres… Que se passe-t-il exactement, hors caméra ? Car contrairement à Antoine de Maximy (un autre de mes héros) et sa caméra télescopique perchée sur l’épaule, Bear n’est jamais seul. Alors quand on le voit élaborer un plan pour sortir d’une crevasse ou descendre une cascade et ses dangereux courants, on se demande comment font les cameramen qui le suivent… Certains iraient même jusqu’à dire que toutes caméras éteintes, Bear et son équipe se feraient de sacrés gueuletons (les médisants !)

 

bear-confort

 

Personnellement, Man VS Wild m’envoie du rêve parce que les paysages montrés sont toujours à couper le souffle et parce que, même si on ne serait probablement jamais capable d’en faire autant, les conseils du petit Bear ne sont jamais inutiles (je ne peux pas m’empêcher de penser à la fin d’Into The Wild et à la nécessité de savoir différencier certaines choses dans la nature au risque d’y laisser sa vie…). Puis un petit stage seul avec soi-même loin d’une société consumériste, ça ne peut faire de mal à personne !

 

Le jour où je finis ce papier (signe du destin ?!), on apprend que la chaîne Discovery Channel vient de rompre le contrat qui la liait à Bear Grylls (bienvenue dans le monde merveilleux du chômage Bear ! Tu vas voir, c’est que du bonheur). Man VS Wild, c’est fini. Crevez-moi le cœur ! Fini. Pour toujours. Mais qu’on se rassure : le temps que l’ensemble de la fin des épisodes soit diffusé en France, on risque de profiter encore de notre Mac Gyver de la nature quelques années encore ! Ouf.

 

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2 réflexions sur “Pourquoi Bear Grylls est mon héros

  1. re moi 😉 moi je l’ai vu tuer se servir d’une peau de serpent comme gourde à pipi, jerk 😉 cela dit ça m’a aidé à relativiser quand mon petit loup boit l’eau de soin bain probablement pleine de
    pipi, ou mange ses crottes de nez

    • Re 🙂 Ahh mais je vois que tu connais les aventures de ce Robinson des temps modernes toi aussi !!! Et j’apprends avec plaisir qu’il a aussi le don de faire relativiser les mamans, décidément il sait tout faire ce Bear 😉 Tu m’as fait rire avec les aventures de ton p’tit loup ! Tous les enfants sont pareils à ce niveau-là et j’adore ! Eux aussi ce sont des survivants en puissance finalement, ils expérimentent tout sans crainte…!

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